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 Chapitre 1 : L'appartement 707

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Nevroze
Your Scary Nightmare
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Sujet: Chapitre 1 : L'appartement 707   
posté le : Mer 7 Déc - 17:42
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« Fantôme. Signe extérieur évident d'une frayeur interne »
L'appartement 707


Vous étiez tranquille, chez vous, dans votre baignoire ou devant la télé. Et soudain, vous avez entendu un cri. Un cri terrifiant qui vous a sorti de votre rêverie, et pire, vous a fait sortir de chez vous. Vous êtes sur le pallier. D'ailleurs, vous n'êtes pas le seul. Tout le monde, ici, a sorti la tête ou bien le corps, a passé sa porte. Le cri retentit une seconde fois. C'est sûr, maintenant. Certain même : ce cri provient de l'appartement 707. Et comme un cri venant tout droit d'un monde désincarné, il retentit dans votre cœur comme un froid glaçon qui vous étouffe.
Vous écoutez votre courage et vous montez.
Vous écoutez votre peur et vous restez.

Malheureusement, maintenant, il n'y a plus rien d'autre à faire. Les peureux vous le diront : la porte est bloquée. Qu'importe celle que vous essaierez d'ouvrir, la votre ou celle de votre voisin, sans faire de bruit, elle s'est refermée, et sans faire de bruit, elle vous a enfermé ... à l'extérieur. Le silence, et pourtant la peur est là, elle vous tiraille le ventre, car le phénomène ne s'explique pas. Comment se fait-il qu'après un si cruel vacarme, tous les appartements aient été condamnés, comme ça, sous vos yeux, sans que personne ne voit rien. Et si quelqu'un y était pour quelque chose ?

Le vent s'engouffre dans le corridor et vient murmurer à vos chevilles que la porte, en haut ; celle de l'appartement 707, est ouverte. Il fait si froid, maintenant... . Vous n'avez plus que ça à faire, maintenant : monter. Et faire face à la plus cruelle des vérités qui existe :
les vivants ne sont pas les seuls à vivre sur terre.

Vide. L'appartement est vide. Pourtant, ça semblait bien venir du 7ème étage. Vous faites un petit tour dans les lieux. Au sol tout semble détruit, piétiné. Comme si une bagarre avait eue lieu ici, il y a quelques minutes. C'est encore tout frais. Et soudainement, une silhouette apparait et se jette sur vous dans un cri désespérant. Vous fermez les yeux instinctivement, et vous protégez de vos bras. Mais le choc ne vient pas. Il ne viendra jamais. Car vous ré-ouvrez les yeux, et il n'y a rien.
Qu'est-ce qu'il se passe, là-dedans ? Qu'est-ce que c'est que cette foutaise ? Imagination ? Hallucination ? Boisson ? Drogues ? Qu'importe, maintenant, plus rien ne sera comme avant. Vous voila enfermé dans l'illusion de la chambre 707.

Bienvenue !
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Ascalon
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Sujet: Des bruits etranges   
posté le : Lun 19 Déc - 16:32
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« Le corridor, appartement 201 »
Ascalon habite ici

Un froid inexplicable avait envahit le corridor, qui craquait de toute son âme, renforçant ainsi l'atmosphère lugubre de l'immeuble. L'appartement 707 était ouvert. Cet appartement qui était resté un mystère pour toutes les personnes vivants dans cet immeuble pendant des années, et il était là, offrant ses boyaux, à quelques étages au dessus. Il fallait avancer. Mais à peine Ascalon eut il fait un pas en direction de l'escalier qu'il entendit des bruits de pas venant de l'étage inférieur. Qui était sorti de chez lui ?

Alors que le jeune homme s'aventurait dans l'escalier menant au corridor de l'étage supérieur, la lumière commença à faiblir, jusqu'à s'éteindre subitement. Le bois continuait de craquer, et le couloir fut plongé dans la pénombre. Mais pour autant, Ascalon n'avait pas peur. De nature aventureuse, il décida de continuer son chemin, pendant que d'autres commençaient à s'affoler. Il sentit le contact de l'air frai contre son épiderme, qui lui ôta un frisson. Que se passait-il là-haut ? Ascalon était bien décidé à découvrir ce dont il s'agissait.
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Sujet: En marche vers la mort ♫   
posté le : Mar 20 Déc - 13:00
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« Le corridor, appartement 106 »
Avril habite ici

Avril était dans son bain, elle somnolait. Entre le monde des songes et la réalité, doucement bercée par la musique qui s'échappait de son poste audio, elle se sentait bien. Elle avait fini ses maths, elle avait mangé, rien à faire, juste rester là et faire couler l'eau brulante du robinet de temps en temps pour maintenir celle du bain à la bonne température. Elle soupira, un grand sourire aux lèvres.

Il aurait pu se passer des heures comme ça, sans qu'elle ne bouge mais il semblait que ses voisins en aient décidé autrement car soudain un cri strident se fit entendre, il résonna dans la petite salle de bain avec violence comme si la personne qui avait crié se trouvait juste à coté. L'adolescente ouvrit brusquement les yeux et sursauta. Elle ne savait pas ce que s'était mais elle avait le sentiment qu'il fallait qu'elle le sache, et vite ! Peut-être que l'un de ses voisins était en train de se faire agresser ? Non... Le cri était bien trop... trop... effrayant. Avril sortit de sa baignoire en frissonnant au contact de l'air frais mais elle n'avait pas le temps pour ça, il fallait qu'elle sache ce que c'était. Et la voilà donc fouillant son appartement, retournant ses affaires en désordre comme une tornade rousse enragée jusqu'à ce qu'elle mette la main sur ce qu'elle cherchait. C'était une petite robe rouge, bon okey ce n’était pas extraordinaire mais il fallait bien qu'elle sorte avec quelque chose sur le dos ! Elle l'enfila en quatrième vitesse et se précipita pour ouvrir la porte.

Dans le couloir, elle n'était pas seule. Il lui sembla que tous ses voisins avaient entendu ce cri car ils étaient tous là, sur leurs paliers, se regardant l'un l'autre comme si l'un d'entre eux pouvait fournir une explication logique. Et puis il y eu un second cri. Tout le monde se retourna vers le bout du couloir, les escaliers ! Ça venait du dessus ! Avril regarda ses voisins, puis le bout de couloir et elle se mit à courir pieds nus vers la source du bruit.

Certains vous diront que c'était idiot, que peut-être il y avait un monstre là haut -car il n'y a qu'un monstre pour hurler de cette manière non ?- que c'était peut-être dangereux. Avril s'en moquait de ce quelconque danger, c'était dans sa nature, il fallait qu'elle sache d'où venait ce bruit et il lui semblait que le vent soufflait dans son dos pour encourager sa course. En chemin elle s'ouvrit le pied en marchant sur un morceau de verre, mais elle ne s'arrêta pas pour autant. De toute façon ce n'était rien, rien du tout. Elle avait connu pire.

Lorsqu'elle passa dans les couloirs elle fut à de nombreuses reprises coincée par des gens qui tentaient d'ouvrir leur porte. Bizarrement, d'ailleurs, toutes celles-ci semblaient condamnées. Avril ne pensa pas à sa propre porte et continua de grimper étage par étage, et plus elle se rapprochait de ce qu'elle pensait être la source du bruit, plus son estomac semblait se tordre de peur. Et puis elle y arriva. Le septième étage.

[direction le septième étage]
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Sujet: Un crie, deux cries ...    
posté le : Mar 20 Déc - 18:39
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« Le corridor, appartement 309 »
Anaëlle habite ici

Allongée dans mon lit, le sommeil ne venait pas. Mes yeux ouverts, ils admiraient le plafond dans le noir. Décidément, ils ne songèrent pas à se reposer et bien, allons-nous divertir un peu. C'est avec une ferme conviction que je m'élançai hors du lit, me dirigeant tout droit dans le salon. J'attrapai la télécommande et allumai cette boîte noire. La pièce était recouverte de sa lumière maintenant, lumière qui m'éblouissait et avec un peu de chance, mes yeux succomberaient à leur fermeture. Si tard le soir, il n'y a pas grand-chose à la télévision. Que des programmes des plus ringards. Tient, un documentaire sur la Russie. Mes yeux s'éloignèrent légèrement de la source de lumière et scrutèrent les environs. Quelque chose me fit tressaillir. Quoi ? J'avais l'impression folle d'être... observée. Je tournai ma tête afin de vérifier ce qui me persécutait tant. C'est avec la peur au ventre que je fis un bond en arrière, me retrouvant sur le sol. Là, collée sur le meuble de la télévision, une araignée. Immonde. Elle avait réussi à me faire peur, d'autant plus que j'en avais une peur bleue. Reprenons notre calme, ce n'est rien, tant qu'elle ne bouge pas et qu'elle ne disparait pas non plus, tout va bien. Je me concentrai sérieusement sur ces images qui bougeaient devant moi. La Russie... Hum... Cette arachnide, je n'arrivais vraiment pas à m'en détacher. Je m'étais concentrée sur cet animal, quand un cri effroyable vint se loger dans mes oreilles.
Me voilà à nouveau sur le sol, le cœur battant de frayeur. Ce cri, il n'était pas vraiment humain, je l'avais entendu mais ... c'était comme s'il raisonnait dans ma tête. Je sortis de la pièce et ouvris la porte presque instinctivement. D'autres locataires étaient dehors. Le cri, je ne l'avais donc pas rêvé. Même si ma folle envie de découvrir d'où il provenait se faisait sévèrement sentir. Que diraient mes parents s'ils découvraient qu'au lieu de dormir, je m'amuse à errer dans les couloirs de l'immeuble ? C'est la mine attristée que je me tournai vers ma porte. Sauf que non, le destin en avait décidé autrement, la voilà qui refusait de s'ouvrir. Tiens dont. Ce n'était pas faute d'avoir essayé pourtant. Tant pis, j'aurais au moins une bonne excuse.

C'est avec des pétillements dans le ventre et une certaine peur que je m'égarai dans le couloir, me laissant pousser par ce drôle de petit vent. Me voilà debout devant la porte d'un appartement du 7ème étage.
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Sujet: Re: Chapitre 1 : L'appartement 707   
posté le : Mer 21 Déc - 14:01
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[From 2eme étage]

Avril arriva dans le corridor. Elle était essoufflée après sa longue course dans les escaliers et ses multiples slaloms entre les gens qui tentaient d'ouvrir leur porte. Mais elle y était arrivée dans ce maudit couloir ! Et le vent qui soufflait auparavant dans son dos semblait maintenant s'engouffrer dans un appartement. Une... Porte ouverte ? La jeune femme était un peu désorientée. Pourquoi cette porte était-elle ouverte ? Était-ce de là que le cri avait été poussé ? Avril avait froid, très froid, et cette robe toute rouge qui lui collait à la peau ne la protégeait pas vraiment contre le vent qui semblait provenir de nulle part, et ce froid mordant totalement insolite. Bizarrement, plus elle s'approchait de cette, porte plus la curiosité la poussait à continuer, mais en même temps son angoisse grandissait. Au milieu du couloir elle entendit une voix d'homme mais elle ne s'arrêta pas, comme hypnotisée par cette porte ouverte, et puis elle y entra.

Elle fut d'abord surprise de le trouver aussi vide, le sol était comme détruit, il y avait certaines marques ici et ici, seul témoignage d'une bagarre récente. Alors Avril commença à faire un rapide tour des lieux. Cet appartement aurait pu être le sien, d'ailleurs il était agencé de la même manière, mais il manquait les meubles, et chaque bruit faisait un écho violent qui se répercutait contre les murs. Avril revint sur ses pas en soupirant, il n'y avait rien ici, elle avait eu peur pour rien. Rien du tout.

Mais au moment de sortir elle réentendit ce cri, et lorsqu'elle se retourna elle vit une silhouette floue foncer sur elle. Elle eut un mouvement de recul, ferma les yeux, et elle se protégea de ses bras. Mais lorsqu'elle ré-ouvrit les yeux il n'y avait rien. Elle les fit cligner plusieurs fois et recula à nouveau. Ce cri, cette silhouette... ce n'était pas normal, quelque chose clochait avec cette pièce...

« Vous... Vous avez vu ça ? » fit-elle aux gens derrière elle.
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Sujet: Re: Chapitre 1 : L'appartement 707   
posté le : Mer 21 Déc - 18:03
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C'est avec des pétillements dans le ventre et une certaine peur que je m'égarai dans le couloir, me laissant pousser par ce drôle de petit vent. Me voilà debout devant la porte d'un appartement du 7ème étage.

Maintenant qu'on est là et comme le logis semble vouloir que j'entre, pourquoi refuser une telle offre si gentiment proposée ? C'est avec un pur grain de folie que je m'enfonçai dans le dit appartement. Les décorateurs avaient très mauvais goût, d'autant plus qu'on n'était pas en période d'Halloween. Bof, chacun ses envies. Passons outre les détails. C'est un appartement vide que j'avais sous les yeux, vide et qui faisait froid dans le dos. En y regardant de plus près, une bagarre s'était produite il y avait peu de temps. Les cris venaient de cet endroit et me voilà maintenant impliquée. Des empreintes de pas proliférées dans toutes les pièces. Lorsque j'entendis une voix, masculine d'après mon ouïe, il était trop loin pour que je comprenne ce qu'il blablatait. Franchement, j'y voyais mal et je commençais à avoir mal à la tête. Je restai cependant un petit moment dans la cuisine, je ne bougeai plus en entendant des pas se dirigeant droit sur moi. Je coupai mon souffle, attendant que cette personne quitte la pièce. Ouf, elle ou il ne m'avait pas vue. Je relâchai donc mon souffle, j'étais soulagée. Non, la revoilà qui revient, bizarre, ce n'est pas la même silhouette. Elle est folle, c'est droit sur moi qu'elle engagea une course rapide. À peine allait-elle me rattraper que je fermai aussitôt mes yeux et me protégeai le visage. J'étais en suspens, immobile dans le temps. J'attendais que quelque chose se passe, souffle coupé je n'osais plus bouger. Je restai comme cela à condition que mon apnée puisse me le permettre et c'est à bout de souffle que je pris une grande bouffé d'air. Mes yeux toujours fermés, j'hésitais à les ouvrir. Au final j'ouvris l’œil gauche doucement, scrutant les alentours. Rien. J'avais eu ma dose de frayeur pour la soirée, maintenant il était temps de rentrer chez soi. Je sortis à vive allure de la cuisine et me retrouva nez à nez avec une, deux personnes. L'une était sous le choc et avait lancé quelques mots, on ne sait trop à qui, probablement à l'autre qui était pas bien loin.

« Oui, c'est bizarre, cet endroit est complètement vide, pourtant j'y ai vu quelqu'un ou quelque chose. »

En y repensant, c'était assez irrationnel. J'étais peut-être au beau milieu d'un horrible rêve et il ne faisait que commencer ...
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Riddle
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Sujet: Bizarre, vous avez dit bizarre ?   
posté le : Ven 30 Déc - 11:07
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« Le corridor, appartement 403 »
Riddle habite ici

Il y a dans ce monde, des choses qu'on ne peut expliquer.. Même si Riddle, lui, en était persuadé du contraire. C'est pour cela que, concentré sur un bouquin usé par les maints et maints usages où l'on pouvait quand même voir un H.P Lovecraft sur la couverture, le jeune homme ne dénia même pas lever un sourcil en entendant un cri qui en aurait glacé plus d'un.
Il était, à ce moment là, confortablement installé dans un fauteuil et éclairé à la seule lumière faiblarde d'une lampe qui menaçait à tout moment de s'éteindre. C'était ainsi qu'il aimait se mettre dans l'ambiance horrifique de son cher Lovecraft, célèbre auteur de mythe fantastique certes, mais qui n'en perdait en rien dans son écriture.
Riddle ne semblait pas se soucier du monde alentours.. qui était jonché de livres éparpillés ça-et-là, de plats non entamés et d'un ordinateur qui croulait sous un nombre de papiers monstre.

Non, il était dans son monde à lui. Rien d'autre ne l'importait.

Ce n'est que lorsqu'un second cri retentit qu'il s’aperçut que cela venait d'en dehors, et que n'était en rien un produit de son imagination. Il n'avait rien de semblable à ce qu'il aurait pu connaitre. Mais surtout, c'était un cri à vous prendre les tripes.
Quelques secondes passèrent, tandis que les méninges du jeune homme essayaient en vain d'y trouver une quelconque solution rationnelle.. Et jeta un regard vers le haut.

Les bruits de foule en dehors ne lui disaient rien qui vaille. Aujourd'hui, il aurait tant voulu rester tranquillement chez lui et terminer son bouquin (qu'il connaissait cependant par cœur).. D'un soupir, il referma promptement ce dernier et le posa doucement sur la pile dangereusement en équilibre sur sa table.
Arrivé devant sa porte, il l'ouvrit de quelques centimètres à peine que l'effervescence du corridor du 4e étage l'atteignit de plein fouet. Les gens ne changeront jamais. Toujours excités comme des puces pour n'importe quoi..

Enfin, ce n'était peut-être pas n'importe quoi. Et c'était cela qui poussa instinctivement notre ami des énigmes à se mêler à cette foule.
Visages interloqués, sens en émoi, colère de ceux qui ont été réveillés.. Riddle enregistra toutes ces expressions avant de regarder une nouvelle fois le plafond.
De nouveaux cris d'angoisses de ses voisins le sortirent de ses pensées.
Apparemment ils s'agitaient parce qu'ils n'arrivaient plus à rentrer chez eux..
Riddle passa sans rien dire et essaya d'ouvrir la sienne. En vain. Sortant une agrafe de sa poche, il essaya même de crocheter sa propre serrure. Nouvel échec.

Sans céder à la panique qui avait pris place chez tout le monde, il grimpa lestement les marches qui le conduiraient vers la clé de cette énigme.

Oui, car ce soir, Lovecraft avait de la concurrence.


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Riddle
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Sujet: Re: Chapitre 1 : L'appartement 707   
posté le : Ven 30 Déc - 12:17
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" Froid, il fait si froid. Il neige au royaume des songes."


Froid oui. Car mine de rien, ce vent qui l'accompagnait constamment et semblait le poussait vers une destination pas si mystérieuse que ça, s'engouffrait dans chacun de ses pores. Saisissant, c'était comme s'il se moquait des lois de la physique. Sa morsure glaciale semblait nous dire qu'à chaque pas que nous faisons, seule la mort nous attendait...

Riddle poursuivit son chemin, ignorant les signaux que son esprit maladif essayait en vain de lui envoyer.
Il ne pouvait faire demi-tour. Pas maintenant. Ralentissant le pas lorsqu'il entendit des paroles de personnes aussi curieuses mais pourtant plus rapides que lui, il se tint un peu en retrait afin d'observer la scène.. Et de les observer, elles.
Au nombre de 3, on percevait leur surprise. Leurs yeux semblaient encore imprimer une image teintée d'horreur inexpliquée au fond de leur rétine.

Le jeune homme blond sortit machinalement sa montre à gousset pour regarder l'heure. Minuit sept.

Soupirant, il se décida enfin à rejoindre ce groupe de personnes qui ne semblaient ne rien avoir en commun, hormis le fait d'avoir assisté à quelque chose qui dépassait leur volonté. Une main posée sur la porte 707 mi-ouverte, Riddle la poussa légèrement et elle s'ouvrit entièrement dans un grincement lugubre.
Peut-être n'avait-elle pas été fermée tout simplement parce que les gonds à moitié défoncés ne le permettaient plus. Non il y avait autre chose... Comme si tout ceci n'était qu'une simple farce du destin.

Le vide de la pièce ne le surprit guère. D'après ses souvenirs, c'était une vielle femme qui habitait ici.. Il s'en rappelait bien car il lui avait souvent demandé pourquoi elle ne déménageait pas vu son âge et les escaliers qu'elle devait gravir à chaque fois.
Plus de trace d'elle. Ni même de ce qui lui servait de lieu de vie. Tout avait disparu. Pas les traces.

Riddle observait. Comme à son habitude. Et devant l'air interloqué des présents sur la scène, il ne put que hausser les épaules et dire d'un air nonchalant :

    "Eh bien ? Ne me dites pas que vous avez vu un fantôme.. ça n'existe pas."

Ses paroles tranchèrent dans le vif du sujet. Elles paraissaient irrévocables.
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Sujet: Re: Chapitre 1 : L'appartement 707   
posté le : Ven 30 Déc - 19:44
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« Oui, c'est bizarre, cet endroit est complètement vide, pourtant j'y ai vu quelqu'un ou quelque chose. »

Avril se tourna vers la fille qui venait de parler. Au moins elle n'était pas la seule à avoir vu cette chose foncer sur elle, elle n'était pas folle ! Mais bon, qu'est-ce que c'était ? Un effet de lumière ou quelque chose comme ça sans doute, une personne normale et terre à terre n'aurait pas cherché plus loin et serait retournée dans son appartement comme si de rien n'était, enfin si les portes s'étaient ré-ouvertes bien sûr. Mais Avril était quelqu'un de curieux alors pour être certaine de ce qu'elle croyait avoir vu elle fit une seconde fois le tour de l'appartement, mais... sans grand succès. Lorsqu'elle sortit de la cuisine elle aperçu un garçon à peine plus vieux qu'elle à l'air grincheux.

"Eh bien ? Ne me dites pas que vous avez vu un fantôme.. ça n'existe pas."

Avril le regarda curieusement, elle ne lui répondrait pas tellement elle trouvait cette remarque stupide, c'est vrai ! Premièrement personne n'avait parlé d'un quelconque spectre ou « fantôme » mais de « quelque chose » et puis, personne n'avait jamais prouvé que les fantômes existaient et personne n'avait jamais prouvé le contraire alors cette remarque lancée sans réel fondement lui semblait juste inutile et inintéressante. Avril ne s'attarda même pas plus longtemps sur ce garçon, préférant se concentrer sur la jeune fille à côté d'elle qui, elle aussi, avait été témoin de l'étrange phénomène. Cette fille semblait d'ailleurs aussi perdue que possible alors Avril ne s'attarda pas plus longtemps sur les gens présents. De toute façon elle n'avait jamais été très sociale... .

S'avançant vers l'une des fenêtres de l'appartement pour contempler la vue, et accessoirement vérifier qu'aucun des voisins n'avait de projecteur de lumière ou quelque chose du style, elle frissonna. Il faisait froid, très froid, et Avril aurait tué pour un gilet ou une veste mais pour le moment, elle ne s'en occupait pas plus que ça, trop concentrée sur cette chose qu'elle pensait avoir vu... Non, elle était sûre de l'avoir vu.

Mais plus important, il y avait bien quelqu'un qui vivait ici, non ? Où était donc cette personne ? Avril croyait se souvenir qu'il s'agissait d'une femme plutôt âgée et elle se dit qu'il vaudrait mieux retrouver cette personne et lui demander pourquoi son appartement était ouvert et… vide. Oui, c'était une bonne idée, trouver cette femme.

La demoiselle sortit donc de l'appartement en lançant un regard au type paumé du couloir, à la fille et au dernier arrivé. Était-elle la seule à avoir pensé à retrouver l'occupante de cette pièce ? Peu importe, c'était dangereux pour une vieille femme de se promener parmi les rageurs de l'étage inférieur qui tambourinaient contre leur porte dans l'espoir que celle-ci s'ouvre. En empruntant à nouveau les escaliers et en descendant les marches, elle pensa à son appartement fermé et à touts les gilets, vestes, manteaux qui s'y trouvaient.


[Direction le 6eme étage ]
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Bast
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Sujet: Tient, c'est fou qu'est ce que je fais là ?   
posté le : Dim 8 Jan - 21:44
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« Le corridor, appartement 009 »
Bast habite ici

Tout d'abord elle ouvrit un oeil. Puis un second. Que de difficulté pour se réveiller bon sang ! Elle laissa sa tête contre l'oreiller encore un moment. Tient, étrange, l'oreiller n'est pas comme d'habitude. Il est un peu plus mou, plus inconfortable. Elle n'aimait pas quand c'était trop creux, sa tête n'est pas soutenu et surtout, à quoi servirait un coussin si on passe à travers ? Autant se coucher sur un mouchoir dans ces cas là, mais dans cet instant présent, elle le trouve inutile et donc inconfortable. Autant se lever.

Elle ouvrit péniblement les yeux et dans un petit miaulement, elle bâilla légèrement. Tient, c'est étrange, mais ce n'était pas l'une de ses maisons ici. C'est pas trop blanc et il n'y avait pas d'odeur à elle ici. Tout d'abord, cette contestation la terrifia. Elle était en territoire inconnu ! Horreur, elle n'avait aucun repère ici. Sa deuxième réaction fut donc de se mettre sous la couette et de prendre ses marque avec ce qui sera son premier refuge en cas d'autre choc. Quelques minutes plus tard, parfaitement réveillé et attentive au moindre son, sensation ou autre, elle quitta le lit. Elle semblait être habillé, autre fait étrange. Elle commença à explorer son appartement à la recherche de chose intéressante. On dit que la curiosité tuera le chat, mais il convient toujours de trouver un truc utile quand on se retrouve quelque part sans aucune explication. Peut être un couteau, même un verre qu'elle cassera sera suffisant. Son intuition lui dit aussi de se méfier des mâles humains dans ce genre de cas, il y a de forte chance que ce soit ses ravisseurs. Hum, se méfier aussi des femmes bien entendu, peut être un peu moins, faut voir, une femelle humaine peut lui être utile. Oh ! Ses oreilles ! Ah ! Elles étaient sous la couette. Sa queue est toujours solidement attaché ! Une chance. Sur cet entre-fait, elle commença à explorer plus sérieusement l'appartement, à l'affut de n'importe quoi.

Elle semblait être seule pour l'instant, elle resta cependant à pas de loup, marchant silencieusement, explorant son environnement. Surtout ne pas aller trop vite... elle ouvrit la porte et fit immédiatement face à une autre. Tout d'abord, elle sortit doucement sa tête de son antre avant de se coller dos au mur ( qui était une autre porte finalement, certainement celle d'un placard ). Au bout d'une demi heure à chercher avec des pattes de velours dans tout les recoins, elle semblait être seule. Intéressant. Au moins, elle était en sécurité ici pour l'instant et semblait même libre de mes mouvements. Pourquoi ? Les humains pouvaient se montrer tellement complexe et mauvais à la fois. Que faire ? Tout d'abord, ne pas rester à poil et à mains nu mais ne trouva rien, même pas dans les tiroirs de la cuisine, de la salle de bain, même pas de papier. Et puis elle entendit un cri. Venant de très haut, elle devait donc être dans un immeuble. Elle sortit rapidement de l'appartement et entendit la porte se verrouiller derrière elle. Oups. Elle venait de quitter son cocon, autant aller face au danger...


==> 7Eme étage
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Sujet: Mort d'Ascalon.   
posté le : Lun 9 Jan - 20:14
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Il faisait froid, et les lumières s'étaient toutes éteintes, plongeant le couloir dans l'obscurité. Il avait donc fallu à nos protagonistes entrer dans l'appartement 707 dans lequel ils me virent, pour la plupart, pour la première fois. Ils avaient eu soit le réflexe de fermer les yeux, soit la chance de ne point me voir, ainsi personne ne fut aussi frappé par la malédiction qu'ils ne l'auraient du. J'en étais frappée moi-même, en plein cœur, de ne pas avoir réussi du premier coup.
Ils avaient eu de la chance.

Je les regardais, tandis qu'ils essayaient de comprendre ce qu'il se passait ici. Ce n'était pas un virus, ni même une maladie rare, quelque chose de ce genre-là. Ce n'était même pas moi qui avait crié, car il habitait bien quelqu'un ici. Et cette personne était encore là. Tapie quelque part dans l'ombre, en attendant de pouvoir infecter sa première victime du mal qui la rongeait, pour se libérer.

Moi je regardais tout ça, invisible à l'homme qui ne regarderait qu'avec ses yeux. Je regardais sans m'amuser car rien ne se passait. Ils étaient cinq en tout et pas un n'avait eu l'idée de s'avancer dans l'appartement, de chercher ce qu'il se passait. J'allais donc les faire réagir. Il me fallait en tuer un.

Un jeune homme assez original d'apparence, avait frappé ma vue dès qu'il était entré. Le jeune homme au nom fantaisiste avait été marqué d'une encre rouge sur ma petite liste, et précédé du numéro un. Il allait y passer cette fois, je me le promettais moi-même.

Doucement, je m'avançai vers le jeune homme, qui ne disait rien, ni même ne bougeait. C'est à peine s'il respirait. Je me postai devant lui, les yeux droits dans les siens. S'il restait ainsi, il me verrait, et alors, je pourrais agir. Qui regarderait le jeune homme assez longtemps pourrait me voir aussi, mais alors mieux valait ne pas croiser es yeux, où ils pourraient subir le même sort.
Je le fixai ainsi un bref instant, suffisamment long pour qu'il puisse discerner mes traits. Ma chevelure. Ma robe. La voir flotter. Et alors, tandis que mes yeux rouges sang restaient droit posé face à ceux de ma victime, j'ouvris grand la bouche, laissant une alcôve noire d'une profondeur extrême s'agrandir d'une façon extraordinaire, effrayante. On put entendre un cri sortit droit d'un monde incertain, aigu, surpuissant, retentir dans la pièce, tandis qu'Ascalon se débattait pour sauver sa vie. Mais c'était trop tard.
Yvyi, moi, je le tenais dans ma bouche. Son visage entier était recouvert par ma bouche, et il s'écroula sur le sol, le visage à moitié dévoré, ne laissant plus que sa bouche, et une partie de sa joue gauche, le reste ayant entièrement disparut, se recouvrir de sang.
Un bruit de Geyser remplaça le silence, alors qu'une fontaine de sang pissait à la verticale de la tête à moitié disparue d'Ascalon.
Une mare de sang s'écoula rapidement comme une trainée qui suivait un chemin précis vers les pieds de ceux qui étaient restés dans la pièce, comme un serpent de sang qui souhaiterait attraper une autre victime.

Je disparus doucement dans l'ombre et le silence, comme une fumée qui se dissipe, laissant les quatre autres personnes à leur peur la plus absolue d'être le prochain sur la liste.
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Sujet: Re: Chapitre 1 : L'appartement 707   
posté le : Lun 9 Jan - 21:21
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Ah, mais si, totalement. Ce que j'avais vu n'était pas humain. Foncer comme cela droit sur une personne était complètement dénué de bons sens. De plus, je n'avais absolument pas senti le choc de la collision donc ce n'était pas quelque chose constitué de matière humaine. Mon côté déjanté me disait que j'étais sur la bonne voie avec cette hypothèse. Cependant, mon côté rationnel me disait que j'avais probablement imaginé tout cela. Après tout, il faisait noir et j'y voyais deux fois moins que le commun des mortels avec leurs deux yeux valides. Je me tournai vers le jeune homme qui prétendait que les fantômes n'existaient pas.

« Ce que j'ai vu là-bas n'a rien d'humain. » lui dis-je, la conviction au ventre de ce que j'avançais. Je sentis après quoi le vent s'engouffrer dans l'appartement. J'étais vêtue de mon pyjama plutôt ridicule d'ailleurs. J'avais un tee-shirt avec la tête de Spectrum devant, et avec, en guise de bas, un short. Pas ce qu'il y a de plus classe ni de plus chaud. De plus j'avais les pieds nus, mais ce n'était pas pour autant que j'avais froid. Je ressentais la fraicheur du sol. Bref. Je regardais un peu l'état des personnes présentes. Il y avait deux personnes identifiables comme étant masculines et une autre comme étant féminine. Il n'y avait que cette fille qui apparemment avait dû voir la même chose que moi. C'était la seule après tout à avoir fait une quelconque réflexion. Elle ne voulait pas rester ici, la voilà qui se dirigeait vers le couloir, et moi je n'avais pas du tout l'intention de rester seule, avec deux types en pleine nuit. Je fis un pas vers la sortie afin de la rattraper et criais-je :

« Attend moi, ne me laisse pas avec ces deux types. Tu vas au ... »

Un cri me fis littéralement me retourner vers le type qui jusque-là n'avait prononcé aucun mot. Il agissait trop bizarrement. Il criait et se débâtait, mais il n'y avait rien autour de lui. Je tournai ma tête de trois-quarts afin de ne plus le regarder, c'était trop horrible. Lorsque j'entendis un bruit sourd tomber sur le sol, mon regard se dirigea vers celui-ci et c'est à ce moment-là que je fis un bond en arrière et termina mon saut les fesses au sol. Il avait était bouffé sans que personne ne le touche. J'étais au beau milieu d'un cauchemar, je ne voyais que ça. On ne voit ce genre de truc que dans les cauchemars ou les films. Je n'avais pas été embauchée pour tourner ce genre de film, alors j'étais dans l'un de mes rêves, ou celui de l'une de ces personnes. Après tout on ne sait pas. J'étais les fesses sur le sol et je n'osais plus bouger, paralysée, et il fallait que je me sorte de là. Je ne comptais pas finir comme celui-là. C'était pas vraiment le moment pour plaisanter, mais rester sous le choc n'allait rien arranger.

« Les fantômes n'existent toujours pas d'après toi ? »

Lançais-je tout en me relevant, les jambes tremblotantes. J'avais vraiment du mal et je ne tenais plus sur mes jambes. Deuxième chute de la soirée. Le sang coulait dans ma direction et le bout de mes pieds baignaient dedans. Je réussis tout de même à reculer de deux mètres. Je n'avais plus de force, j'étais trop choquée par la scène qui se déroulait sous mes yeux. Je regrettais même ma phrase précédente.
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Riddle
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Sujet: Re: Chapitre 1 : L'appartement 707   
posté le : Lun 16 Jan - 10:34
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Tout avait une réponse, n’est-ce pas ?

Sa phrase à peine prononcée lui valut des regards noirs des deux jeunes femmes. Oui, elle remettait bien en doute ce qu'elles avaient vu, ou crû voir. Mais toujours aussi sceptique et d'une rationalité sans faille, Riddle refusait d'y croire. Après tout, il n'avait rien vu, lui.
Et tandis que la jeune femme aux cheveux écarlates jetait un œil par la fenêtre, cherchant vraisemblablement une réponse elle aussi, Riddle se mit à scruter la pièce. Il était évident qu'un départ précipité n'était pas la cause de tout ce vide. La poussière au sol, laissant voir l'emplacement des anciens meubles, confirmait la soudaineté de la chose. Et pire, on pouvait clairement voir des traces d'une quelconque lutte dans l'entrée.
Rien de plus étrange, lorsque l'on sait qui est - ou était - l'habitante de cet appartement qui n'avait décidément laissé aucune trace de son passage.

« Ce que j'ai vu là-bas, n'a rien d'humain. »

Oui, peut-être, mais Riddle savait très bien que les humains étaient tous prompts à se laisser guider par leur imagination débordante lorsque la situation s'y prêtait. En la regardant dans les yeux, il sut qu'elle ne mentait pas. Cependant, il était encore trop tôt pour affirmer quoique ce soit, et il ne fit qu'un simple hochement de tête perdu dans ses propres pensées.
Bien décidé à savoir ce qu'il se tramait, le jeune homme commença à se diriger vers les pièces plus au fond, empruntant le corridor de l'entrée qu'il connaissait bien, vu que c'était exactement le même plan que son appartement. Il recroisa la rousse, qui s'était déjà décidée à les quitter, sans un mot. La réaction de la petite brune l'amusa par contre.
Il trouvait ça marrant que dans ce genre de circonstances, elle trouvait plus rassurant d'être avec une femme. Alors que dans les films, cela serait tout l'inverse... Enfin, il n'était pas dans un film, mais malheureusement dans la vraie vie.

Un cri retentit. Encore un. Inhumain. A vous en déchirer les tympans.
Retournant immédiatement à l'origine de ce cri, Riddle tomba nez à nez avec l'autre homme qui était resté sur le pas de la porte... Il se débattait, luttait pour sa vie mais ses yeux remplis d'effroi savaient pertinemment que c'était vain. Pourtant, seul lui semblait le voir. Invisible était l'ennemi, du moins aux yeux de Riddle qui essayait tant bien que mal de forcer sa vue.

"Hey, qu'est ce qu.. ?" avait-il à peine eu le temps de prononcer en lui attrapant le bras..
Mais il était trop tard. Le souffle coupé et les yeux écarquillés, Riddle vit pleinement la tête de son compagnon à moitié déchiquetée. Le sang gicla, il en fut littéralement recouvert.
Et c'est là qu'il LA vit. Image furtive, réelle ou pas ? Mais elle était déjà imprimée au fond de sa rétine. Eclatante dans cette obscurité, elle était plutôt grande. Ses longs cheveux blancs dansaient autour d'elle.
Mais Riddle n'eut pas le temps de la voir de face, ou même de reprendre ses esprits, que déjà elle disparut dans le néant.

"Attends, qui es tu ?!"

Comme une vulgaire poupée de chiffon, le corps de l'homme retomba lourdement au sol. Riddle l'avait lâché et poursuivait cette femme qu'il semblait avoir vu.
Courant à travers toutes les pièces et ouvrant les portes à toute volée, il ne retomba que sur le vide et l'obscurité. Ou presque. Puisque seul la lumière de la salle de bain grésillait bizarrement.
Aucune trace d'elle. Avait-il halluciné ?

Retournant sur ses pas, il retrouva la petite brune, acculée et tremblotante face à la mare de sang qui ne cessait de s'étendre dans la pièce. Riddle la rejoignit, désolé de cette situation. La réplique qu'elle lui lança le fit sourire intérieurement bien que le moment ne s'y prêtait guère.
Il l'avait vu, certes. Mais il refusait toujours d'admettre son existence. Il était comme ça.

"Non, ils n'existent pas. Je ne sais pas ce que c'était, ni même ce qu'il s'est passé. Mais ils n'existent pas. Allez viens, il faut pas rester ici. Le reste de l'appartement est vide et il vaudrait mieux prévenir les autres habitants de l'immeuble."

Devant son air peu enclin à le suivre, il lui tendit inconsciemment la main.
Non ce n'était pas le moment de se séparer.
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Bast
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Sujet: Re: Chapitre 1 : L'appartement 707   
posté le : Dim 22 Jan - 8:32
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C'est à ce moment-là que la jeune fille arriva. La scène était épouvantable, mais ce qui l'effraya le plus était sans nul doute le jeune homme couvert de sang. Elle avait flippé pour arriver jusqu'ici, déjà elle avait bien cru qu'elle allait croiser quelqu'un quand elle entendit des pas dans les escaliers, mais là, elle déboula tout nettement sur une scène de carnage. Sentant ses cheveux dressés sur sa tête elle commença à hurler de frayeur d'abord puis à reculer frénétiquement contre le mur le plus proche.

" Oh par Bast... Qu'avez vous fait ? QU'AVEZ VOUS FAIT !? VOUS ÊTES DES MONSTRES !"

Même si personne n'avait d'arme à la main, pas même un épluche légume, la peur avait pris le pas sur la raison. Après tout ce stress, là c'était trop, ce fut trop. Elle courut se réfugier alors dans la salle la plus proche, une chambre, bousculant au passage un éventuel obstacle en hurlant un bref : " NON NE M'APPROCHEZ PAS ! " si quoi que ce soit la toucherait, même un simple tissu de soie d'un pauvre manteau de passage. S'enfermant dans son refuge temporaire, elle s'adossa à la porte, se rendant compte alors, un peu tard, qu'elle avait marché dans ce sang et que ses chaussures, ou ses pieds... Est ce qu'elle portait des chaussures ? Elle ne s'en souvenait plus, tout ce qu'elle voyait, même seule entre ces quatre murs, c'était le cadavre, tout déchiqueté et l'homme qui se tenait tout près.
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Nevroze
Your Scary Nightmare
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Sujet: Re: Chapitre 1 : L'appartement 707   
posté le : Lun 23 Jan - 17:32
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La lumière s'éteignit brusquement dans tout l'immeuble, plongeant de nouveau les habitants dans l'obscurité la plus totale. Un nouveau cri allait-il retentir ? Surement pas, car cette fois-ci, ce n'était pas elle qui allait appeler. C'était sa complice qui allait agir.

Le sang coulait en direction d'Anaëlle, et c'est peut-être bien la dernière image qu'Anaëlle put voir alors que Riddle s'inquiétait encore de savoir si les fantômes existaient, que Bast venait d'entrer dans la pièce et hurler son dégoût à tous, et qu'Avril venait de fuir cette pièce.
Le sang coulait vers sa direction comme un serpent qui s'approchait doucement de sa proie ; comme si une force invisible contrôlait sa proie. Alors Anaëlle sentit une douleur brève frapper derrière sa tête, et sans que personne ne le voit, elle fut trainée dans une des pièces d'à côté ; dans la salle de bain.

Anaëlle ne put ni crier, ni se défendre, ni se débattre : elle n'avait ni arme, ni pouvoir sur quoi que ce soit. Tandis qu'elle était inconsciente, on vint ouvrir les deux robinets d'eau. L'eau chaude et l'eau froide, mais de là où étaient les autres, personne ne pouvait entendre quoi que ce soit.

La baignoire fut remplie, et une foie nue de ses vêtements, Anaëlle fut immergée dedans. Une seringue plus tard, elle fut entièrement anesthésiée, dans un état semi-conscient, mais c'est les yeux ouverts, qu'elle assista à la suite.

Un éclat, comme une lumière, apparut un bref instant : l'instant qu'il fut sortie de la poche dans laquelle il était caché, il avait alors reflété un bref instant la lumière faible du néon allumé. Doucement, il vint décortiquer la peau de la demoiselle. Comme si on la déshabillait de sa plus grande pudeur. De sa peau on ne lui laissa que le visage, et pour le reste, elle fut entièrement nue. Entièrement allégée de sa peau dont on ne voyait plus que les muscles rougis sous le miroir de l'eau qui maintenant, avait pris une teinte rouge écarlate.

La douleur devait être horrible, mais pauvre Anaëlle ne pouvait pas crier. Elle mourra surement dans les prochaines minutes, vidée de son sang, décortiquée à vif ; mais pour l'heure, il fallait s'occuper de la suite. Sa peau devait servir à autrui, maintenant détachée du corps qu'on lui avait légué.
Nettoyée, frottée, lavée, elle fut étendue sur le sol, en attendant qu'elle sèche.

Là, alors, en attendant son œuvre, le responsable de ce meurtre retourna à sa place initiale, avant que la lumière ne se rallume, replongeant l'immeuble dans une lumière presque aveuglante.

Anaëlle n'était plus à sa place. Peut-être le remarqueraient-ils ? Et peut-être la trouveraient-ils rapidement ? Et les questions viendraient :

- qui a fait le coup ?
Avril, la femme aux cheveux rouges qui s 'est enfuie avant le meurtre ?
Riddle, le sceptique qui ne croit pas aux fantômes, mais semble plus porté sur la science ?
Bast, la féline qui vient juste d'arriver ?

Quoi qu'il en soit, une personne doit payer. Sinon, une autre victime trouvera sa place en Enfer.
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Sujet: Passage d'Avril   
posté le : Lun 5 Mar - 12:59
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[Arrivée du 7eme étage]
Pourquoi était-elle descendue déjà ? Avril l'avait oublié et à vrai dire elle s'en moquait, comme elle se moquait de se qui se produisait à l'étage. Elle était perdu dans ses pensés lorsqu'un autre cri retentit, plus fort que les précédents. Elle continua à descendre, sans se retourner, sans accorder un regard en arrière. Descendre.
Pourquoi ?

Instinct de survie ou simple pressentiment ? Elle savait qu'en arrivant à son étage toutes les portes seraient fermées et les gens auraient disparus, elle le savait avant de l'avoir vu, descendre ne servait à rien, mais monter non plus. Alors pourquoi descendait-elle ? Elle aurait aussi bien pu rester sur place, attendre que les choses reviennent à la vie, attendre que les portes s'ouvrent d'elles-même...
Non.

Elle le savait, au fond d'elle, elle savait que si elle s'arrêtait elle était perdue et que la seule chose qu'elle aurait à attendre était la mort, tant qu'elle ressentirait ce sombre pressentiment, elle descendrait. Descendre, encore, toujours, s'éloigner...
Silence.

Il n'y avait plus aucun bruit à l'étage. Rien de plus qu'un sinistre silence et des chuchotements qui venaient bourdonner aux oreilles d'Avril, alors qu'elle était seule. Qu'était-il arrivé en haut ? Elle ne le savait pas, car elle ne l'avait pas vu. Pourtant elle s'en doutait. Non, c'était certain.
Elle s'arrêta.
Elle fit demi-tour.
Monter.


[Retour au 7eme étage]
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Sujet: Re: Chapitre 1 : L'appartement 707   
posté le : Lun 5 Mar - 13:40
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[Arrivée du 6eme étage]
Elle ouvrit la porte et entra. Il y avait du sang, de l'autre côté, beaucoup de sang. Les traces les plus visibles étaient les traînées qui semblaient mener à la salle de bain mais Avril ne s'y attarda pas tout de suite, frappée de stupéfaction devant l'expression vide des deux jeunes gens qui étaient restés dans le salon. Il y avait du sang au sol, un peu sur les murs et eux restaient là, figés comme des statues, ancrés au sol. Le regard dans le vague, comme s'ils n'avaient pas vu ce qui venait de se produire.
Pourtant, ils étaient sur place.

Avril les fixa quelques minutes, sans bouger, se demandant si cette attitude de zombie était le résultat d'un trop gros choc émotionnel ou bien de la pure et simple indifférence. Ils n'étaient que deux. La jeune femme en rouge balaya la pièce du regard, cherchant les deux autres personnes, refusant de croire que les cris qu'elle avait entendus étaient des cris d'agonie. Pourtant lorsqu'elle se retourna, elle trouva un cadavre. Un homme, d'après sa carrure car il était impossible de se fier aux traits de son visage. Il n'avait plus de visage.
Plus de tête.

La jeune femme ne hurla pas. Elle fit demi-tour en adressant toutefois un regard prudent aux autres personnes présentes, puis elle entra dans la salle de bain. Là elle trouva le corps dépecé de la jeune femme qu'elle avait vu encore vivante, une dizaine de minutes auparavant. Elle était nue et couverte de sang tendis que sa peau avait été étendue à coté de son cadavre par son meurtrier. Avril fit demi-tour.
Impassible.

De retour dans le salon, elle vit les deux personnes toujours immobiles face à elle. Comment pouvaient-ils être immobiles alors qu'ils venaient d'assister à deux scènes de meurtres ? Comment pouvaient-ils... Et elle, Avril, comment pouvait-elle demeurer impassible ? Livide, mais impassible, comme si elle se moquait de tout ceci, comme-ci ces deux morts n'avaient pas eu lieu. Comme si derrière cette porte ne se trouvait pas le cadavre sanguinolent d'une femme qu'elle avait vu vivante. Comme si elle n'était pas là, au beau milieu d'un carnage.

On murmura à ses oreilles, les deux autres étaient toujours immobiles. Le murmure s'accentua pour devenir un bourdonnement, puis une promesse....
D'un pas calme et assuré Avril se dirigea vers la cuisine et ouvrit un tiroir. Dans celui-ci se trouvait un couteau poussiéreux. Elle s'en empara.
Demi-tour.

Là, alors, elle poignarda l'homme. Visant la nuque puis le cœur elle lui porta deux coups qui seraient fatals à n'importe qui et il ne faisait pas exception. Bientôt, il écroula au sol, passant du statut de vivant à celui de mort tendis que son sang se rependait sur la moquette jusqu'à venir tacher les pieds nus d'Avril.
Elle se tourna vers la femme.
Sourit.

« La... lala la la lala...  »


Tua.
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Sujet: Re: Chapitre 1 : L'appartement 707   
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Chapitre 1 : L'appartement 707

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