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 Une blancheur adéquat

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Nevroze
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Sujet: Une blancheur adéquat   
posté le : Ven 13 Juil - 14:50
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du kiosque

Cette fois-ci Nevroze n'avait pas suivi Avril. Elle s'était envolé pour un autre chemin : celui de l'hôpital. C'était son deuxième choix, et elle espérait que ce serait le bon, autrement elle se rabattrait sur le dernier. Ensuite, elle n'aurait aucune idée de ce qu'elle pourrait faire. Alors, arrivée devant le grand bâtiment blanc, elle se dit qu'elle avait toutes les chances de trouver, alors elle s'avança, et passa les deux portes en vitres. A l'intérieur, tout était vide. Et blanc. Des murs blancs de craie, sombres car la lumière n'était pas allumée. Nevrize avança de quelques pas, regardant sur les côtés comme si elle s'attendait à voir quelqu'un. Elle ne s'attendait pas, elle espérait.

Elle avança dans le grand corridor et imagina ce que contenait la salle qui se trouvait en face : la réception où se trouvait normalement la secrétaire, mais elle n'était pas à son bureau. Les lumières étaient éteintes et Nevroze ne chercha pas à les allumer. Deux couloirs. Un à gauche, un en face. Elle avança tout droit. Une salle à sa droite. Elle imagina les bancs pour les familles ; la salle d'attente à découvert. Une machine à café. Elle regarda sur les côtés et avança encore.
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Ira May
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Sujet: Re: Une blancheur adéquat   
posté le : Lun 16 Juil - 9:53
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Les morts ne parlent pas


    Entrer et avancer dans les couloirs. Nevroze avait finalement choisit de se rendre à l'hôpital. Très bon choix. Contrairement au kiosque, où il n'y avait rien, dans ces longs couloirs blancs, il y avait du bruit. Des cris.

    Ne restait plus à Nevroze qu'à trouver d'où venaient ces cris. A moins que...
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Nevroze
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Sujet: Re: Une blancheur adéquat   
posté le : Lun 23 Juil - 8:53
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Du bruit. Des cris. Nevroze pensait être seule ici, mais apparemment c’était loin d’en être le cas. Avait-elle peur ? Non. Nevroze avançait ici comme dans un souterrain familier. Elle n’avait peur de rien, et surtout pas des bruits, qu’ils viennent d’elle ou non. Elle n’avait peur de rien. Elle scrutait les lieux du regard, tournant légèrement son visage, à gauche, à droite, tout en avançant doucement, une démarche sûre mais très lente. Elle ne voulait manquer aucun détail. Les locaux lui parlaient, bien entendu, elle savait parfaitement où elle était, et om elle allait. Elle irait tout droit, et continuerait plus loin, passerait la porte pour accéder au deuxième couloir. Elle était au rez-de-chaussée, et les choses intéressantes se passaient à l’étage, mais pour le moment, elle resterait là.
Elle arriva devant la porte qui menait au deuxième couloir. Une porte blanche à double-battants, avec deux vitres. Elle poussa la porte de droite, qui ne fit aucun bruit, et passa dans l’autre couloir qui partait sur sa droite. Elle ne savait si elle trouverait quelque chose, ici, bête étrange, mort qui pousserait des râles ou un simple animal, mais elle avança son visage, et regarda directement sur sa droite. A gauche il n’y avait rien : un mur. Et le couloir, lui, était long. De multiples sales, encore. Et au fond ? Une douche. C’est là qu’elle avait envie d’aller. Jusqu’au bout. Tout au bout. Vers les douches. Ne les avait-elle pas installées ici, justement dans un but purement obscène, purement calculé ? C’était de l’évidence, de la logique, même, quand on y réfléchissait bien. Il n’y avait que quelques endroits qui correspondaient à ce qu’on essayait de lui faire savoir. D’abord la carrière, et puis le tri. Ensuite les douches. Plus tard…
Elle n’y était pas encore.

Nevroze avança. La porte de droite se rabattit dans un grincement, bascula, revint et se stoppa. Nevroze n’y fit pas attention, elle connaissait ce phénomène de porte qui se balance. Elle passa un pied devant l’autre et avança, le visage bien droit, dans le couloir. Quelques portes à sa gauche et à sa droite qu’elle ne regarda pas. Elle les connaissait assez pour savoir qu’elles étaient parfaitement vides. Il n’y avait rien à l’intérieur que des lits. Les douches étaient plus loin.

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Ira May
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Sujet: Re: Une blancheur adéquat   
posté le : Ven 10 Aoû - 21:27
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Le couloir de la mort...


    Rien dans les chambres effectivement. En revanche, en se rapprochant assez, Nevroze pouvait voir une clef brillant sur une porte, passée autour de la poignée. Elle se balançait, elle était chaude, comme si on venait de la poser là, à son attention.

    Etait-ce un rire qu'on entendait, en plus des cris?

    Des cris qui allaient crescendos au fur et à mesure que Nevroze avançait le long du couloir. Irait-elle jusqu'au bout?
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Nevroze
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Sujet: Re: Une blancheur adéquat   
posté le : Sam 11 Aoû - 8:24
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Oui, Nevroze irait jusqu'au bout. Il n'y avait rien de plus attrayant que de ne pas savoir où on allait, et dans cette situation-ci, Nevroze ne savait absolument pas ce qu'il y avait au bout de ce couloir. Des douches, certes, mais ce qui l'attendait dans ces douches, Nevroze ne le savait pas. Elle arpenta donc le couloir en passant devant les quelques portes où se trouvaient techniquement des patients atteints de pathologies diverses, sur lesquels on faisait des expériences... médicales. C'était un très long couloir, alors que seulement quatre chambres, une salle de bain, un ascenseur, un escalier et une salle d'examen la composait. En gros. C'était donc évident qu'ici les salles étaient très grandes, et le mur blanc du couloir, cette lumière blanche presque aveuglante transpirant la santé et la vie aurait pu lui donner le tournis. Mais elle se sentait bien.
Elle arriva devant une porte à double-battants, encore. La gauche, la chambre 4. A droite, l’ascenseur. En face, une porte, et derrière cette porte, un petit espace en L.
Nevroze avança la main, poussa la porte, et découvrit cette petite partie du bâtiment en L. Elle avança, et la porte se balança derrière elle, plusieurs fois, avant de se stabiliser. Nevroze le savait, elle avançait dans la fausse au lion, elle était presque entrée dans l'antre de la bête. C'était presque un orgasme. Son cœur battait vite.
A gauche, les douches, et à droite les jardins. Elle prit à gauche, et bien que les cris retentissaient comme des cris d'enfants, échos aigus qui jonglaient sur les murs, elle n'entendait presque rien tant elle pensait à autre chose. Se cachait-il derrière cette porte ?
Elle alla à gauche, et poussa la porte, entrant dans le vestibule ; ou dirons-nous, les vestiaires des douches. Était-ce là ? Cette prochaine porte allait-elle l'emmener là où elle attendait ? Elle ne prit aucune inspiration et ne ressentit aucune peur. Elle avança encore, et poussa la porte.

Elle était dans les douches.
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Ira May
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Sujet: Re: Une blancheur adéquat   
posté le : Dim 2 Sep - 22:27
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Que le spectacle commence!


    Ainsi Nevroze avait-elle choisi. Au diable les clefs, au diable la liberté. Bourreau elle avait commencé et bourreau elle resterait. A moins qu'elle n'ait simplement pas fait attention à cette petite chose brillante?
    Il était trop tard maintenant de toute façon.

    Elle était dans les douches et elle n'avait plus le choix. Les cris continuaient, des supplications insupportables. Il lui suffit de cligner des yeux une fois, pour voir tout se révéler devant elle.
    Une file interminable de pauvres âmes en peine. Ils la regardaient tous en espérant trouver un peu de compassion, attendant de la voir se rebeller.

    Mais elle n'avait pas la clef et leurs espoirs étaient vains. La seule chose qui restait à faire pour Nevroze, c'était de suivre les instructions de l'homme qui braillait à côté d'elle. Il fallait les pousser dans les douches, les faire tous rentrer et sortir pour appuyer sur un petit bouton, une télécommande sortie de nul part.

    Mais il n'y avait aucun remord à avoir. Tout ceci n'était que comédie. Ils étaient tous, sauf elle, de simples fantômes...
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Nevroze
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Sujet: Re: Une blancheur adéquat   
posté le : Dim 2 Sep - 23:22
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Nevroze s'en doutait, comme si tout au départ, n'avait été fait que pour en arriver là. Elle avait toujours eu un rôle un peu sadique, elle le savait, et par conséquent, son rôle ici était tracé depuis le début. Nevroze n'avait pas de compassion pour les criminels, et ici, le criminel, c'était elle. Elle était bloquée. Malheureusement bloquée par ses propres règles, et bloquée par ses propres pulsions, elle ne savait ce qu'elle allait voir à la fin de ce spectacle : la mort, ou simplement Lui, qu'elle cherchait ? Quel test cherchait-il à lui faire passer ? Elle n'en savait rien, et le meilleur moyen de savoir était de continuer.

Une douche, qui se voulait grande, car c'est là que le personnel venait se laver. Seulement, cette fois-ci, c'était vide. Il n'y avait rien. Nevroze ne voyait qu'une porte, fermée. Et elle ne pouvait l'ouvrir, elle n'avait pas la clé. Mince, elle l'avait oubliée. De toute manière, à ce stade du jeu, il n'était plus question d'ouvrir, si la porte avait été fermée, c'était pour une simple et unique raison : il fallait en finir. Il fallait les faire taire.
Elle les entendait crier, tous autant qu'ils étaient dans cette douche gigantesque qui devait leur sembler bien étroite, tant ils devaient être. Elle les imaginait, gigotants comme des asticots, des sacs blancs sans bras mais aux reliefs connaissables ; on voyait se dessiner des bras et des jambes, liés au corps, qui ne pouvaient sortir. Un masque de bandage qui les empêchaient de parler distinctement. Ne sortaient alors que des râles aigus ou graves qui tintaient maladivement dans ses oreilles. Elle ferma les yeux. Ils criaient trop forts. Ils faisaient trop de bruit. Nevroze aimait le calme, ils faisaient trop de bruit.

Des asticots blancs qui gigotaient dans une boîte en plastique. Elle savait très bien qu'ils n'étaient pas réel. Ici, rien est réel, à part le décors. Alors... de toute manière qu'avait-elle a perdre à faire cesser ce bruit ?
Elle sentit une télécommande dans sa main. Elle lui glissa presque entre les doigts, et elle se surpris à se retourner pour voir qui avait bien pu lui passer le boitier. Personne.
Un léger instant, trois secondes environ, elle resta ainsi à regarder derrière elle, ses deux yeux clairs fixés quelque part sur un point qui n'était autre qu'un mur. Elle glissa sur le porte, qui n'avait pas bougé. Il jouait de loin. C'était un sacré farceur.
Elle se retourna pour de bon sur cette porte ambigüe qui lui donnait mal à la tête, et alors sans aucun état d'âme que pour son propre bien, elle pressa le bouton.
Elle pouvait entendre le bruit du gaz, s'échapper doucement, d'abord en gouttelettes, et puis en vapeur. Eux aussi c'étaient des farceurs. Des sacrés farceurs. Si Nevroze n'avait pas lu ça quelque part dans un manuel, elle l'aurait inventé. C'était sacrément bien trouvé.
Elle entendait les personnes là-dedans, elles imaginait que c'était des femmes, en était presque sûre, tousser, brailler, étouffer. Elle les entendait se grimper dessus et pria intérieurement pour qu'il n'en reste plus une seule. Sinon, elle s’agripperait à ses jambes, lui demanderait de l'aide, et Nevroze ne pourrait simplement que l'achever pour qu'elle ne l'agace plus. Nevroze, sans s'en rendre compte, referma sa main plus fermement sur le boitier, au point que la petite machine vieillotte de plus de 60 ans se plia sous ses doigts. Elle se calma. De toute manière, ils étaient déjà morts. Alors qu'avait-elle à craindre ?

Elle attendit la fin. Doucement, ils toussaient. Doucement, ils mourraient. Tombaient comme des mouches, tous, les uns sur les autres. La mort, c'était si étrange quand on y pensait. Et c'était si simple de mourir. Quel gâchis !
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Ira May
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Sujet: Re: Une blancheur adéquat   
posté le : Jeu 6 Sep - 10:35
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Mystère, mystère...


    Tous morts. Elle les avait tués, tous.
    Et il n'y avait plus personne pourtant. Il ne restait dans la salle qu'un tas de poussières. Mais il avait une forme étrange. Une forme comme une bute de terre, amassé pour cacher quelque chose.

    Mais quoi?
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Nevroze
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Sujet: Re: Une blancheur adéquat   
posté le : Dim 9 Sep - 20:59
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Plus aucun bruit. C'était enfin le silence. Nevroze savait par là que c'était fini. Ça y est. Ils étaient tous morts. Elle tenait encore dans sa main la télécommande, et bien qu'elle n'en avait plus besoin, elle la garda quand même en main, et resta quelques instants devant la porte, sans bouger, la contemplant. Elle ne savait pas vraiment ce qu'elle regardait. Etait-ce ce qu'il y avait derrière ? Une question sur ce qu'elle pourrait bien trouver exactement en ouvrant la porte : un tas humain de femmes montées les unes sur les autres, le regard vide, certaines pleurant encore des fausses larmes, la gorge étouffée. Ou était-ce encore plus loin ? Quelque part dans un endroit qui n'avait aucun rapport : là où se trouvait l'autre idiot qui contrôlait le monde, ici. C'était peut-être ça, oui. Peut-être s'attendait-elle à le trouver dans la salle, dans la douche plutôt, lorsqu'elle ouvrirait la porte. Elle n'en savait rien, et à dire vrai, elle ne savait même pas si elle allait pouvoir ouvrir la porte, puisqu'elle était verrouillée. Il lui semblait avoir une chose utile, en passant, mais elle était tellement préoccupée par le fait d'arriver, qu'elle n'y avait pas fait attention. Seulement maintenant, en y repensant, elle aurait peut-être dû, alors elle fit demi-tour, et avança jusque cette petite chose brillante qui trainait dans le couloir. Bien sûr, c'était une clé, mais elle espérait que ce fusse celle des douches. Elle n'aurait pas besoin de chercher, ainsi. C'est que l'hôpital était gigantesque. Alors elle revint sur ses pas et se re-posta devant la porte des douches, la petite clé en main, qu'elle souleva légèrement, posée sur la paume de sa main. Elle la regarda quelques instants avant de l'introduire dans la serrure. Ah, de toute manière, il semblait que la porte était déjà ouverte. Finalement, elle n'avait pas eu à se fouler, c'était une bonne chose. Alors elle poussa la porte, gardant la télécommande bien en main : on ne sait jamais, si quelqu'un l'enfermait et pressait le bouton... il fallait penser à tout, ici.

Finalement, elle se retrouva dans une douche vide. Pas de Krajen en vue. Dommage. A la place, un petit tas de poussière sur le sol, qu'elle devina être les restes des mortes quelques instants auparavant implorant pitié pour leur Dieu. Ça partait très vite ici. Elles n'étaient donc pas réellement en fait. Nevroze n'avait donc pas réellement tué ? Bonne nouvelle : un faux meurtre, elle n'avait donc rien pour entacher sa conscience. Cette nouvelle aurait pu la faire pleurer. Alors elle avança d'un pas, et de deux, et puis d'autre et avança jusque devant le petit tas de cendres.
Et alors, c'était fini ?

Non, car encore une fois, elle vit briller quelque chose dans la cendre qui la fit se baisser. La clé et la télécommande passant dans sa main gauche, elle ramassa l'objet de sa main droite.
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Ira May
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Sujet: Re: Une blancheur adéquat   
posté le : Dim 9 Sep - 22:05
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    Revenir en arrière et chercher la clef est vain. La clef n'est plus là, elle n'a jamais existé et il s'amuse de voir Nevroze mimer des gestes dans le vide. Il s'amuse comme un fou et peut-être peut-elle entendre son rire moqueur de là où elle est. Ou peut-être pas. Dans ce monde, elle n'a pas de pouvoir, elle est comme les autres. Pion sur l'échiquier. Et les illusions ne font pas de cadeau.

    Il en avait décidé ainsi. Et il avait aussi décidé de lui montrer qu'elle ne valait pas mieux que les autres pantins. La clef qu'elle croyait tenir disparu à ses yeux, de même que sa télécommande. Que le tas de poussières. Et que tout le reste. L'hôpital avait retrouvé sa blancheur stérile, son silence lugubre et son temps.

    Ne restait comme trace de cette aventure qu'un petit médaillon dans la main de Nevroze. Un médaillon en or. Un médaillon en or avec une croix rouge dessus. Une croix de rubis ou de sang séché?

    Ce médaillon s'ouvrait.
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Nevroze
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Sujet: Re: Une blancheur adéquat   
posté le : Dim 9 Sep - 22:27
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Un tas de poussière... mais voulait-il lui faire croire qu'elle aussi n'était rien, ici ? C'était son monde, et d'abord le sien, alors pour qui se prenait-il ? ... Elle ne l'aimait vraiment pas du tout, cet idiot de singe de malheur !

Tout avait disparut : il n'y avait pas eu de clé, et la télécommande avait disparue aussi. Les cendres, et même le décors, elle était revenu dans l'hôpital désaffecté qui n'avait pas d'illusion : celui où tous les murs étaient défraichies et salis par le temps. Pas celui qui avait des murs blancs, non ; mais le vrai. Le mur sale et mort du temps et de l'inoccupation. C'était là le vrai hôpital : un espace vide et mort. Ses deux bras retombèrent lourdement le long de son corps. Elle en avait assez. Ce singe la faisait courir pour rien, malgré qu'elle marchait lentement. Il la menait en bateau, et elle n'aimait vraiment pas ça.

" Où es-tu, stupide pantin ? "

Elle se mot à marmonner ça pour elle-même bien plus que pour lui, sachant qu'elle n'obtiendrait de toute manière aucune réponse. Un rire, peut-être, mais ce serait tout, et une victoire de plus pour lui. Elle se mordit la lèvre. Ici, il n'y avait plus rien, elle n'avait donc plus à attendre comme si elle était stupide. Comme si elle n'avait eu que ça à faire. Revenant sur ses pas, elle passa la porte et commença à marcher dans le couloir, quand elle sentit quelque chose glisser dans sa main. A quoi jouait-il encore ? Elle baissa son visage vers ses doigts, et leva son bras replié. Une chaîne pendait de ses doigts. Elle tenait un médaillon en or. Curieuse, elle haussa un sourcil et porta ses doigts gauches au petit collier, mais il s'ouvrit avant qu'elle ne le touche. Qu'était-ce encore ?
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Ira May
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Sujet: Re: Une blancheur adéquat   
posté le : Dim 9 Sep - 22:59
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Yeah open bar! Ou pas...


    Rien ne se passa de particulier jusqu'à ce que Nevroze ne porte le médaillon ouvert à ses yeux. Là et seulement là, Nevroze put sentir quelque chose s'animer. Derrière elle, juste derrière elle. Quelque chose qui regardait par dessus son épaule, fixant également le médaillon. Elle pouvait presque sentir le sourire sardonique qu'il avait et sentir quelques mèches de ses cheveux danser sur ses épaules.

    Il la narguait. Comme il l'avait fait depuis le début du jeu. Il en profitait pendant qu'il en avait l'occasion, parce qu'une telle chance ne se produirait sans doute pas une deuxième fois. Avoir pris Nevroze dans ses filets une fois était un exploit bien assez satisfaisant. Elle pouvait être certaine d'en entendre parler encore une éternité...

    Jusqu'à ce qu'elle ne lui torde le cou, en fait.

    Pour en revenir au médaillon, il y avait deux choses à l'intérieur. Sur la partie gauche pour commencer, une photo. Sa photo. Encore un moyen pour agacer la jeune femme. Et à côté, sur la droite, il y avait une inscription.

    "Tu es sur la bonne voie"

    Allait-elle comprendre le message?
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Nevroze
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Sujet: Re: Une blancheur adéquat   
posté le : Dim 9 Sep - 23:48
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Si Nevroze allait comprendre le message ? Certainement, et encore mieux parce que c'était lui. Et bien quoi, il voulait qu'elle s'en aille, pour l'emmener directement, car c'était bien un message directe qu'il lui posait là, et non pas implicite (c'est ainsi qu'elle le prenait), alors qu'ils avaient tant de choses à se dire, encore ?

Nevroze serra le médaillon dans sa main de toutes ses forces, espérant ainsi l'abîmer, ou mieux, le briser. Il l'agaçait, oui. Elle savait pertinemment à qui elle avait à faire, et il venait lui mettre sa photo sous le nez. Crétin de goule de Satan ! Celui-là aurait eu mieux fait de crever avant de naître, ç'aurait été une joie immense pour Nevroze. Cet enfant de malheur lui était insupportable. Le médaillon lui était insupportable, et en toute logique, suivant ses pulsions, elle l'aurait balancé contre le mur, afin qu'il se brise en morceaux, mais... elle savait qu'au fond, ça lui aurait fait plaisir de voir à quel point elle pouvait s'énerver face à lui, à quel point elle pouvait se montrer... vulnérable. Alors au lieu de ça, elle ferma les yeux, et respira un grand coup. Il ne fallait pas s'énerver.
Là, elle chassa de son esprit les mauvaises pensées afin de ne se concentrer que sur elle-même. A cet instant seulement, elle put enfin rouvrir les yeux, ses esprits retrouver, et enfiler calmement le médaillon autours de son cou. Il resterait là, perché sur son sein jusqu'à ce qu'elle arrive.

Alors, quelle voyage souhaites-tu entreprendre, Krajen ? Dans quel monde, encore, vas-tu l'emmener ? Car il est bien question de ça, n'est-ce pas ?

Elle partit d'un pas rapide dans le couloir. Passa la première porte. Continua d'avancer encore dans le couloir. Dernière porte avant de rejoindre le premier couloir. Au bout, la sortie. La grande porte vitrée qui menait à l'extérieur. Elle marchait vite et n'avait même pas pris la peine de remettre sa capuche pour cacher son visage. Son grand manteau flottait sur le sol, dessinant des tourbillons vaporeux dans la poussière qui s'était installé sur le sol.
Quand elle passa la porte, l'air frais de l'extérieur la surpris de manière agréable. Ça, c'était un temps qu'elle appréciait : un air froid presque glaciale. Elle remit sa capuche pour se protéger les oreilles, et marcha d'un pas rapide, prête à traverser la ville.

Quelle voie, Krajen, cette fois-ci ?
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Sujet: Re: Une blancheur adéquat   
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