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  Chapitre 2 : La prison du saint graal

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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Lun 26 Mar - 8:37
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Ils étaient tous sorti depuis un petit moment maintenant. Seuls restaient Anaëlle et Riddle, maintenant. Deux individus qui allaient bientôt être mis à l'épreuve pour voir jusqu'où ils étaient capables d'aller pour survivre.

Les dames d'abord, comme on disait dans le monde commun, il en était de même dans celui d'Ivyi. Anaëlle était restée près de la porte à barreaux de la cellule ; mais alors qu'elle avait été ouverte, celle-ci se referma comme si quelqu'un l'avait violemment poussée ; enfermant les deux jeunes êtres à l'intérieur. La porte n'était pas verrouillée, seulement rabattue, si quelqu'un voulait donc sortir, il le pourrait. Mais pour le moment, il n'en était pas encore question.
Pour le moment, Anaëlle devait ressentir ce coup de fouet pour la réveiller.

Un bruit étrange, comme une forte pression de fumée, tout prêt de sa tête, comme du... gaz. Mais c'était du gaz ! Au dessus de sa tête, une petite trappe ronde venait de s'ouvrir et une épaisse fumée blanchâtre s'en échappait comme s'il y avait eu des flammes, au dessus de sa tête, un incendie qui ravageait l'étage du dessus. Mais c'était seulement du gaz. Un gaz lent mais pour le moins mortel, alors si Anaëlle voulait ne pas à en arriver à s'endormir pour toujours, il faudrait bien qu'elle se réveille.

La fumée de manière lente, presque expressive, comme une fumée vivante qui s'enrobait doucement, afin de ne pas être surprise ; une araignée qui envelopperait doucement sa proie dans son fils en sachant qu'à un moment, il serait trop tard pour elle, qu'elle ne pourrait plus s'échapper, la fumée descendait doucement en sillon, autours de la demoiselle.

C'était un gaz nocif, qui piquait les yeux, et provoquait la toux. Un gaz pour le moment inoffensif, mais qui se révélera fatale dans quelques minutes.

C'est à Anaëlle, maintenant, de se sauver, avant d'être engloutie à jamais sous la fumée.


[Anaëlle, tu as deux jours pour bouger, ou je te tue]
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Mer 28 Mar - 9:43
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J’étais toujours assise et je regardais inlassablement ces être se débattre pour sortir. J’étais peut-être trop jeune pour comprendre ce qu’il m’arrivait et mon instinct d’enfant me disait que j’étais au beau milieu d’un rêve et que tout ce que j’avais à faire pour m’en sortir était de continuer de regarder celui-ci se dérouler sous mes yeux. Tout comme dans un rêve, la scène se déroulait superficiellement, le schéma qui border mes yeux m’effrayait et j’avais perdu tout envie de parler.

Est-ce par fatigue, par manque de nourriture ou par mal être que je m’endormie au beau milieu de cette pièce, bercer par les chamailleries des personnes qui m’entourer. Certainement les trois, j’ignorais depuis combien de temps j’avais été enfermé là, mais ces dernier temps mon alimentation était plus que super flux. En cette période de l’année, je me nourrissais moins qu’à l’accoutumé ; c’était l’approche du jour où mon grand père est mort.

Bref. J’ignore combien de temps je me suis assoupie, mais je fus réveillé par une odeur bizarre. Mes yeux se sont ouverts et je ne vis plus personne, seul un homme resté encore dans la pièce. Que c’était-il passait ? Où étaient les autres ? Il y avait une odeur de gaz et je sentais que ma tête tourné violemment. J’avais dû inhaler se gaz depuis quelques minutes déjà, il fallait que je sorte d’ici. J’étais faiblarde et j’eu du mal à me relever. Une fois debout, j’avançai à tâtonnons et posa ma main sur la porte et sans espoir qu’elle s’ouvre réellement, je l’ouvris à mon plus grand soulagement. J’étais affaler contre la porte à demie ouverte et j’interrogeai le dernier homme à l’intérieure, lui demandant s’il comptait rester ici.

C’est sans l’attendre et un malaise que je m’enfonçais doucement dans le couloir.
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Caïn Val
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Mer 28 Mar - 16:12
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[du couloir des petites cellules 119 à 121]


Talonné -du moins je le suppose- par la chica aux cheveux foncés, je m'avance - pas très vite - pas à pas - doucement - avec un soucis contraint du temps - que je prenais la liberté de prendre - jusqu'à un long couloir bien sombre - mais moins que ma cellule - avant de tomber sur deux nanas aux cheveux de feu.

*Un harem ! J'ai été fait prisonnier dans un putain de harem !*

Bien que la situation commençait à présenter certains avantages (en tout, au nombre de 3...) je me suis toujours proclamé homme libre... et par homme libre je voulais dire "la pute à personne". Ayant encore mes deux valseuses et n'étant pas propriétaire de ces filles, je n'ai pas ma place dans ce bordel. Une raison de plus pour partir... quoi que rester emprisonné ici sur du long terme peut présenter certains avantages (à condition de trouver une douche avec de l'eau chaude, de la nourriture décente, des toilettes propres, une télé 3D, une ps3, un canapé cuir, un bar et une chaine hi-fi.)

Ces filles sont sans doute les "camarades" dont m'a parlé Brooke. Ok pas de problème, j'aime bien voir 2 ou 3 bonnes copines rassemblées.
D'un coup, je me dis que penser à tout ça en étant en captivité ici, dans mon état, c'était grave. Je m'arrête et me fige, toujours en appui sur le mur, le regard vide, les yeux écarquillés, la rétine tremblante, le temps d'une pensée...

*Je suis un malade............................................... et alors ?*

Je secouais la tête et revenais à la réalité. C'est vrai après tout... on a beau savoir que quelque chose ne va pas, j'aurais pu aller voir un psy pour qu'il me dise que cela vient d'une situation remontant à ma tendre enfance où je n'avais aucun contrôle, comme le viol de ma mère, et que cette vision de la femme, cette haine de la femme m'a perverti au plus profond de mon âme en m'amenant à n'aimer qu'à travers l'humiliation et la domination permanente que je leur inflige tout cela pour me sentir plus fort parce que la vérité c'est que je me sens faible, minable, bouh, vilain, méchant et pas beau ! Ce à quoi j'aurais répondu... Certes.
Car c'est vrai. Au final, ça ne m'enlève aucunement l'envie de balader mon coeur au bout d'une laisse. Mais savoir pourquoi c'est déjà bien. N'est ce pas ?

Hé les filles ! Vous devinerez jamais ce que votre copine a trouvé dans la cellule au bout du couloir !

Je prenais le temps de respirer, autant d'efforts (le déplacement et la prise de parole m'ont un peu essoufflé) m'obligent à haleter légèrement. Je crachais un peu de sang pour avoir la bouche moins pâteuse et continuais.

Moi.

J'ai fait du théâtre quand j'étais jeune. Hi hi.

Et si l'une de vous a de quoi faire péter les murs, connais la sortie, a du chocolat ou un moyen pour nous faire sortir d'ici d'une façon ou d'une autre je la suis. Sinon, je propose qu'on fasse le point tous ensemble et qu'on ne se sépare pas de manière à pouvoir aider les blessés.

Parce que ma politique c'est : ON NE LAISSE PERSONNE DERRIERE ! ... et surtout pas les infirmes ! Ca serait pas moral !

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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Mer 28 Mar - 18:01
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Anaëlle se décidait enfin à bouger ? Il était temps, mais le chemin jusqu'au couloir était encore long, il valait donc mieux pour elle ne pas perdre de temps à sortir définitivemenat de cette partie de la prison. Sinon les conséquences pourraient se révéler fatale.

C'était au tour de Riddle de prendre sa part du gâteau. Lui était encore assis sur le sol. Une soupape s'ouvrit juste sous son fessier, et de la fumée sortit comme une brume épaisse, chaude et indolore. Riddle pouvait donc sentir une exquise chaleur sous son fessier royal. Une exquise chaleur qui l'envahirait petit à petit tout entier. Et une fois que son corps serait entièrement réchauffé, une fois que la fumée l'aura entouré tout entier, il sera mort.


(Tu as deux jours pour bouger, Riddle, autrement, je serai obligée de te supprimer.)
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Mer 28 Mar - 18:14
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Aslitelʹ

Ils étaient trois, enfin. Le chiffre parfait.

La discussion commença, et Aslitel', de loin, regarda cet exquise tableau sans ciller, sans bouger, sans parler. Il était invisible aux yeux des vivants ; pour l'instant, car c'était là la forme qu'il avait choisie afin d'étudier de plus près ce qui se passait sous ses yeux. Trois êtes tous différents les uns des autres.
Un homme et deux femmes.
Une discrète, une timide, et un Don Juan. Qu'il aimait ça ! Que c'était tendre et à la fois amusant de voir un trio si parfaitement assorti, si parfaitement...

Allez, en scène, monsieur dames ! En scène, la partie vient juste de débuter.

On ne saurait dire où il se situait : en face ou bien dessous. Au dessus ou bien très loin, mais la voix qui s'échappa, comme un murmure sonore, tout à fait audible, et résonnant, semblait venir de l'intérieur. De l'intérieur de chacune des personnes présentes ici. En l'intérieur, et pourtant quiconque arriverait à ce moment-là pourrait percevoir cette voix, puisqu'elle parvenait de la pièce.

" Blanc, si propre qu'on m'imbibe de larmes, parfois quand les songes ne sont pas rose. Me retirer pèsera lourd aux yeux d'un être et pourtant je suis un mur à l'avancer de chacun. "

C'était nullement une maxime. Juste une énigme, satisfaisante pour l'Aslitel', et surement pas difficile pour les jeunes gens ici présents. Qu'ils cessent de bavasser et qu'ils avancent, maintenant. Car la sortie est encore loin devant eux, et la mort, bien plus proche qu'il n'y parait... .
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Caïn Val
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Mer 28 Mar - 18:28
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Un courant d'air, un frisson parcourant le couloir comme ma colonne vertébrale... un souffle d'air froid. Et une voix. C'était soit un petit garçon soit une femme. Je ne saurais trancher... On va dire la voix d'une tapette.

Donc La voix de tapette qui provenait de partout et nulle part à la fois parla doucement. Au début j'étais surpris et chercher la source m'empêcha de me concentrer sur les premiers mots.

Deux phrases...

J'eus un moment de réflexion avant de me lancer.

C'est soit un Kleenex, soit une bande hygiénique soit, et j'imagine que dans un soucis de gravité il s'agit de cela, un linceul ?

Et je restais là... plein de questions... en attente d'une réponse, qu'elle soit d'une fille aux cheveux de feux, de la chica ténébreuse ou de la voix de tapette mystérieuse...
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Nevroze
Your Scary Nightmare
Over All

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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Mer 28 Mar - 20:30
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C'était peut-être une journée normale, paisible, pour ce jeune Cifer ; et pourtant quelqu'un, ou quelque chose, le tira, au sens propre du terme, de son sommeil, alors qu'il roupillait tranquillement dans son lit, le visage bercé par un rayon de soleil. Ah cette chaleur agréable sur le visage, il ne la retrouvera certainement plus, car alors qu'on le tirait brusquement de son lit par les deux bras, et qu'on le faisait tomber sur son plancher ciré : tandis que l'obscurité l'envahissait subitement, une vague sensation d'avoir mal quelque part sur la tempe gauche ; des rêves dingues se mirent à danser devant ses yeux, l'espace de ce qui sembla durer toute une journée.

En réalité, ce ne fut que l'espace d'une simple discrétion ; d'un long déplacement jusque la prison, et là, on entendit, dans le lointain écho des couloirs maintenant pleins, une porte grincer tandis qu'on l'ouvrait. Le corps lourd de Cifer tomba sur le sol poussiéreux, alors qu'il était encore dans les vapes.

Un bruit sourd, retenu par la couche grise de crasse, et la porte se referma derrière lui, le plongeant dans une obscurité définitive. Une porte complète, pas de barreaux ; et une clé à l'extérieur, pour pouvoir ré-ouvrir la porte.

Crier pourra peut-être aider. Peut-être pas. En tout cas, pour Cifer, la partie vient de commencer.
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Mer 28 Mar - 20:35
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Avril se retourna brusquement alors qu'une main venait de lui effleurer l'épaule et alors qu'elle reculait de deux pas, elle eut juste le temps s'entendre le bruit d'une inspiration et des claquements de talon sur le carrelage que déjà une voix retentissait, lui faisant comprendre d'une voix autoritaire de se présenter.

« La claustro. »

Bon, okay, niveau loquacité on pouvait faire mieux mais Avril avait mal aux pieds et ayant reconnu la voix de la rouquine elle avait envie de faire court. De faire TRES court. D'ailleurs, la douleur des écorchures à ses pieds recommençait à se manifester et faisait monter en elle une sorte d'agacement. Elle sentait que la rousse la guettait et elle n'aimait pas ça, pas du tout même et c'est pourquoi elle recula encore jusqu'à être collée à la paroi en face. Sondant à son tour le mur d'en face.
Ne sait-on jamais.

C'est alors qu'au bout du couloir un son tel un grincement se fit entendre et une voix s'éleva au fond pour finalement se rapprocher au rythme de pas inconnus. La voix était moqueuse, un brin essoufflée aussi mais Avril n'y prêta pas attention. Non, elle préféra se concentrer sur le bruit des pas, cherchant à définir si l'inconnu était ennemi ou bien ami et n'écoutant que d'une oreille ce que disait l'autre. En revanche elle ne pu réprimer un sourire lorsque le « moi » se fit entendre. C'était amusant, oui, au goût d'Avril du moins.

« Et si l'une de vous a de quoi faire péter les murs, connais la sortie, a du chocolat ou un moyen pour nous faire sortir d'ici d'une façon ou d'une autre je la suis. Sinon, je propose qu'on fasse le point tous ensemble et qu'on ne se sépare pas de manière à pouvoir aider les blessés. »

Elle était d'accord avec ça, rester grouper était la meilleure des solutions surtout si le kidnapeur décidait de montrer le bout de son nez (pirouette, cacahouète) et de s'en prendre à l'un d'eux. Avril n'eut toutefois pas le temps de poursuivre sa réflexion car une voix se fit entendre. Distincte, claire. Et malgré le fait que c'était impossible, cette voix semblait résonner à l'intérieur de son propre corps, lui déclamant une énigme.

« Blanc, si propre qu'on m'imbibe de larmes, parfois quand les songes ne sont pas rose. Me retirer pèsera lourd aux yeux d'un être et pourtant je suis un mur à l'avancer de chacun. »

À première vu, il fallait trouver un mot et Avril s'y attela avec soin, sans même chercher à comprendre pourquoi elle entendait des voix. Après tout, elle était comme ça cette chère Avril, illogique et incompréhensible tout comme cette énigme d'ailleurs à laquelle elle tentait de donner un sens. Les deux premières phrases, déjà, lui faisait penser à un oreiller, ou un doudou. Mais c'était plutôt étonnant que son subconscient lui envoie un message de la sorte.

« C'est soit un clinex, soit une bande hygiénique soit, et j'imagine que dans un soucis de gravité il s'agit de cela, un linceul ? »

L'inconnu qui était arrivé un peu plus tôt venait de dire ceci. Elle n'était donc pas la seule à avoir entendu cette voix, visiblement. Et là encore, contre toute logique Avril ne chercha pas à comprendre pourquoi, elle ouvrit juste la bouche pour prononcer d'une voix claire quelques mots, sortant ainsi une nouvelle fois de son mutisme obstiné.

« Je ne suis pas d'accord. Je pense à un oreiller ou un doudou. »

Avec une préférence pour le second mais elle ne l'ajouta pas, soucis d'économie de salive, de mots ou bien d'autre chose.
Qui sait ?
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Mer 28 Mar - 20:50
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Aslitelʹ

Deux réponses, déjà, de données ? Oh mais ils commençaient à réagir de manière remarquable, maintenant. L'odeur sucrée de la satisfaction remonta délicieusement dans la gorge d'Aslitel' ; tandis qu'il savoura la moindre des réponses données.

Rapides, certes ; mais pas le moindre soupçons de logique, dans ces quelques cerveaux déboussolés.

" Faites un effort, c'est avec son cerveau qu'on réfléchit, mais avec ses pieds qu'on avance. "

On peut entendre par la suite un très, très léger ricanement ; sortit tout droit du fond de son âme, transpercer chacune de ces têtes bien pleines, de par et d'autres, et le silence revint, aussi vite qu'il avait été comblé par la voix de l'homme invisible. Et pourtant, il était toujours là. Quelque part, dans le couloir, mais personne ne pouvait le sentir, et encore moins le distinguer. Il ne le souhaitait pas. Ce n'était pas dans sa lubie d'apparaitre, sachant parfaitement que pour un mortel des plus communs, une apparition de ce genre pourrait lui être ... oh pas fatale, mais presque. En un sens, ce pourrait être drôle, mais ça fausserait tout le jeu. Et Dieu sait qu'il aimait ça, les jeux lancés à tout va dans les différents endroits sordides du No man's Land. Il aimait ça, oui, et s'y incruster, c'était comme être invité, comme faire partie de la fête.

Mais en mieux.

Allaient-ils comprendre, cette fois-ci ?
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Cifer Ro
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Mer 28 Mar - 20:51
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Cifer dormait paisiblement dans son lit, lorsqu'au première lueur du soleil, il fut retiré de son rêve, alors qu'on le tirait par terre par les deux bras. Il n'a pas eu le tmeps de réagire, qu'il sombra dans le noir total. De drôles de rêves, effrayant même vinrent le déranger.

Alors qu'il se fait déplacer, il ne savait pas se qui se tramé. Il sentit une douleur a sa tempe gauche. Ceci le réveilla soudainement. Où était il ? Que faisait il là ? La peur commença a l'envahire. Que voulait on de lui ? Ses paupières battait dans l'obscurité tel les battements d'ailes d'un papillon. Il se leva soudainement, mais il eu le tournit. Il se remit assit, tâtant dans le noir total pour découvrire cette endroit tout comme un aveugle ferai. Il se mit a renifler en sentant une forte odeur. Sa main venait de toucher quelque chose de moue ... Se doutant à cause de l'odeur que c'est des excréments, il secoua sa main, faisant une grimace de dégoût. Il continua sa recherche, il comprenait rien à rien. Il heurta soudainement quelque chose qui ne touchait pas le sol, des bruits de chaines résonna dans la pièce.


_Hey ! Qui êtes vous ? Pourquoi m'avoir enlevé ?

Il tendit les mains vers l'avant, tâtant, touchant, la peur commence à l'envahire. Il fronça les sourcils, et prit un peu d'écart, donnant un coup de pied dans ce qu'il croit, être une porte. Un vacarme commença à ce répandre. "Boum, boum" ! C'était ses coups de pieds. Il se mit a hurler sous la peur.

_Sortez moi d'ici ! Au secour !
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Brooke
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Jeu 29 Mar - 9:21
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*D'accord, je dois donc être dans une sorte de jeu télé ou je ne sais quoi...*, pensais-je en soupirant intérieurement.

Cain avait avancé dans le couloir et retrouvé deux de mes compagnes de cellule en proposant de rester groupé. Pour ma part, j'aurais préféré du "chacun pour soi" histoire d'aller plus vite dans les recherches vers la sortie, quitte à retourner se prévenir en cas de trouvaille ou à se donner rendez-vous régulièrement. Mais je n'avais pas eu le temps d'exposer mes remarques qu'une voix sortie de nul part et venant de partout à la fois, désincarnée -au sens propre- mais très présente, s'était faite entendre. Les frissons m'avaient parcourut en entendant son énigme. Devinette par laquelle je supposais maintenant qu'il s'agissait d'un quelconque programme de divertissement télévisé du plus mauvais goût.
Avais-je signer un contrat stipulant ma participation à cette perte de temps sans m'en rendre compte ? Toujours lire les petits caractères au bas des pages ! Ça m'apprendra à ne pas le faire systématiquement tiens.

Si répondre à l'étrange énigme était la solution pour sortir d'ici, ou au moins avoir un peu de lumière car je me doutais que, le jeu ne faisant que débuter, obtenir la porte de sortir dès maintenant serait un peu trop facile, alors soit. Essayons d'y répondre.
J'avais d'ailleurs de suite pensé à un linceul, mais fut devancé par Cain. Et, au regard de la suite donnée par la Voix, ce n'était pas la solution attendue.
Une de mes camarades avait aussi proposé quelque chose après le jeune homme et je songeais à un élément proche de l'oreiller.


Un drap ?, lançais-je à mi-voix. Du coton ? Un nuage ? Une couche ?

J'étais partie à réfléchir. J'aimais les énigmes, mais ne trouvais pas toujours les solutions. L'important était de participer après tout.

Une feuille de papier ? Un souvenir ?


Quitte à essayer, autant proposer tout et n'importe quoi. Et surtout n'importe quoi.
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Jeu 29 Mar - 9:45
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Aslitelʹ

La jeune fille devant ses yeux, celle qui semblait la plus timide, et qui avait été pourtant parmi celles qui avaient été les plus dévouées depuis le début, articula quelques mots, d'une petite voix, mais Aslitelʹ les entendit très bien. Personne ne put le voir, d'ailleurs on ne saurait dire si ça pouvait être possible ou pas, mais Aslitelʹ élargit ses lèvres en un fin sourire. Oh en ce moment, il n'avait même pas de corps charnelle, ce n'était donc pas un sourire physique, mais une sorte de contentement pétillant qui le prenait dans ses entrailles psychologiques.

N'avait-elle pas dit ... draps, en tout premier ? Cette petite avait certes un peu fort caractère, mais elle en donnait depuis le début. Il aurait pu applaudir, s'il avait eu des mains, mais il se contenta de rire ; d'un rire ni moqueur, ni enjoué. Un petit rire posé qui ne signifiait rien d'autre que sa joie mortuaire.

" Un drap... "

Pensaient-ils réellement que dans un jeu tel que celui-là, il fallait se contenter de chercher des mots ? Et de les exprimer à voix haute ? L'action, c'est comme ça qu'on avance. Avec ses pieds, pas seulement avec son cerveau.

" Et bien qu'attendez-vous ? Cherchez-le ! "
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Brooke
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Jeu 29 Mar - 11:53
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J'avais donc trouvé la bonne réponse, chose que je n'aurais même pas imaginé. Surtout que l'énigme m'avait semblé assez difficile à résoudre. Mais finalement, la difficulté avait bien vite laissé place à la joie d'entendre la Voix confirmer ma proposition. Joie intérieure toutefois, et que je gardais entièrement pour moi, afin de ne pas blesser les autres qui avaient aussi essayé.

Sauf que, ce drap, il fallait apparemment le chercher. Nouvelle phase dans le jeu, sans doute, mais pourquoi un drap ? Pour se déguiser en fantôme peut-être, et compléter à merveille le décor... A moins que le drap ne recouvre quelque chose, comme un chariot remplis de nourriture ou une voiture neuve. Choses qui seraient bien dignes d'un jeu télé soit dit en passant. En espérant que la future trouvaille soit au moins une belle surprise de ce genre, donc et non un cadavre.


Ok, cherchons-le alors, proposais-je toujours à mi-voix.

La pénombre avait cet effet oppressant de ne pas me faire trop élever la voix, comme pour ne pas être entendue des ombres invisibles qui rôdaient parmi nous.


Nous venons de par-là, désignais-je vers la direction dans laquelle se trouvait l'escalier qui nous avait tout mené à ce couloir, donc allons de ce côté.

A l'opposé, il y avait la cellule à la porte grande ouverte d'où s'était extrait Cain. En fait, il m'avait fait revenir sur mes pas pour retrouver les deux autres filles. Puis, au-delà, encore plus loin que la pièce 120 dont j'avais crié le numéro à une des filles pour tout indice de localisation, c'était l'inconnu. Et, même si, tout comme le reste, ce nouvel environnement était plongé dans le noir, y aller n'était pas plus bête qu'autre chose.

Allons-y !
, dis-je en m'avançant à nouveau dans le couloir.

Si j'avais était Docteur, cette phrase aurait tout de même était beaucoup plus drôle...

[J'espère ne pas m'être trompée dans les lieux. En partance vers la salle de garde donc...]
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Ira May
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Jeu 29 Mar - 16:32
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~ La mort...

Un souffle dans le noir. Un souffle en réponse à un courant d'air. Une voix qu'elle ne percevait qu'à peine, lointaine, si proche, familière presque. Elle frissonna. Encore une fois. Comme toujours. Si les sentiments ne se peignait pas sur ses traits, ils naissaient en légers frémissements dans son dos.

C'est dans le dos qu'on frappe en traitre. Dans le dos qu'on a mal. Un dos qu'on ne voit pas, qu'on ignore mais qui retient tous les points sensibles. Colonne vertébrale, colonne de douleur, pilier de vie.

Et pourtant, c'était à la mort qu'elle pensait en entendant l'énigme. La mort ou l'espoir. Mais dans le coeur d'Ira, ces deux mots étaient synonymes. Ils résonnaient de même dans son esprit. L'espoir? Il l'avait toujours déçu, après s'être faufilé sournoisement en elle, tuant à petit feu l'éclat de son coeur. Fut un temps où elle y croyait encore. Fut un temps ou Ira était Clementia. Mais Clementia n'existait plus et même dans cet endroit sombre et effrayant, la chaleur de Clementia était loin. Ne restait que l'implacable Ira, le serpent venimeux, le paon arrogant, l'animal en cage, le fauve blessé.

Il est dangereux d'être ainsi, pour soi et pour les autres. Un bout de verre dans la main, un filet de sang coulant sur ses longs doigts arachnéens, elle aurait tremblée de colère si la bêtise qu'elle entendait ne la paralysait pas.

Ils étaient à nouveau quatre. Réunis. Ira reconnaissait la voix de deux femmes, mais celle de l'homme était inconnue. Il y avait ainsi d'autres personnes que le groupe avec lequel elle s'était réveillé ici?

La jeune fille resta muette, écoutant sans ciller tout ce qui se disait. La voix continuait à parler, et les réponses continuaient à fuser. Jusqu'à ce qu'un mot sonne le départ. La fille avait visiblement trouvé la réponse.

Nous. Nous. Nous.

Il n'y avait pas de nous qui tenaient. Ces mots répugnaient Ira. Elle fuyait la solitude des lieux, refusait la compagnie. Que voulait-elle à la fin? Elle ne savait pas elle-même ce qu'elle voulait. Si ce n'était sortir.

Que fallait faire pour sortir? Chercher? Chercher qui? Chercher quoi? Elle se rappelait avoir une clef. Une clef qu'elle devrait peut-être utiliser quelque part? La douleur du bout de verre se réveillé dans sa main et elle le manifesta en grognant légèrement avant de remballer son arme et de se bander la main en arrachant un autre bout de sa chemise.

Ira était nerveuse et son esprit s'embrouillait. Cela ne se voyait pas mais c'était bien le cas. Le choix qui s'offrait à elle, la laissait perplexe. Suivre le mouvement ou chercher de son côté. Sortir seule. Elle ne put s'empêcher de se demander quelle serait sa réaction si par chance elle trouvait en premier la sortie. Laisserait-elle les autres se débrouiller seuls? Appellerait-elle la police? Elle ne savait pas. Vraiment pas.

Elle lâcha alors, presque sur le ton d'un automate.

~ Pas de nous qui tienne. Encore moins pour suivre une piste qui sent le souffre à plein nez.

La demoiselle acide reprit sa route. Dans le noir, elle continua à avancer en longeant les murs, essayant de faire le moins de bruit possible, une nouvelle idée entrée dans le crâne.

D'où venait-il cet oiseau de mauvaise augure tombé du nid, déjà?

[direction les cellules 119 à 121]
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Cifer Ro
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Jeu 29 Mar - 18:46
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Cifer continuait de taper contre le mur ou la porte, ça, il ne saurait dire ce que c'était. Remarquant que personne ne venait, il soupira, se demandant comment faire. Mais déjà faudrai trouver la lumière. Il se rapprocha du mur, et tâta avec les mains les parois. A l'aveugle, il chercha pendant un petit moment, seulement, il ne trouva rien. Il trouvait ça étrange, pas d'interupteur, donc pas de lumière. Soudain, il sentit très bien le froid s'emparer de son corps. Il eu la chair de poule, cet endroit lui faisait peur. il faisait pas si chaud en plus, on se croirait en hivers dans cette pièce, et cette odeur répugnante lui donné la nausée. Que pouvait il bien faire ? Taper ne l'aide pas, il est dans le noir ... Mais au faite, qu'est ce que c'était que cette chose suspendu par des chaines ? Il se retourna, les mains en avant, cherchant, battant les bras, jusqu'a se que ses jambes se heurtent a un truc en fer. Il s'arréta en sentant une petite douleure, et se pencha légèrement. Il placa ses mains dessus et tenta de deviner ce que c'était. Il suivit la barre, c'était plutot long et un truc était dessus. Il déplaca ses mains et tâte. C'est mou, et ça prend toute la place. Il essaya de former l'image dans sa tête, touchant, scrutant, cela ce former petit a petit. Quand enfin, il vit dans son cerveau, il réagit.

_Mais oui ! Un lit et un matelat ! Mais pourquoi est il suspendu par des chaines ?

Il se mit a genoux par terre,e t fit passer ses doigts sous le lit. Peut être y avait il quelque chose en dessous a ne pas casser ? Ou n'est il peut être pas seul ? Il ne sentit que le vide, non, il n'y avait rien. Alors, résumons la situation. Il s'est fait enlevé au petit matin, se retrouvant dans le noir complet, sans lumière, sans interupteur, il est seul, un lit suspendu dans le vide contre un mur. Pourquoi toute cette mise en scène ? A quoi cela rime t il ? Est il seul dans cet endroit, dehors comme dedans ? Il ne comprenait rien a rien. Il se redressa, et se remit a donner des coups de pieds. Que se soit mur, ou porte, ça devrait s'entendre.

_Hey oh ! Au secour ! Je suis ici ! Venez me sortir de là !
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Caïn Val
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Jeu 29 Mar - 19:15
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Un drap... un linceul... Tsssss... décidément la tapette m'enerve. Quand aux autres réponses... je penses qu'en fin de compte ces réponses en disent plus sur nous que nous font avancer réellement. Les deux miss aux cheveux flamboyants sont comme le feu et la glace : la première est touchante et la deuxième nous a tous snobé. Tu veux te la jouer perso ? Pas de soucis, c'est les premiers à crever dans les films. Je me tourne vers la rouquine touchante...

Un coussin ou un doudou ? ... * Tu... es... MIGNON MIGNON MIGNON MAIS...*
Là, tu m'as vendu du rêve !

Puis vers la rouquine glaciale :

Quand à toi... tu n'as qu'à suivre le parfum que tu veux ! Les murs sont tapissés de merde, et de moisissures, tu n'as qu'à prendre la direction à pile ou face ! Dans quel élément souhaites tu finir ?

Et Brooke - cette fille déborde d'énergie et ne tient pas en place ! - forte de sa réponse positive n'a pas l'air de se poser de questions. On dit "va chercher" et... PAF (ca fait des...) elle semble repartie pour de nouvelles aventures (sans doute fortes en chocolat). Par contre sur les 4,5 personnes (parce que je compte la tapette) que nous sommes, y'en a 2 ou 2,5 qui se barrent. Alors que j'ai spécifié que je voulais qu'on reste ensembles. Et ça... eh ben c'est pas très bien. C'est même très bouh ! C'est bouh tout plein ! Et quand c'est bouh, moi, je sors la machine à baffe.

*Dans la vie, y'a ceux qui ont un esprit de leader et les autres*

Bon... faisons le point comme le beau gosse l'a dit. J'ai été kidnappé, balancé dans un harem, j'ai pas de chocolat et y'a une tapette qui me réclame un drap. Encore une chouette journée au pays des merveilles. Alice... haha... déjà petit c'était un fantasme... sans parler du lapin blanc...

*Frisson*

Un drap ? T'es sûr ?

Et puis d'un coup j'ai senti toute l'injustice de la situation : on a trouvé grâce à la pin up et on a RIEN GAGNE ! C'est de la merde son jeu ! Pire : on a trouvé, et résultat on doit chercher une offrande en plus. La tapette est tout de même assez conne : elle aurait pu s'arranger pour qu'on lui offre un truc plus glamour !

Je commençais à perdre patience. C'est sans doute désespéré mais je tente le coup... Au pire ça va décontracter l'ambiance.

Hé ! Tu nous fait sortir d'ici et des draps, je t'en trouve plein ! Coton égyptien naturel bio arrosé à l'eau parfumée à la rose... tout ce que tu veux ! Si les draps c'est ton trip, on peut s'arranger !

Et voyant les filles s'éloigner j'ajoute à leur intention :

Eh mais attendez ! On a trouvé la réponse ! Sans déconner, à quoi bon nous enlever si c'est pour nous laisser sortir après ? Vous pensez vraiment que ce qu'on attend de nous c'est un drap ?! On a trouvé donc maintenant c'est à nous de poser une devinette.

Et d'ailleurs j'en ai une bonne qui me vient à l'esprit...

Si t'étais à notre place et que tu savais comment faire pour partir, tu irais par où ? Hein ?

C'est vrai quoi ! On est pas des pantins ! Et en plus, j'ai déjà eu de la peine à me trainer jusqu'ici, j'ai aucunement l'intention de me balader au hasard. A moins qu'on me porte... peut être... sur les épaules...
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Ira May
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Jeu 29 Mar - 19:19
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[arrivée du couloir]

Une bifurcation. Sa main se perdit dans le vide. Elle s'arrêta. Etait-ce de là qu'ils venaient? La jeune fille décida d'aller vérifier. Son coeur battait toujours aussi fort dans sa poitrine. Elle porta la main sur son palpitant, espérant le calmer, se caler sur son rythme, le faire baisser mais il était difficile de se concentrer sur la méditation, impossible même puisque le moindre bruit lui donnait des sueurs froides.

Elle entendait les bruits de pas des autres qui s'éloignaient loin d'elle, la laissant seule à nouveau. Ira avança dans la pièce qui se découvrait à elle, toujours aussi sombre. Ses yeux s'étaient désormais habitués à la pénombre et elle parvenait à distinguer quelques formes. Il y avait une armoire à gauche, et la brillance d'un métal à droite. Elle longea à nouveau le mur et ses doigts tombèrent sur le froid du métal. Des barreaux. Encore une cellule? Ira essaya de l'ouvrir mais elle ne fit que rompre le silence. Elle essaya de faire de même sur les autres, seule la dernière s'ouvrit.

La jeune fille repoussa une mèche de ses cheveux qui lui tombait dans le visage, la coinçant dans une de ses pinces à chignon. Ses doigts étaient visqueux ils sentaient le fer. Peut-être du sang, peut-être autre chose. Elle préférait l'ignorer.

Et de toute manière, elle avait d'autres choses en tête. Ces énergumènes ne lui inspiraient pas confiance. Et cet homme fraichement arrivé non plus. Ces paroles étaient étranges, tellement légères. Pour la belle rousse, ce n'était pas normal. Il avait forcément quelque chose à cacher et pour le déterminer, elle comptait bien explorer son lieu de départ. Loin du leur.

[direction cellule 121]
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Brooke
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Sam 31 Mar - 13:53
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[Venant du couloir du deuxième étage...]

Je m'étais avancée dans le couloir sombre en suivant, si ce n'était en partant à l'opposé, celle qui avait vivement protesté et était partie de son côté. Soit. C'était son choix et je ne pouvais l'obliger à rester avec nous. Puis c'était aussi mon choix au final, car sans vraiment les attendre, j'étais également partie en laissant Cain et l'autre jeune fille derrière moi. Libre à eux de me suivre ou non.

Mais il y avait fort à parier que Cain me rattrape et que la jeunette le suive aussi. L'homme m'avait d'ailleurs interpellée pour m'inciter à protester contre la Voix.


Mais c'est un jeu, tu ne le vois donc pas. On a trouvé la réponse à l'énigme, maintenant il faut chercher le drap. C'est comme ça. Peut-être que seulement après on gagnera quelque chose, lui avais-je alors répondu. D'ailleurs, si on pouvait avoir un peu de lumière à ce moment là !

J'avais lancé cette dernière sentence à l'intention des éventuelles décideurs, seuls aptes à nous fournir quelques récompenses.


J'étais décidée à suivre les règles. Celles-ci étaient bêtes et méchantes, et je pensais fondamentalement que certaines lois étaient faites pour être transgressées, mais mieux ne fallait pas discuter et jouer tranquillement le jeu. Après tout, j'avais à y gagner.

Je m'étais donc dirigée à travers le couloir jusqu'à une porte légèrement entrouverte. De la lumière filtrait de l’entrebâillement. De la lumière, enfin ! Un rayon éclairait poussière et drap blanc.


*Le drap !*, pensais-je en m'approchant rapidement de l'ouverture.

Un grand drap d'un blanc uni et impeccable, qui tranchait vivement avec le reste du décor ambiant, était posé à cheval sur le haut de la porte, recouvrant entièrement celle-ci. D'un geste preste je tirais sur le grand morceau de tissus afin de le faire descendre jusqu'à moi. Dans mon mouvement, le battant de la porte s'ouvrit plus largement, inondant de lumière cette partie du couloir.


J'ai trouvé le drap !, criais-je à qui voulait l'entendre, que ce soit mes comparses ou la Voix désincarnée.

Comme personne ne me répondit et que la lumière qui m'avait tant manquée m'appelait, j'entrais, drap en boule dans les mains, dans la petite pièce.
Au centre de la salle, sur une chaise de bureau en bois, un homme était assis. Je le voyais de dos et il semblait assoupis, la tête tombant sur son épaule gauche. Mon cri ne l'avait apparemment pas réveillé.
Je m'approchais tout de même de l'individu, lentement.


J'ai trouvé le drap, lui répétais-je à la fois pour le tirer de son sommeil, manifester ma présence, et au cas où l'information était d'une quelconque importance pour lui.

Mais l'individu ne réagit pas. Contournant son siège et le bureau en bois placé devant, j'arrivais en face de l'homme.


Oh mon dieu !

Reculant, une main sur la bouche, je sortit bien vite de la petite pièce. J'avais vu l'horreur. L'homme, les yeux évidés, rouges et dégoulinants de sangs séchés, était de toute évidence mort. Et depuis un moment. Un cadavre. J'avais parlé à un cadavre. Ce n'était pas la première fois, certes, mais les chairs me dégoutaient au plus haut point. Et cette vision d'horreur me retournait l'estomac.

De nouveau dans le couloir, me retenant de vomir sur l'immaculé morceau de tissus, je claquais des plus violemment la porte de la petite pièce avant d'aller me coller contre le mur à l'opposé, le souffle court, le cœur battant et les oreilles encore résonnantes du claquement que tout le couloir avait du entendre...
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Sam 31 Mar - 17:33
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La rouquine méprisante était partie de son côté, la brunette avait suivit un autre chemin et toujours adossée au mur, Avril réfléchissait sur la marche à suivre. La rousse semblait vouloir faire bande à part et les deux bruns, eux, prônaient la solidarité et l'entraide. Les deux raisonnements déplaisaient à Avril. Le premier tout d'abord car ce lieu étant certainement plutôt dangereux, et s'y aventurer seul était sans doute une très mauvaise idée. Le second, car l'idée de se retrouver en « bande » était quelque chose d'extrêmement dérangeant pour la jeune fille. Déjà, on risquait de lui parler et étant plutôt taciturne ses réponses seraient plutôt limitées à des « oui » ou des « non » ou des « devine ». Ainsi, on lui parlerait de moins en moins, constatant que la communication n'est pas chose aisée pour elle et puis on finirait par l'oublier et la laisser seule avec le danger sans vraiment s'en rendre compte.
Comme toujours.

Avril secoua la tête afin de chasser la foule de mauvais souvenirs qui commençaient à l'assaillir (Pas besoin de ça, pas maintenant.) et elle se rendit compte que l'homme inconnu lui avait certainement adressé quelques mots auquel elle n'avait pas prêté attention, plongée dans ses réflexions. Celui-ci était déjà passé à autre chose, déclamant ses paroles à toute vitesse, un air agacé plaqué sur le visage malgré l'humour certain qui se dégageait de ses mots. Avril se surprit à sourire, bien que d'après les phrases de l'inconnu, une nouvelle possibilité s'offrait à elle. Avancer à droite, avancer à gauche, rester sur place. Ou autrement dit : Se faire snober, devoir aider quelqu'un, ou se retrouver avec un bavard.

Les deux dernières options étaient plus séduisantes que la première et de toute manière, Avril présentait qu'il fallait qu'elle reste avec quelqu'un après tout, n'y avait-il pas un tordu qui les avaient enlevé ? Ce même taré errait peut être dans les couloirs même si c'était peu probable. En effet, si celui-ci aurait voulu les tuer, ce serait déjà fait. Hors, jusqu'à preuve du contraire Avril respirait encore et l'homme à ses côtés avait assez de souffle pour jacasser autant qu'il le souhaitait. Alors pourquoi les avoir conduit ici ? On devait attendre quelque chose d'eux et cette énigme était surement la première étape. Peut être qu'en réussissant une énigme on gagnait une sorte immunité contre... quelque chose ou bien un indice vers la sortie ? Un plan ou une carte serait bien utile dans ce genre de situation. Pour peu qu'on possède un sens de l'orientation.
Soupir.

Avril reporta son attention sur l'homme qui avait cessé de parler. Bien, maintenant elle pouvait lui expliquer qu'elle décidait de rester avec la brunette mais qu'il était plus judicieux qu'il vienne avec elle parce qu'un vilain méchant tout moche pouvait débarquer avec de mauvaise intention, ne sait-on jamais ! Et que résoudre cette énigme totalement pourrait effectivement leur apporter une récompense et que c'était surement pour jouer à un genre de « jeu » (Cherche la sortie je m'amuse bien à regarder te démerder) qu'on les avait amené ici. (*respire*) Le soucis étant bien entendu de dire cela avec le moins de mot possible, ce qui est un autre genre de jeu. Alors autant commencer... par le commencement.

« Je suis Avril. »

Trois petits mots, c'était déjà un gros effort mais loin d'être à la porté du nombre de chose qu'il fallait dire. Alors Avril ouvrit la bouche une seconde fois pour ajouter...

« Et vous ? »

Bon, tourner autour du pot n'est pas la meilleure des solutions et apprendre le prénom de l'inconnu, est juste un moyen pour que justement, elle cesse de penser à lui en temps qu'inconnu et mette un nom sur son visage (ça peut aussi aider à diversifier les appellations ). Mais nous étions encore très loin du sujet alors pour faire clair, court et concis elle annonça :

«On nous a amené ici pour jouer. Sinon il n'y aurait pas eu d'énigme

Avril inspira et expira deux fois avant de poursuivre.

« En réussissant le jeu, peut-être pourrons-nous partir. »

Spoiler:
 
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Ira May
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Sam 31 Mar - 21:36
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[arrivée de l'armoire à clef]

Doucement, la demoiselle solitaire pénétra dans la petite cellule. Il faisait toujours aussi froid mais elle ne le sentait presque plus, tout son corps étant maintenu à une température basse mais viable. Sa peau d'ordinaire si pâle devait avoir pris une véritable teinte bleutée désormais.

Dans un soupir, elle tâtonna. Ses mains parcourait avec nonchalance les parois de la cellule. Elle semblait en tout point identique à celle où elle s'était réveillée. De toute évidence, l'architecte n'avait aucune originalité. Aucun génie créatif. Rien qui mérite le moindre intérêt.
Et Ira était bien placée pour le savoir. Etudiante en art, si sa spécialité n'était pas l'architecture, elle avait des notions dans ce domaine et était à même de reconnaître un bâtiment qui valait la peine de s'émerveiller. Cette prison n'en faisait nullement parti.

Sa seule fonction était de causer du soucis à la jolie rousse. L'énigme dans le noir résonnait encore dans le fond de son crâne. Elle avait peur d'entendre à nouveau la voix résonner dans son esprit. Elle lui semblait sinistre, s'insinuant partout, comme un voyeur habile perché sur la fenêtre du coeur.

Ira était silencieuse dans ses recherches. Elle fouilla la pièce. Elle fouilla la pièce parce qu'il n'était pas normal que quelqu'un se soit réveillé seul, alors qu'ils s'étaient tous réveillé ensemble, dans l'autre cellule. Pas normal... Intriguant. Troublant. Dangereusement inhabituel, pour peu que quoi que ce soit puisse être qualifié d'habituel ici.

Une intuition. Bonne ou mauvaise. Mais une intuition.

La jeune fille s'attarda sur le lit, laissa ses main courir le long des chaînes froides dans des mouvements d'une sensuelle inquiétude. Seule, Ira retrouvait inconsciemment la douceur de Clementia, sa grâce de fée et la poésie de ses illusions. Une poésie noire, écrite à l'encre de chine.

Elle n'avait rien trouvé de particulier à son grand désarroi. Rien que ce doute. Elle tourna les talons, déçue de n'avoir aucune preuve tangible contre son mauvais pressentiment. Pas le temps de s'attarder cependant. Ira sortit de la cellule, refermant la porte pour la remettre comme elle l'avait trouvée, se fondant comme une ombre parmi les ombres.

"Si je suis invisible, je n'aurais rien à craindre...
Et l'invisibilité, je connais par coeur.
"


[direction l'armoire à clef]
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Dim 1 Avr - 17:04
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La fumée enveloppa doucement le corps de Riddle, qui, hypnotisé, ne bougea plus d'un seul pouce. Sur son visage, on aurait pu lire comme une sorte de fascination, tandis que ses yeux restaient fixes, noyés dans ce qu'il se passait en face. Mais que se passait-il en face ? Rien en tout cas que quelqu'un aurait pu voir. Alors qu'était-ce ? Un gaz hallucinogène ? Surement, c'est en tout cas ce que donnait à penser l'expression de Riddle, mais malheureusement personne ne put le voir. Et il était maintenant trop tard.

Le gaz, fumée grise, presque blanche, s'enroulait comme une conscience l'aurait poussée à le faire, de manière que ça ressemblait plus à un monstre qu'à une simple fumée. Une fumée qui possédait une conscience ? Non, il ne fallait pas aller dans l'extrême, alors qu'en était-il vraiment ?

Une vague silhouette blanche apparue devant Riddle, transparente. Comme un mirage très bref. Ivyi.

Elle bougeait ses bras, entortillait ses doigts, comme une sorcière appellerait son invocation en bougeant les membres, Ivyi traçait le chemin de la fumée ainsi. La fumée tournait lentement, et une fois que Riddle fut entièrement recouvert, la fumée se dissipa lentement. Le corps de Riddle était maintenant inanimé à jamais. Son visage était penché sur le côté, les yeux encore ouverts de fascination sur ce que lui seul avait vu, mais dont personne ne sera jamais ce que c'était. Un filet de bave gouttait sa bouche, et resta figée dans le vide.

Il était paralysé ; et mort.

Alors Ivyi apparut, et son visage tourna lentement vers Anaëlle, comme un automate, au regard d'abord doux, mais qui changea brusquement en quelque chose de dur, d'effrayant. Elle la fixa sans sourire, prête à se charger de son cas maintenant. Elle s'était échappée de la fumée mais n'était toujours pas sortie ? Elle allait goûter à la soif d'Ivyi.


(Anaëlle, tu as jusque demain soir, même heure, pour sortir. Autrement je te tue aussi.)
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Lun 2 Avr - 20:23
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Décidément, Ivyi resta bien longtemps dans ce lieu, et ce fut un carnage ; pas des moindres, car elle aura en tout à son actif, pour la journée, deux victimes.
Un jeune homme hébété, et une jeune fille qui aurait mieux fait de se dépêcher de sortir. Mais Ivyi n'avait-elle pas déjà fait assez preuve de bonté pour la journée ? Elle avait faim maintenant, et il fallait assouvir son envie. Elle n'attendit donc pas plus longtemps. Maintenant matérialisée, Ivyi apparaissait aux yeux du monde comme une personne presque complète, bien que la transparence resta flagrante. Une sorte d'humaine si claire qu'on voyait à travers, mais pour le reste, elle était bien là, bien présente, ça ne faisait aucun doute.

Son regard sombre, noir, alors posé d'abord que la demoiselle, prévenant dans une ultime seconde qu'il était temps de partir n'hésita plus, et l'instant d'après, Ivyi s'était jetée sur la jeune fille, bouche grande ouverte. On entendit un bruit sourd, comme un sac plein tombé sur le bitume. Anaëlle venait de tomber à genoux sur le sol, épuisée, vidée de son énergie. Et pourtant, bien qu'elle se soit débattit, aucun son n'était sortit de sa bouche. Effet de surprise qu'Ivyi avait voulu.

Pendant quelques instants, le corps d'Ivyi cachait tout entier celui d'Anaëlle, jusqu'à ce qu'elle disparaisse d'un coup.

A l'entrée de la cellule 118 se tenait maintenant, assise, le dos contre les barreaux froids de la porte, le corps pétrifié de la demoiselle : les yeux écarquillés de peur, la bouche grand ouverte ; comme si un cri avait voulu en sortir, formant une alcôve sombre, profonde. Son corps était déjà blanc : elle avait été vidée de son sang. Son visage regardait vers le plafond, pleine d'espoir à ce que quelqu'un venu du ciel ou de moins haut vienne l'aider. Malheureusement, il était trop tard.

Sur le sol, sous Anaëlle, on pouvait voir une flaque de sang se former rapidement. Une flaque d'un rouge foncé, presque noir. Quelques grumeaux et bulles nageaient à la surface, du reste tout était normal.

Anaëlle était morte, ainsi que son compagnon de cellule, un peu plus tôt. Ivyi s'en était repartit dans son monde, laissant les autres à leurs folles occupations.
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Nevroze
Your Scary Nightmare
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Mar 3 Avr - 21:01
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Quelle joie, n'est-ce pas, de sentir l'étoffe entre ses doigts, de savoir quelque part que l'énigme avait été facile et que c'était soi-même qui l'avait résolue, soit même qui avait trouvé ce qu'il fallait chercher. Mais Brooke, es-tu sûre que cette voix, qui s'était élevée quelque part dans le couloir, t'avait demandé de trouver un drap ? T'avait-il demandé de prendre ce drap, ou simplement de trouver un endroit où se trouvait des draps ? Et bien Brooke, il faut toujours faire attention à ce qu'on nous dit, et surtout à ce qu'on ne nous dit pas !

Maintenant, voilà bien plusieurs minutes que tu tiens l’étoffe en boule dans le creux de tes bras, bien blotti contre ta poitrine ; les mains blessées, entaillées... Ne sens-tu pas comme une gêne ? Une gêne étrange, comme une impression... doucement ... au fur et à mesure ... de ne plus pouvoir ... bouger.

~~ Poison neurotoxique ~~


Doucement, il parcourt ton sang. Doucement, il parcourt tes veines, paralysant au fur et à mesure chacun de tes membres. Tu peux à peine marcher, maintenant. Lever ta jambe demande un effort trop considérable ; et même tu ne peux même pas lever un bras pour soutenir l'effort. Tes yeux, oh tes yeux sont si lourds. Les garderas-tu ouverts assez longtemps ?

Tes lèvres sont comme scotchées, c'est à peine si tu peux murmurer. Ton corps pèse des tonnes, liés par une chaîne invisible qui te paralyse, puis te contorsionne. Cette sensation d'étouffer ; est-elle normale ? Ces chaînes qui t'enserrent trop forts, parviendras-tu à les briser ? Non, oh non car il ne sont qu'une image inventée par ton cerveau pour t'expliquer cette sensation étrange qui t'envahit rapidement. Cette sensation étrange que bientôt ... tu ne pourras même plus respirer.

Retiens-toi avant de tomber, Brooke.
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Brooke
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Mer 4 Avr - 15:16
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Collée contre le mur en face de la porte que j'avais violemment fait claquer sur ses gonds, le visage enfouis dans le drap blanc, j'avais le souffle court. Je respirai à travers le tissus l'étrange odeur que celui-ci dégageait. Mais je sentais ma tête me tourner, mes paupières devenir lourdes et mes jambes se dérober sous mon poids.

Que m'arrivait-il, je n'en savais rien et ne voulais pas le savoir. J'avais de plus en plus de mal a respirer, et mes pensées se faisaient la belle comme lorsque l'on se laisse aller dans les bras de Morphée après une éprouvante journée. Mon esprit m'abandonnait. Ma respiration aussi. Vitale pourtant et si immatérielle...

J'avais glissé le long du mur tout en lâchant le drap que mes bras, ballants contre mon corps, n'avaient put tenir plus longtemps. Mes yeux s'étaient fermés d'eux-même et, affalée entre le sol et la paroi du couloir que je ne reverrai plus jamais, je disais sans m'en rendre compte adieu à ce-lieu. Adieu aussi à mes camarades d'infortune que je n'avais pas eu le temps de mieux connaitre.

Un dernier souffle. L'ultime et douloureuse respiration qui m'arrachait à ce monde. A mes côtés, le drap blanc qui m'avait finalement fait sortir d'ici. Pas de la manière dont je l'avais imaginé, certes, mais peu importait désormais.

Que mon corps repose en paix. Que le drap ne me serve pas de linceul. Qu'à la vue de tous et pour l’Éternité, je garde silencieusement ce côté du seuil...

[Bonne chance aux autres !]



Félicitations, Brooke

tu viens d'être tuée, en touchant un drap empoisonné.


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Ira May
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Sam 7 Avr - 12:40
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[arrivée de la cellule 121]

Rien. Elle n'avait rien trouvé dans cette boîte de sardine qui empestait le poisson pas frais. L'humidité devait avoir laissé la moisissure s'installer sur les murs. C'était sale. C'était froid. Et après avoir exploré de fond en comble la petite cellule à la recherche d'un quelconque indice, la jeune fille la quitta, refermant doucement la porte derrière elle.

Ira s'arrêta à nouveau. Il lui sembla entendre quelque chose. Un bruit de pas et un rire. Elle saisit son bout de verre et se plaqua contre un mur. Attendit. Attendit. Attendit. Les minutes s'égrainaient à une vitesse de limace endormie, laissant toute la place disponible à une certaine peur. De la folie peut-être. Sans doute. Cette pénombre. Ce silence oppressant. Toutes les conditions étaient réunies pour que le grain de folie se cale dans une chaussure et pèse de tout son poids, pour s'incruster sous la peau, remonter le long de la jambe, du buste, pour aller se loger comme une tumeur dans le cerveau. Un cancer dont on ne guérit pas. Un sida sans thérapie pour rendre la vie plus facile.

L'artiste se mordit violemment la joue. La douleur fusa immédiatement dans sa bouche, accompagnée d'un goût ferreux désagréable mais bien connu. Le sang coulait dans sa bouche, tombait dans sa gorge, teintait ses lèvres pâles d'une couleur vermeille à faire rougir de honte blanche neige. Cet électrochoc réveilla d'un coup la demoiselle.

Le feu courait à nouveau dans ses veines.

Elle se détendit légèrement et rangea son arme de fortune, pour se remettre à chercher le plus important: la sortie. Elle chercherait le responsable plus tard. Avec un peu de chance, il se dévoilerait lui-même. Elle aurait alors tout loisir de monter une revanche digne des plus grands polars.

Bien. Il fallait donc sortir. Sortir... Ira passa devant l'armoire à clef et s'y arrêta, avant de reprendre son exploration. La vitre était brisée et il n'y avait rien d'autres que quelques toiles d'araignées à l'intérieur alors que la poussière n'était pas uniforme. Quelqu'un avait pris les clefs. Pourtant, ils n'avaient rien dit. Rien du tout.

Un rictus déforma son visage.

"Alors comme ça... ça veut faire ami-ami mais ça cache des choses. Tss... Quelle connerie."

La rousse essuya ses lèvres ensanglantées et regagna finalement le couloir, se rappelant que la fille et son nouveau copain avaient certainement des choses à cacher. Cela ne faisait que renforcer ses doutes: il fallait qu'elle les évite à tout prix.

[direction le couloir]
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le :
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Chapitre 2 : La prison du saint graal

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