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  Chapitre 2 : La prison du saint graal

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Nevroze
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Lun 20 Fév - 10:11
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Alors qu'ils étaient réveillés, tous, depuis maintenant quelques temps, assez long, ou assez court selon les personnes, différents comportements avaient déjà pu se deviner sur les cinq jeunes gens, tous assez différent. Riddle était discret et ne se manifestait guère ; Avril était en proie à un mal interne insoupçonnable et bien qu'elle avait envie de sortir à tout prix, elle n'avait rien essayé pour s'échapper ; Brooke et Ira essayaient d'attraper les clés conservées dans l'armoire en face de la grille de la cellule ; Brooke avait d'abord paniqué tandis qu'Ira était restée froide ; Anaëlle était postée entre les deux.

Et tout effort méritant récompenses ; avec assiduité et une certaine intelligence, deux des filles avaient réussi à aboutir à quelque chose. En effet, en perdant une chaussure, mais qu'est-ce qu'une chaussure quand c'est pour sauver sa peau ? elles avaient réussi à faire tomber deux clés. Et à les ramener vers elles.


Félicitations, Brooke et Ira May

Vous avez chacune trouvé une clé





Deux clés sur trois c'était une bonne moyenne, mais quelle clé était la bonne ? Aucune ? Ou les deux ?
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Brooke
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Mer 22 Fév - 10:22
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Ouais !

Je ne put m'empêcher de lâcher cette exclamation, à mi-voix, qui reflétait bien ma joie intérieure. Nos efforts conjugués avec l'autre fille avaient été couronnés de succès et nous avions ramené jusqu'à nous deux clefs.

Deux objets lourds et métalliques. Deux possibles espoirs de sortir de cette prison, de retrouver un peu de liberté. Deux clefs et nous étions deux à les avoir à portée de main.

Ramenant corde et chaussure, j'attrapais ensuite une des deux clefs en laissant l'autre à ma "collègue". Je n'étais pas égoïste, du moins j'essayais, et elle méritait selon moi d'en récupérer une elle aussi. Après tout, sans son idée, les deux objets ne seraient sûrement pas parvenus jusqu'à nous.

Je ne détachais pas encore la chaussure tordue de la corde, au cas où il faudrait recommencer l'opération pour une quelconque raison. De même, je gardais presque précieusement le lien sur moi, me le posant sur l'épaule. Bien que nous venions de travailler en équipe -équipe de deux sur cinq, mais équipe quand même- l'ambiance semblait être au "chacun pour soi" et la corde pouvait toujours m'être utile. Quant à la chaussure que j'avais utilisée, si nous ouvrions la cellule, je la rendrais à la fille qui pourrait alors récupérer la seconde.

La clef était lourde et épaisse. Une vraie clef de cachot comme je me les imaginais. Je m'étais relevée et, debout face à la grille, je jouais quelque instants avec l'objet, le faisant tourner entre mes doigts. Première récompense dans ce calvaire, il fallait pourtant l'utiliser.

Tâtant les barreaux, je cherchais la serrure de la grille. Je ne l'avais pas fait avant, contrairement aux autres membres de la prison, mais l'avais tout de même repérée quand ces-derniers avaient tenté, en vain, de la crocheter.

*Une chance sur deux*, pensais-je en passant mes doigts sur la forme caractéristique du trou de la serrure.

Une chance sur deux en effet. Non pas parce que nous avions deux clefs, mais parce qu'il existait une chance sur deux pour tout. Soit j'avais la bonne clef, soit la mauvaise. Et, sans attendre d'avantage, j'enfonçais l'embout métallique dans la serrure glacée et tournais la clef...
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Nevroze
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Dim 26 Fév - 18:56
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Était-ce un déclic, ou bien autre chose ? Oh elle aurait pu croire qu'elle avait rêvé, pendant un instant, mais non, son heure de calvaire venait brusquement de prendre fin, car la serrure venait bel et bien de se déverrouiller. Il suffisait maintenant de tirer sur les barreaux pour que la lourde porte en fer rouillé ne s'ouvre dans un bruit de grincement sourd et aigu.

A l'extérieur, Brooke et ses compagnons trouveront leur chemin dans un couloir étroit ; où seul la lumière de la cellule 118 éclairait les lieux. De manière circulaire ; ainsi plus on s'éloignerait et plus on s'engagerait dans l'obscurité.

De là il faut passer par le couloir, où se trouvait l'armoire. Ensuite, il faudra aviser.
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Ira May
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Lun 27 Fév - 13:52
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Double jackpot.

Il semblait qu'elle ait de la chance dans son malheur. A quelques secondes de la jeune femme, Ira choppa une clef dans sa botte. Son regard s'alluma d'une nouvelle lueur de victoire, ténue et éphémère qui disparut dès que son esprit lui rappela que par delà la satisfaction, ce petit jeu avait pour but principal de la sortir de ce cauchemar.

Etrangement, maintenant que la sensation d'avoir une aiguille plantée dans la nuque avait cessé et qu'elle se bougeait pour sortir de la cellule, la peur l'avait quitté. Elle dormait profondément dans son être, remplacée par une petite angoisse doublée de méfiance.

La situation lui faisait penser plus à un jeu de mauvais goût qu'autre chose. Elle se demanda soudainement si des comédiens vêtus en zombis n'allaient pas débarquer pour leur tomber dessus. Où était caché le C4? Et les grenades? Il fallait des flingues aussi. Fusil d'assaut. Peut-être dans l'armoire?

Récupérant sa clef, Ira l'observa un instant avant de la fourrer dans sa poche. Elle remit sa chaussure après l'avoir détachée et enroula sa corde de tissus pour l'attacher à sa taille. Ca pourrait toujours servir. Ne serait-ce que de bandage si elle venait à se blesser.

Peu après, elle entendit le cliquetis de l'autre clef dans la serrure. Bordel, ça marchait! Elle allait enfin pouvoir sortir et retrouver le salopard qui avait osé la toucher et l'enfermer ici. Ah ça, il le regretterait amèrement. Oeil pour oeil, dent pour dent. En 100 pire, histoire de lui faire passer l'envie de recommencer, bien entendu.

La jeune fille allait sortir lorsqu'elle remarqua une petite boule recroquevillée près de la porte, désormais ouverte. Son regard acide resta fixé sur elle un moment. Elle était en pleine réflexion. Aidera ou aidera pas? Ira connaissait bien cette position. De l'angoisse. Une belle crise d'angoisse. Claustrophobie sans doute. Clementia l'avait déjà vécu jusqu'à ce qu'elle lui montre qu'un petit espace était sans doute l'endroit le plus sécurisant au monde quand on y était seul. Pas beaucoup d'espace à surveiller pour assurer sa sécurité.

Doucement, l'étudiante s'approcha de celle qu'elle avait menacé quand elle avait hurlé. Elle s'accroupit devant elle et lui releva le visage, sans lui laisser le choix.

~ Regarde moi dans les yeux, laissa-t-elle tomber en plantant son regard vert dans celui de la claustro.

Elle posa ensuite ses mains sur ses tempes en y appliquant une légère pression quelques secondes. Elle vérifia ensuite l'état général de la fille et se releva en la tirant par le poignet.

~ On bouge.

Ce furent ses seuls mots avant de quitter dans la cellule. Bien qu'elle n'en montrait rien, elle éprouvait une légère sensation de compassion pour la claustrophobe. Clementia savait à quel point c'était dur lors des crises. Ira aussi. Il fallait lui faire oublier cette sensation avant qu'elle ne beugle encore une fois. Se coltiner une claustro en pleine crise pouvait par ailleurs se révéler dangereux. Trop dangereux pour qu'elle prenne le risque.

[direction l'armoire à clefs dès qu'Avril aura répondu]
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Brooke
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Mar 28 Fév - 10:57
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*Qu'est-ce que...*, pensais-je en entendant un petit déclic.

Le genre de bruit fin, discret et qui fait plaisir à entendre quand vous êtes enfermé dans une cellule glauque après avoir tourné une clef dans la serrure.

Terminant de faire faire son tour à la clef, j'enlevais ensuite celle-ci en la gardant dans ma main. Je venais d'ouvrir la porte, de mettre fin à (une partie de ) ce cauchemar. Nous allions pouvoir sortir.

Victorieuse et reprenant d'un coup espoir pour la suite des événements, je poussais la porte aux lourds barreaux métallique avec un petit sourire aux lèvres. Mais rien ne se produisit.

*Quoi ?! Elle est ouverte ! Je viens de l'ouvrir !*

La panique refit surface en un instant dans mon esprit. La porte était déverrouillée, je n'avais pas rêvé et replacer la clef dans la serrure me le confirma vu qu'elle tournait presque dans le vent. Je poussais donc de nouveau la porte, plus fort. Mais toujours rien.

Rahhh !, lâchais-je en secouant violemment la grille.

Je voulais sortir. Les autres sans doute aussi. Et je me devais de réussir, pour le simple fait que je leur bloquais pour le moment la sortie.

Lâchant un instant la grille, je jouais de mes mains désormais poisseuse avec la clef avant de finalement la mettre dans la poche de mon jean.

*Calme. Il y a toujours une solution. Souvent évidente.*

Celle-ci m'apparut alors. La porte ne se poussait pas mais se tirait.

*Illogique au possible*, pensais-je en ouvrant enfin la cellule.

Le calme revint en moi en même temps que la porte grinçait sur ses gonds rouillés. Mais peu importait le bruit que nos oreilles devaient endurer tant que nous n'étions plus prisonniers.

Je fus donc la première à sortir, sans même jeter un regard aux autres. Hors de la cellule, je m'enquis de suite ramasser la seconde chaussure qui traînait sur le sol, entre l'armoire et la grille. Puis je défis celle qui pendait toujours au bout de la corde et essaya de lui redonner son forme originelle, avec plus ou moins de succès. Enfin je posais la paire de souliers près de la grille mais côté liberté.

De ce côté, je voyais mes compagnons d'infortune et celle que j'avais surnommé "ma collègue" parler, rassurer sans doute, la jeune fille recroquevillée sur elle-même et accolée contre les barreaux.

*Tant mieux si quelqu'un s'occupe d'elle*, pensais-je.

Je n'étais personnellement pas très douée pour réconforter les gens, bien qu'étant de bons conseils paraissait-il. Puis je préférais laisser chacun goûter librement à sa sortie de prison.

J'étais d'ailleurs impatiente de sortir de cet endroit et d'obtenir quelques explications sur le pourquoi du comment on m'y avait enfermée. Quitte d'ailleurs à obtenir réparation pour le tort causé.

Oubliant l'armoire mais gardant la corde sur mon épaule et la clef en poche, je m'engageais dans le couloir...
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Mar 6 Mar - 16:29
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Avril prit une profonde inspiration. La porte était ouverte, et enfin elle pouvait sortir de ce placard qui la terrifiait. Non...Pas ce placard, cette cellule.
Elle ne pouvait pas bouger.
Sans doute sa paralysie était-elle du à les tremblements incessants qui la parcouraient, mais elle ne pouvait pas bouger. Il fallait qu'elle se calme, et vite. Avril replongea sa tête dans ses genoux, puis attendit.

Quelques minutes passèrent ainsi sans qu'Avril ne relève la tête, préférant s'apaiser plutôt que de faire deux pas et s'effondrer à nouveau. Mais la rousse ne semblait pas de cet avis et alors que l'adolescente avait relevé la tête d'un millimètre pour savoir si oui ou non le sol tanguait toujours, l'inconnue en avait profiter pour lui soulever le visage complètement et poser ses mains sur ses tempes l'air songeur. Son regard d'un vert acide de planta dans celui émeraude d'Avril, semblant juger son état comme si elle pensait que la jeune claustrophobe serait un fardeau. Mais Avril ne lui demandait rien et il était clair qu'elle allait nettement mieux, c'est pourquoi elle soutint avec froideur le regard dur de l'inconnue, plantant ses yeux comme on plante un poignard.
Elle voulu repousser la rouquine.
Elle n'en eut pas le temps.

L'attrapant soudainement par le poignet, la rousse la tira en avant sans ménagement et avant qu'Avril ne comprenne ce qu'il lui arrivait, elle se retrouva au beau milieu du couloir, trainée par cette femme odieuse qui visiblement ne lui accordait pas plus d'égard qu'à un chien. Et Avril n'était pas un chien, elle n'avait besoin de personne et surtout pas de cette inconnue. Et puis... Personne n'avait le droit de poser les mains sur elle.
Personne.

«  - On bouge.
- Ne me touche pas.  »

D'un geste brusque, Avril se dégagea et s'éloigna de cette jeune femme, lui offrant au passage un regard à la fois nerveux et farouche. Elle ferma ensuite brusquement les yeux, alors que la douleur des morceaux de verres qui s'était plantés dans la chair de ses pieds se manifestait subitement. Quoi de plus normal ? La vitre de l'armoire qui s'était brisée avait rependu des éclats dans le couloir, couloir qu'elle venait de traverser de force alors qu'elle était pieds nus. Elle repéra ses escarpins rouges à côté de la cellule et elle décida d'aller les chercher malgré le fait qu'il lui faudrait pour ceci, revenir sur ses pas. Elle s'élança donc, clopin-clopant, supportant sans grimacer ni gémir la douleur provoquée par les nouveaux éclats de verre qui venaient s'enfoncer dans la plante de ses pieds.
Deux mètres.
Un.

Elle attrapa ses escarpins d'une main et elle s'aida de l'autre pour pénétrer à nouveau dans la cellule, là elle se dirigea vers le lit et s'y assit. Entreprenant alors d'enlever ce qui était planté dans la plante de ses pieds, elle ne pu s'empêcher d'afficher une grimace lorsque elle arriva à enlever un gros bout de verre qui s'était enfoncé plutôt profondément dans sa chair. Le sang se mit à couler mais elle n'arrêta sa tache que lorsque elle jugea avoir enlever tout ce qui était possible d'enlever. Ses pieds devenaient totalement rouges et formaient de petites flaques sous ses pas tendis qu'elle se rendait près des rideau. Là, elle entreprit de les arracher et s'en servit pour faire un bandage autour de ses pieds. Non contente d'avoir fait ceci, elle attrapa une de ses deux chaussure et brisa le talon en frappant un grand coup sur le sol. Ses deux escarpins ainsi transformés en ballerine, elle les agrandit en découpant à l'aide de ses ongles et d'une pierre bien coupante, des encoches dans la semelle et sur le contour. Ainsi, elle pu y faire glisser ses pieds bandés à l'intérieur en les fixant à la semelle à l'aide d'une bande de tissus supplémentaire, et être sûre de pouvoir traverser ce maudit couloir sans risque de s'abimer d'avantage les pieds.

Mais ce n'était pas tout, jugeant que le tissus épais pourrait s'avérer utile par la suite, elle découpa une grande forme à l'aide de la pierre. Du tissus, elle fit un sac ou elle mit les deux talons de ses chaussures qu'elle venait de casser et de tailler en pointe à l'aide de la pierre, de sorte à créer deux poignards. Elle y fourra aussi le reste des rideaux, c'est à dire les bandes qu'elles n'avaient pas utilisées pour panser ses pieds et ses mains qui s'étaient retrouvées souvent écorchées durant sa tâche. Le travail accomplit, elle se releva, prête à affronter toute éventualité, et à tailler en pièce la personne qui les avaient amené ici si jamais ce dernier avait l'audace de se présenter devant elle.

Elle sortit à nouveau dans le couloir et le traversa.
Sans un regard pour les autres.
Sans un regard en arrière.

[Direction l'armoire à clefs]
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Mar 6 Mar - 16:56
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[Arrivée de la cellule 118]

Elle s'arrêta tout de même un instant devant l'armoire. Il restait une clef et peut être était-il utile d'en avoir une en sa possession ? Elle la ramassa en se demandant quelle cellule elle pouvait bien ouvrir et si il y avait quelque chose de plus intéressant dans les autres que dans sa cellule initiale. Malheureusement, en continuant sa route et en s'arrêtant devant chaque cellule elle ne pu que constater la similitude entre celles-ci. Aucune ne semblaient contenir d'éléments supplémentaires, et ayant déjà un nombre suffisant de bandes de rideau, elle ne jugea pas nécessaire de tester sa clef pour arracher plus de tissus qui lui en fallait.

Pourtant, elle ne jeta pas la clef. Peut-être celle-ci lui serait utile, plus tard. Si jamais elle voulait dormir à l'abri des autres ou bien s'enfermer pour échapper à quelque chose.
Quelque chose ou... quelqu'un ?

Elle secoua la tête et continua d'avancer dans le couloir. Inutile de dire qu'elle ne savait pas ou elle allait, elle suivait juste son instinct, et à cet instant, son instinct lui criait d'avancer et de trouver une sortie.


[direction le couloir du 2eme étage]
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Nevroze
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Sujet: Couloir - premier étage   
posté le : Mar 6 Mar - 20:44
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Couloir - premier étage
disponible

Il y a fait sombre, pour l'instant. Pas la moindre once de lumière à l'horizon. Il va falloir avancer à tâtons, jusqu'à trouver une source de lumière.

Le couloir mène
- à la salle de garde (ouverte)
- aux locaux 119 à 121 par le couloir dans lequel se trouve l'armoire à clé.
- aux locaux 122 à 124 par le couloir dans lequel se trouve l'armoire à clé.
- au dépôt (fermé)
- au grand escalier qui mène au troisième étage.

Les murs sont froids, et granuleux. Le sol glisse un peu, surement n'a-t-il pas été balayé depuis un petit moment. Aucun bruit, aucun vent, rien. Comme les autres pièces.


Couloir - Salle de garde
déverrouillée

Une petite pièce éclairée de jour par une toute petite fenêtre condamnée par des barreaux. Sur toute la largeur de la porte, la recouvrant entièrement : un drap posé dessus. Blanc, propre, banal.

Au centre de la salle, un bureau miteux. Une chaise. Et un garde, qui semble dormir sur son siège. Dormir ? ... approchez-vous pour mieux regarder : il est mort. Une armoire contre le mur droit, et une poubelle, derrière la porte, dans le coin. Vides.

Approchez doucement mais surement.


Couloir - Salle de dépôt
déverrouillée

C'est une salle dans laquelle sont déposées toutes les broutilles possibles et imaginables qu'on peut emmener dans une prison : caisses remplies de bières, et toute sorte de choses apportées illicitement par les gardes qui n'ont à dire vrai que ça à faire.

Cette salle contient : 4 caisses, soient fermées mais pas condamnées, soit ouvertes.
- une est placée au milieu de la pièce, ouverte, le couvercle rabattu contre elle sur le sol.
- une à droite de cette caisse, fermée.
- une contre le mur, à droite.
- une dans le coin gauche, au fond, de la pièce : elle contient les bières.


Elle est éclairée par une lumière à faible niveau.

Devant la porte ; deux pots, de couleur noire. Dieu seul sait ce qu'il y a à l'intérieur. Un pot à gauche, devant l'entrée, et un à droite. Et dessus, qu'est-ce ? Des... mots ?

"Ténèbres" ? "Lumière" ? C'est une plaisanterie ? Pour le savoir, il faut regarder... .

A l'intérieur du dépôt se trouve l'interrupteur. Il est au fond à droite : une boite métallique fixée sur le mur.

Si on l'ouvre ? Un jeu vidéo ? Non ! Neuf boutons comportant chacun un numéro écrit au feutre noir. C'est une boîte d'alimentation.

117 -116 - 118 - 119 - 120 - 121 - 122 - 123 - 124

Mais à quoi ça sert ?

La salle est verrouillée !
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Ira May
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Mer 7 Mar - 19:00
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[arrivée de la cellule 118]

La claustro rembarra sèchement Ira, une fois dans le couloir. A son aise. La jeune fille aux yeux acides ne dit rien, se contentant de soutenir avec lassitude le regard courroucé de la demoiselle. Intérieurement, elle se sentait blessée par ce rejet catégorique de son aide, alors qu'elle avait fait l'effort d'en proposer. Bien que cette aide fut totalement intéressée, elle n'en restait pas moins une aide. Et au lieu d'un merci, on lui crachait à la figure.

Encore.

C'était lassant. Blasée, Ira regarda alors le piètre manège de l'imbécile heureuse qui marchait bêtement dans les débris de verre, pieds nus. Elle l'observa quelques instants puis se détourna d'elle, la laissant trafiquer les rideaux et ses chaussures sans l'entendre vraiment, à nouveau plongée dans ses pensées et ses rêves d'évasion. Evasion... Comme si elle avait fait quoi que ce soit pour se retrouver là. Déplaisante plaisanterie.

Passant une main sur son visage, elle se sortit de la tête une multitude de moyens peu catholiques de faire payer l'enfoiré qui les avait coincé ici. Il y avait plus urgent. Comme trouver la sortie par exemple. Réfléchissons.

Ils étaient dans une cellule. Et dans la pénombre, malgré des fenêtres. Donc, ils n'étaient pas dans un sous-sol. Donc, trouver des escaliers pour monter ne serviraient à rien. La sortie devait être à cet étage. Ou à un étage inférieur s'il y en avait. Bien. Il ne restait plus qu'à faire le tour du propriétaire pour trouver cette foutue sortie alors. La pénombre n'était pas.

Ira entendit la fille quitter la pièce, passant près d'elle. Un frisson remonta le long de son dos. De la peur? Non. Jamais. N'est-ce pas..? Serrant les dents, la demoiselle préféra tout de même se trouver une arme. Et ce n'était pas ce qui manquait ici. Vraiment pas. Son regard clair se porta sur l'armoire défoncée. Il restait des bouts de vitre assez importants accrochés sur le bois. Ira s'en approcha, vérifia s'il restait quelque chose d'intéressant dans l'armoire avant de s'enrouler la main dans une partie de sa ceinture de tissus.

Elle arracha avec plus ou moins de peine un bout de verre et le cassa pour en faire une sorte de lame triangulaire qu'elle enroula soigneusement dans le tissus avant de le fourrer dans sa poche.

Sortez couverts qu'ils disent. Il était tant d'appliquer ce dicton avant de quitter cet endroit pour explorer le terrain. Posant une main sur une paroi murale, Ira avança dans le couloir, d'abord doucement pour se donner une idée d'où elle allait, puis plus rapidement, avec une certaine force, constatant qu'elle n'entendait que ses pas sur le sol.

[direction le couloir]
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Brooke
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Jeu 8 Mar - 10:25
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[Venant du couloir, depuis la cellule 118.]

Fermée. Plus loin, une seconde... fermée aussi. Tant pis. Si elles étaient closes, c'est qu'il devait y avoir une bonne raison. Ainsi je continuais mon cheminement, les semelles de mes chaussures glissant quelque peu sur le sol poisseux.

Je fus tout de même prise d'un doute en arrivant à proximité d'une autre armoire. Peut-être que les portes closes que je venais en vain tenté d'ouvrir retenaient-elles aussi des captifs, tout comme je l'avais été... Et peut-être l'armoire devant laquelle je me trouvais maintenant renfermait-elle les clefs les délivrant de leur supplice.

Plaçant ma main sur la poignée du meuble et tournant celle-ci, je me rendis compte que, tout comme les portes, l'armoire était fermée.

*Et bien, c'est le crédo ici !*, pensais-je en m'acharnant sans plus de succès sur la poignée du meuble.

Celui-ci était aussi vieux et accroché au mur que le précédant. Vitré également, mais le verre était si sale que je ne distinguais pas ce qui se trouvait sur l'étagère derrière. Même après avoir frotter la vitre de ma manche, ne réussissant qu'à me salir encore un peu plus.

Restait à renouveler la technique déjà utilisée -presque par hasard- et briser la vitre. Mes chaussures étaient plates, sans talons, et je n'avais rien de pointu, lourd, ou suffisamment résistant pour casser le verre. A part ma propre personne.

Entourant bien mal la corde autour de mon coude pour faire une dérisoire protection, je donnais un violent coup dans la vitre, tout en détournant la tête et en me protégeant les yeux des éventuels éclats de verre de mon autre main.

Mais avais-je réussi ?
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Nevroze
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Dim 11 Mar - 10:51
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Bien entendu. L'armoire était comme celle précédente : une vieille armoire en bois moisi, une vitre salle pleine de poussière facilement cassable, et trois clés, à l'intérieur. Trois clés que maintenant, il ne serait pas bien difficile à récupérer, puisque l'armoire avait été brisée.
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Nevroze
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Dim 11 Mar - 11:01
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Alors que les quatre autres avaient maintenant réussi à ouvrir leur cellule. Alors que maintenant, Brooke ne se trouvait pas très loin, un bruit de porte rouillée retentit dans le couloir menant aux cellules 119 à 121. Voire même dans le couloir principal.

Quelque part dans la cellule 121, un homme fut poussé de force par une personne inconnue, que personne, ici, n'avait vue arriver, mais qui était pourtant bien là. Ce jeune homme ce nommait Caïn Valentine, et bien qu'il n'ait rien demandé, il allait lui aussi se retrouver au plein milieu de ce jeu infernal.

Lui non plus n'avait rien vu ; il ne pourrait donc pas répondre aux questions, si on lui en posait. Tout ce qu'il savait, c'est qu'on referma la porte derrière lui, et qu'on la verrouilla. Il était enfermé. Pris au piège, comme les autres ; jeté dans la poussière et le noir.
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Caïn Val
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Dim 11 Mar - 15:58
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La première sensation que j'ai conscience de ressentir est... la douleur, suivie de très très près par une nausée intenable. J'étais dans une position improbable, allongé sur le ventre, comme désarticulé, l'emprunte des bottes de mon geôlier encore imprimé dans le derch' et les lèvres éclatées écrasées sur le sol comme un poisson contre une vitre.

*Pathétique.*

J'allais cracher mon mécontentement concernant le service de chambre mais mon corps crût plus opportun de le vomir. Au sens littéral. J'eus tout juste le temps de tourner la tête sur le coté, par réflexe, pour limiter les dégâts et éviter la noyade la moins noble. Un mouvement vifs contre lequel mes cervicales protestaient vivement mais je choisis de les ignorer pour le moment. Chaque chose en son temps, je ne prends qu'un problème toutes les 5 secondes.
Je toussais quelques fois, reprenais mon souffle tant bien que mal et roulais sur le dos.

*Après ce que je vais leur laisser dans le livre d'or, ils ne pourront que fermer ces connards.*

Je haletais péniblement et entrepris de faire un check-up complet. Mes bras et mes jambes semblent... intacts sauf quelques bleus et os douloureux, une pensée pour mon genou droit en particulier. Un rapide coup de langue sur mes lèvres m'informait que ma lèvre supérieure était exposée et en frôlant du doigt mon visage je compris qu'il en était de même pour mon arcade gauche.

*CA, ça ne vas certainement pas arranger ma vie sexuelle.*

Toujours allongé, je commençais à me poser les questions de circonstances : qui, comment, où , pourquoi. D'ici je pouvais raisonnablement penser que la porte était fermée (autrement pourquoi avoir pris la peine de me trainer jusqu'ici ?) et d'un coup cela me revint : on m'a trainé jusqu'ici. J'étais dans le cirage, impossible de me souvenir. Ce n'était qu'un défilé de couloirs, de portes, de lumières et de coins sombres qui se succédaient et je n'étais pas encore assez conscient pour interpréter ce que je voyais ou même réfléchir. Je me souviens surtout de ce vertige, cette sensation de basculer à chaque virage, de chuter à chaque pas et...
Une nouvelle vague de bile se déversa de ma bouche. Je m'essuyais... fatigué par l'effort que m'exigeaient ces contractions involontaires. Après le gout de l'acide vint le goût de la rage. Je me relevais péniblement. Le noir complet et les drogues encore présentes dans mon organisme m'empêchaient de trouver un équilibre satisfaisant et il me fallut plusieurs tentatives pour me retrouver dans la position debout.

Là, je décidais de faire l'inventaire de mes effets personnels, ce fut rapide : une montre à gousset qui vaut plus que la vie de celui qu'il m'a jeté ici, mon porte feuille avec de l'argent, mon iphone avait disparu (ha ha, ça aurait été trop facile hein ?) et il me reste aussi un ramassis de tickets de tram usagés, de factures inutiles et ce qui me semblait être un ticket de jeu à gratter. Je ne saurai jamais s'il était gagnant. Par contre le fait qu'il me reste de l'argent est inquiétant : qui prend la peine de kidnapper quelqu'un, faire ses poches et lui laisse son argent ? Quelqu'un qui s'en fout. Mon ravisseur est soit un hippie, soit un détraqué mental. Qu'est ce qui serait le pire ?

Histoire d'avoir une idée de la taille de mon environnement je décidais de faire confiance à mon ouïe. Je tapais du pied sur le sol pour entendre en retour les échos rapprochés et sonores caractéristiques des pièces à la fois closes, petites et vides. Il faut procéder de manière ordonnée : prudemment j'avance jusqu'à ce que je touche une première paroi en prenant soin de faire glisser mon pied en arc de cercle devant moi pour détecter tout obstacle. Je n'eus pas à avancer longtemps. A partir de là commença le petit jeu du mime : j'inspectais le mur jusqu'au coin et continuais ce petit jeu jusqu'à avoir fait le tour de la pièce. Ce qui ne fut pas long. Dommage. Ceci dit, j'eus le bonheur de déceler une porte ! Ce qui est rassurant : je ne suis donc pas au fond d'un puits. Je ne sais pas trop pourquoi... peut être le désespoir de la situation me fit tenter un geste aussi ridicule qu'inutile.

Toc toc toc

Suivit d'un magnifique

Ouvre. C'est moi.

Qui ne tente rien n'a rien pas vrai ? Personne n'a daigné me répondre, j'en déduis qu'il n'y a personne de l'autre côté ou que s'il y a quelqu'un, la personne n'attends personne. N'ayant rien de mieux à faire je décidais de pousser cet humour encore un peu pour me donner du courage.

Oh Allez c'est bon quoi ! Ouvre et je te promet que je te ferai pas de mal.

Ce petit jeu dura quelques minutes...

Oh merde tu sais ce que je viens de trouver ?! La clé de la porte ! Putain c'est trop con, faut vite que tu viennes la chercher mec !

J'avais un sourire béa et j'étais appuyé contre la porte. C'est là que j'ai craqué... normal, j'ai beau être moi, je n'en suis pas moins homme... et devant cette porte je l'avoue ma raison comme mon être vacille.

MAIS TU VAS L'OUVRIR CETTE PUTAIN DE PORTE ENCULE ?!

Je criais. En tout cas, j'essayais de mon mieux, mes cordes vocales ont connus des meilleurs jours et ce n'est pas l'huile dans laquelle elles ont été baignées qui va les aider à mieux vibrer. Mes poings sur la surface dure rythmaient mes mots et une fois ma dernière tirade achevée je m'écroulais à genoux devant cette porte irrémédiablement close. Aille. Mon genou droit.

Crier ne semblait pas aider, aussi lorsque j'entendis un bruit de l'autre côté, je me contenta de tendre l'oreille et de retenir ma respiration.
[strike]
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Nevroze
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Sujet: Le petit couloir du troisième étage   
posté le : Dim 11 Mar - 22:36
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3eme étage - Le petit couloir du troisième étage
accessible

Encore un couloir plongé dans le noir. Cette fois-ci deux portes. Une à gauche, et une à droite.

La porte de gauche est fermée, mais pas verrouillée. Elle mène à la salle d'étude.
La porte de droite est également fermée, mais pas verrouillée, mais mène à une sorte de nef.
Ne vous éloignez pas trop.



3eme étage - Couloir - La salle d'atude
ouverte

Une grande salle pleine de lits : cinq. Les draps sont tirés, les lits sont fait. La salle a l'air propre, et pourtant, si on s'approche un peu, on peut discerner des traces de sang sur le sol, et sur les lits. Qu'est-ce qu'on a fabriqué ici ? Cette salle ne dit rien qui vaille.

Très peu de lumière éclaire cette salle qui se toute évidence n'était pas faite pour recevoir la lumière du jour. Où se trouve la bougie ? Sur le sol, renversée, presque inexistante, inutile. De toute manière vous n'avez pas de feu. Les murs sont sales, bien que la salle ait l'air propre. Ce n'est certainement pas un lieu stérilisé et conditionner pour faire de la chirurgie. Et les instruments de tortures accrochés sur les murs, alors ?

C'est évident, cette salle n'est autre qu'une pièce prête à accueillir cinq futurs patients. Et les traces de sang, alors ? Patience, patience... . Vous le saurez surement bientôt... .



3eme étage - Couloir - La nef
ouverte

Cette salle s'appelle la Nef car elle en a la forme. Il semblerait que ce soit la seule et unique raison.
Pourtant, un vague sentiment étrange vous pousse à venir ici. Pourquoi ? La nef et votre salut auraient-ils un rapport ? Qui sait ?

Pas de fenêtres. Uniquement un grand mur de craie, de forme arrondie sur la partie gauche, et ça s'arrête là. Un lustre pour toute lumière, et également une armoire, en face de l'entrée, ainsi qu'un lavabo, dans un coin. On entend un bruit de chaine, comme si quelque chose se balançait au bout... . Hum ?? Un bruit sonore et métallique... comme neuf chaînes qui s'entrechoquent. Priez.
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Mar 13 Mar - 21:12
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[Arrivée de l'armoire à clef de la cellule 118 et de ses copines]

Obscurité.
Douce, tendre noirceur qui emplissait le couloir et happait la totalité de celui-ci dans ses ténèbres. Avril l'aimait, cette pénombre réconfortante et bien que la plupart des gens aient peur du noir, ou se sentent angoissés lorsqu'ils se retrouvent plongés dans les ténèbres ; ce n'est pas le cas d'Avril. Il est vrai que la demoiselle est sujette à des crises d'angoisse lorsqu'elle se retrouve enfermée dans un espace exigüe mais elle n'avait jamais considéré l'obscurité comme une prison, ou ennemi invisible qui englobait le monde et le privait de lumière. Au contraire, elle aimait sentir cette présence qui l'enlaçait dans la pénombre réconfortante qu'elle créait tandis qu'elle s'enfonçait dans ce couloir obscur. Elle aimait la noirceur des ténèbres qui l'isolait du reste du monde et créait une sphère autour d'elle, une sphère qui protégeait les yeux émeraudes de la demoiselle face à l'horreur de l'humanité, ou, en ce cas présent, de la peur que la vision de ce couloir étroit qui semblait infini.
De la peur tout court.

Est-il pourtant mieux de choisir de rester aveugle face à une situation pareille, de lui ôter le moyen de découvrir si la femme rousse qui marchait derrière elle ne possédait pas un redoutable poignard qu'elle aurait pu lui enfoncer dans le dos ? De compromettre ses chances de s'enfuir efficacement si le kidnappeur surgissait soudain ? Ce n'est pas une situation qu'il est rationnel d'apprécier dans un moment comme celui-ci, mais qui a dit qu'Avril était rationnelle ?

Un sourire que personne ne pu jamais voir étira ses lèvres tendis qu'elle poursuivait son chemin sereinement, apaisée par cette présence réconfortante qui se tenait et qui s'était toujours tenue à ses côtés dans ses moments de faiblesse.
L'obscurité.

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Brooke
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Mer 14 Mar - 11:15
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Décidément, même dans ce lieu sombre, lugubre et j'en passe, c'était mon jour de chance.

*Mais qu'est-ce que ça fait mal...*, pensais-je en regardant mon coude ensanglanté que les morceaux de verres de la vitre brisée avaient minutieusement ouvert.

La protection avec la corde n'avait pas servit à grand chose. Tout juste à augmenter la force de la pression de mon coude contre la vitre. Mais peu importait, le contenu de l'armoire était à présent à ma portée.

Replaçant la corde sur mon épaule tout en éparpillant un peu plus les casseaux de verre tombés au sol, j'engouffrais ma main dans l'ouverture, tâtonnant l'étagère de bois moisit. Trois clefs, aussi lourdes et froides que celle qui nous avaient sorti de la cellule, reposaient là, à attendre tranquillement que quelqu'un les libère elles-aussi.


Alors que je me saisissais de ce précieux butin en m'égratignant la main sur la planche de bois rêche, j'entendis un vague bruit venant du couloir, un peu plus loin derrière moi. Tournant la tête à gauche puis à droite, je remarquais dans la pénombre si qui semblait être une vague silhouette un peu plus loin. Peut-être me trompais-je d'ailleurs. Il était aussi fort possible que ce soit uns de mes compagnons. Toutefois, le bruit ne venait pas de là. Pour mes oreilles, ça avait semblait être une voix humaines...

Ainsi mes précédentes pensées étaient-elles peut-être juste et quelqu'un se trouvait enfermé dans une autre cellule dont la porte close et sombre se trouvait dans ce couloir.

Délaissant l'armoire désormais vide, les trois clefs en main et en prenant soin de ramasser un gros morceau de verre sur le sol -au cas où- que je fourrais dans ma poche, j'avançais dans le couloir en tendant l'oreille...


[Direction la cellule 121.]
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Brooke
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Mer 14 Mar - 11:36
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[Venant de l'armoire avec trois clefs et main. Et une bien inutile corde.
D'ailleurs, la porte sans barreaux de cette cellule est pas mal je trouve. Elle crée la surprise de ne pas voir qui se trouve enfermé.]

En m'approchant de cette porte j'étais convaincue que quelqu'un se trouvait de l'autre côté. Le bruit que j'avais précédemment entendu ne pouvait venir que de cette pièce. Ayant collé mon oreille contre les autres portes du même couloir, je n'avais rien décelé et comme il ne restait que cette porte-ci, la logique voulait que le bruit soit parti de ce lieu.

Toutefois, pour en être bien sûre, et aussi par une étrange et inexplicable précaution, je collais de nouveau mon oreille contre la porte. Mais ce fut le silence. M'étais-je trompée ? Avais-je juste imaginée cette voix humaine alors même que j'étais désormais quasiment seule à rôder dans ce couloir ? Le besoin de parler et d'entendre mes paires sans doute...

J'allais me désolidariser de la porte quand mon ouïe, que j'avais plutôt bonne il faut dire, perçut de nouveau un son de l'autre côté. Un murmure, ou un gémissement peut-être, je n'aurais su dire. Mais peu m'importais : il y avait quelqu'un.


Il y a quelqu'un ?, réitérais-je à voix haute en direction de l'ouverture close tout en tapant contre celle-ci pour bien manifester ma présence. Je vais vous sortir d'ici, ne bougez pas.

Conseil des plus absurde pour un individu enfermé. D'ailleurs je ne savais rien de la personne qui était enfermée là. Et qui disait enfermement et prison, disait crime ou pire.

Alors même que j'avais déjà enfoncé une des trois clefs dans la serrure, je me ravisais à ces pensées. Et si un vrai criminel se trouvait derrière ? Personne n'est mis en cage par hasard...


*Ou pas.*

Après tout, moi je n'avais rien fait. Ma présence ici était des plus injustifiée à mon sens. Et maintenant que j'étais libre, pourquoi n'offrirais-je pas aussi la liberté aux autres ? De toute manière, qui viendrais me le reprocher ? L’inexistant geôlier qui nous avait mis en cellule ? Mes compagnons eux aussi libres peut-être ?

Replaçant correctement la clef dans la serrure, je tournais celle-ci. J'en avais trois et si ce n'était pas la bonne, j'essayerais les deux autres jusqu'à ce que la porte s'ouvre.

Qui que ce soit de l'autre côté, les risques de dangers n'étaient pas si élevés. Je sortais de toute façon le morceau de verre de ma poche, arme un peu dérisoire face à l'inconnu, mais pouvant tout de même s'avérer utile. Et mieux que rien.


Vous m'entendez ? Je vais vous sortir de là
, assénais-je de nouveau au prisonnier en espérant que la porte de sa prison s'ouvre pour lui aussi...
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Nevroze
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Mer 14 Mar - 12:06
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Bien heureusement pour Brooke, et pour Caîn aussi, les clés étaient les bonnes. Ainsi, quand elle fourra la clé dans la serrure, et qu'elle la tourna, elle put entendre un petit clic, indiquant que le verrou venait d'être levé. Il manquait juste, maintenant, d'ouvrir la porte, et de savoir si, effectivement, la personne enfermée à l'intérieur était un psychopathe, ou un simple innocent. Tous les points de vue se valaient, mais certaines étaient plus juste que d'autre. En l'occurrence, quelqu'un, ici, pensait que tout le monde avait commis un crime. Sinon pourquoi seraient-ils tous ici ?

Brooke se posait les bonnes questions, mais n'arrivait pas aux bonnes conclusions. Peut-être devrait-elle donc réfléchir un peu plus, si elle voulait trouver quelques solutions au problème suivant : ils étaient tous enfermés dans une cellule, et bien qu'ils arrivaient tous à ouvrir les portes, ils étaient de toute manière enfermés dans la prison en elle-même. Comme une poupée russe qu'on ouvre petit à petit, on trouve toujours quelque chose de plus petit à l'intérieur, là c'était l'inverse : quoi qu'on arrive à ouvrir, il y aura toujours quelque chose de bien plus grand pour les enfermer.

Patience et courage. Mais avaient-ils le temps d'y réfléchir ?
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Brooke
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Mer 14 Mar - 14:37
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[Venant de la cellule 118.]

Je m'étais avancée dans le couloir, d'une marche régulière malgré la pénombre et le sol glissant. Dans mon dos, j'entendais les bruits de mes camarades qui sortaient de la cellule où, mine de rien, nous nous étions tous rencontrés. Même si le terme de "rencontre" n'était pas le plus approprié. Mais je ne prêtais pas réellement attention à leurs activité. Je n'avais maintenant qu'un but : trouver la sortie de ce sinistre, désertique et abominable lieu.

Marchant au milieu du couloir, je repérais des portes de part et d'autre et, bien que me doutant qu'elles ne devaient pas être celles de la sortie -la chose aurait été trop simple et l'architecte du bâtiment bien trop soûl pour que ce fut le cas-, je m'approchais pour tenter de les ouvrir.

[se dirige vers le couloir des cellules 121]
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Brooke
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Jeu 15 Mar - 10:20
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Ce fut presque le même petit bruit sourd et satisfaisant que lorsque ma propre cellule s'était enfin ouverte.
Je retirais la clef de la serrure et l'attachais rapidement au bout de la corde. Le lourd objet de métal, ainsi lié à l'épaisse ficelle de chanvre faisait une arme supplémentaire. Au cas où.

La porte de la cellule s'ouvrait en se tirant vers le couloir, les gonds à droite lorsque l'on se mettait face à l'ouverture depuis le couloir. De l'intérieur, la personne enfermée devait donc la pousser pour sortir. Système inverse de celui que j'avais précédemment déverrouillé.


J'ouvre !, déclarais-je à voix bien haute et claire en direction de l'individu qui se voyait ainsi libéré à son tour.

Encore une fois, ce type de phrase était relativement inutile. Mais dans un lieu aussi désert, désolé et lugubre, le moindre signe de vie, le plus petit contact humain était, du moins pour moi, appréciable et rassurant. Peut-être en était-il de même pour les autres. Au pire, je me prendrais une remarque bien cinglante en retour. Mais j'avais l'habitude.

Me plaçant en face de la poignée, je tirais donc la porte vers moi. Elle était lourde et grinça elle aussi sur ses gonds, tout en rappant la poussière du sol du couloir qui vibra légèrement sous son poids. La porte était désormais grande ouverte tandis que résonnait les derniers échos du gémissement plaintif des gonds rouillés. Pour une prison, elle n'était vraiment pas entretenue.
Un petit rai de lumière s'échappa de la cellule mais se perdit bien vite dans les ténèbres du couloirs, éclairant au passage la poussière voltigeante que j'avais soulevée.

Le montant de la porte, alors ouverte, formait un angle droit avec le mur et je me dissimulais derrière ce battant opaque, attendant que le prisonnier, dont je ne connaissais pour l'instant que le vague son de la voix, sorte de sa cellule en s'avançant dans le couloir.

Allait-il me remercier ? Aucun de mes compagnons d'enfermement ne l'avait fait et je m'en fichait pas mal. Ils étaient d'ailleurs tous parti chacun de leur côté sans trop se soucier des uns des autres. Mais j'avais fait de même après tout.

A quoi ressemblait-il, cet individu que je sortais de son enfer ? Et savait-il pourquoi nous étions ici ?

Peut-être allais-je rapidement avoir quelques réponses. Ou pas.

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Caïn Val
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Sam 17 Mar - 5:56
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J’étais là… à genoux (qui m’étaient douloureux d’ailleurs), la rétine tremblante devant le vide abyssal que me faisait miroiter cette issue qui me retenait captif. J’avais le vertige. Je ne pensais plus à rien. J’étais seul. Juste assez pour ne plus espérer, et peut être était-ce mieux ainsi ? Rester seul… que tout s’efface… comme le souvenir de cet endroit… perdu comme je le suis… dans le néant de mon esprit.

Il y a quelqu'un ?

Quelques coups sourds se firent entendre et sentir contre ma joue collée à la porte.

D’un coup, je crachais tout l’air contenu dans mes poumons dans un rire muet. Je deviens fou. Les choses vont mal, les choses vont bien. C’est quand on perd volontairement sa conscience qu’on nous rappelle à la réalité… merveilleux.

Je vais vous sortir d'ici, ne bougez pas.

Une voix de femme, jeune, et pas très rassurée.

*Compte sur moi jeune donzelle ! Moi pas bouger.*

Je n’ai même pas envie de savoir pourquoi on me sort de là. J’ai un peu perdu le fil à un moment. Ca reviendra peut être plus tard, ou pas. Mais à l’heure qu’il est je suis dans ma tête réduit à un état situé entre la plante verte morte de soif et le mollusque séché sur la plage. Ah la chaleur… cette porte est si froide que j’ai l’impression que ma joue est en feu.

Vous m'entendez ? Je vais vous sortir de là !

Et chose promise chose due : elle m’en a sorti. La porte s’est ouverte, et je me suis écrasé comme une merde sur ses chaussures. J’étais d’abord tombé dans ce trou, ensuite dans l’inconscience et pour finir sur ses basques. C’était vraisemblablement une journée où je tombais mal. Le choc eut l’effet de remettre en marche la machine et je commençais à refaire marcher les rouages calmement. Tout d’abord ces pieds. Je décidais de ne pas m’excuser vu les circonstances. Shame on me mais là, j’étais trop blasé pour des excuses.

Tu peux me tutoyer.

Avec des petits yeux et ma mine de champion, je me suis tant bien que mal relevé. Je pète le feu aujourd’hui ! Et celui qui m’a foutu ici ne va pas tarder à déguster les flammes de ce feu qui me dévore les entrailles et qui en sortiront pour le réduire en cendre. Nan. D’abord je le torture, ensuite je le crame, ensuite je pisse sur ses cendres, ensuite je gerbe dessus, ensuite je le jette dans une fosse sceptique quelconque d’une famille de gros moches, hippies si je suis énervé, que j’aurai empoisonné au laxatif. OH OUI QUE C’EST BON ! AVALE CA, SALOPE !

Je détaillais la jeune femme : elle n’était pas vilaine et semblait dans un état, bien que meilleur, assez proche du mien. Merveilleux. Quitte à crever, autant le faire en bonne compagnie.

L’éternité me semblerait moins longue à tes cotés et si je n’y survivais pas, ma mort sera douce dans tes bras.

Voilà. C’est très narcissique mais il fallait que je dise une daube du style pour me sentir mieux dans ma peau. Amusant.

Maintenant je propose qu’on s’arrache.

L’idée me semblait en effet de bon goût. Je me sentais la classe de Jude law, le regard de Ian Somerhalder et l’assurance de George Clooney. Et puis l’instant d’après sans que je comprenne pourquoi je me retrouvais à tâtonner contre les murs pour avancer droit en trainer une patte avec un genou, une lèvre et une arcade explosée. Je peinais à avancer. Je me suis péniblement retourner vers ma héroïne…

Bah quoi ? Je vais trop vite pour toi ?


(s'est dirigé dans le couloir)
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Brooke
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Dim 18 Mar - 9:11
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(revient de la cellule 121)


Quoi ?!

C'est ce que je lâchais à mi-voix en regardant le jeune homme s'éloigner avec grand mal dans le couloir alors que moi-même j'étais demeurée comme figée près de la porte de sa cellule.
L'ouverture de cette-dernière avait fait s'écraser face contre terre le captif, et le poids du battant s'expliquait maintenant par le fait que le garçon s'était manifestement appuyé contre lui. Du moins expliquait en partie, car le jeune homme me paraissait assez frêle. Mais beau parleur. Pour ce que j'avais saisit des quelques mots de présentations qu'il m'avait lancé. Et c'est sûr ceux-ci que je restait bloquée ; aussi immobile que l'armoire à clefs non loin de là.
Bien plus chaleureux que le montant froid de la porte, et déclamés d'une voix moins glacée que la clef, les mots du garçon m'avaient troublés.

Quoi ?!, redemandais-je dans les poussières tourbillonnantes qui voltigeaient autour de moi, tandis que mon esprit réalisait enfin le sens de ses propos.

Un vers pour tout remerciement, c'était étonnant et sympathique... mais très étrange. Je n'étais absolument pas préparée à ce type de rencontre, encore moins dans un tel lieu, et en bafouillait mentalement. D'autant plus que la gent masculine me prêtait souvent peu attention, étant une jeune femme relativement banale. ''Mignonne'' pour certains qui étaient de l'autre bord, pour tout dire.

Comme il commençait à s'éloigner, j'en profitais pour détailler à mon tour -car lui-même ne s'était pas gêné de le faire-, celui qui était tombé à mes pieds. Au sens propre. Un grand jeune homme, bien plus grand que moi d'une vingtaine de centimètres, fin et aux cheveux mi-longs, il n'était pas des plus désagréable à regarder. Surtout après avoir été enfermée avec une majorité de filles. Il n'avait, de plus, rien de l'allure d'un repris de justice et sa voix ne trahissait aucun crime. Encore qu'il fallait se méfier des apparences. Puis il était également un peu trop bien habillé à mon goût pour être un criminel. Non pas que je faisais plus taularde avec mon jean et mes fringues sales, mais à choisir, c'est sûrement moi qu'un jury aurait condamné.

*Une mafieux à la limite*, pensais-je en sachant qu'il était possible de négocier avec ce milieu-là.

Le jeune homme saignait et laissait des traces cramoisies sur son passage. Une tâche bien luisante juste à côté de mes chaussures d'ailleurs. Bien évidemment, j'étais sensible au mythe du guerrier blessé, mais il s'agissait là d'un parfait inconnu et, vu le lieu qui plus est, je ne souhaitais pas trop m’enthousiasmer malgré ses belles paroles. Si nous trouvions la sortie, peut-être... Puis je ne connaissais même pas son prénom.

Attendez... je veux dire, attends...

En effet, le tutoiement était de mise. En y regardant de plus près, il ne semblait pas beaucoup plus âgé que moi, bien qu'ayant toujours eu du mal à donner un âge aux individus. Un âge proche de la réalité effective tout du moins. Peut-être même était-il un peu plus jeune de quelques années.

M'avançant à sa suite, si ce n'était à sa remarque sur mon immobilisme, je rattrapais les quelques mètres de couloir que nous séparaient. Une fois à sa hauteur, alors qu'il s'appuyait contre la paroi sale, je fixais son visage sanguinolent en hésitant à y avancer ma main pour juger de plus près la gravité des blessures. Finalement, je n'en fis rien, sachant par expérience que certaines personnes n'appréciaient pas spécialement le contact physique inopportun. J'en faisais d'ailleurs partie.

Tu saignes, lui fis-je remarquer en me doutant pourtant qu'il avait du s'en apercevoir lui-même.

Mais je n'avais pas de poème à réciter pour engager la conversation et étais, en tout et pour tout, une jeune femme bien normale qui commençait avec des banalités sans noms pour briser la glace.

Je suis Brooke. Ça va aller ?, demandais-je tout de même par soucis pour son genou.

Enfin je me présentais à quelqu'un. Son ton avait été des plus engageant et, bien que restant prudente vis à vis de tout le monde, le jeune inconnu ne m'inspirait pas une totale méfiance. Puis nous en étions déjà au tutoiement alors l'annonce de mon prénom ne risquait pas d'être de trop. J'avais de plus observé qu'il boitait légèrement en traînant la jambe et préférais poser la question. Vu mon gabarit, je ne me voyais pas ni le porter, ni le supporter sur un trop long trajet. Jusqu'à un lit pas trop éloigné si besoin -uniquement pour lui apporter quelques soins, rien d'autre-, mais pas d'avantage. Surtout si la sortie jouait à cache-cache dans un dédale de couloirs aussi longs que sombres. Mais comme il se tenait debout seul et réussissait à faire quelques pas, j'envisageais de le laisser continuer sans aide.

Toi non plus tu ne sais pas pourquoi tu es là, je suppose ?, continuais-je en soupirant presque. Sortir, oui. Mais où...
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Ira May
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Dim 18 Mar - 11:05
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[arrivée de l'armoire à clef -118]

Quittant les débris de verre se tenant devant l'armoire à clef qui avait signé leur éphémère liberté, la jeune femme sombra dans d'étranges pensées. Etranges car incohérentes, comme des mots fusant dans son esprit. Des mots. Des maux. Tellement de choses dans une si petite tête. Une tête humaine. Une tête de jeune fille à la chevelure rousse. Des flammes dans son dos, de l'acide dans les yeux. Brûlante malgré sa peau pâle, elle avançait vers l'inconnu.

Elle avançait dans le silence en longeant les murs. Elle n'était pas rassurée, seule, dans cette prison. Elle n'était pas particulièrement sociable non plus, pas du tout même, mais une solitude aussi présente n'était pas dans ses habitudes. Elle aimait être seule chez elle, oui, être seule dans un parc, oui, mais être seule, tout court, elle trouvait cela effrayant. La solitude qu'elle pensait être sa meilleure amie passait désormais au statut de meilleure ennemie.

La jeune fille s'arrêta et se laissa tomber contre le mur. Repliant les jambes pour y cacher son visage, elle ferma les yeux. Elle ne savait pas où aller, quoi faire. Sortir bien sûr, mais comment? Elle ne sentait pas plus libre maintenant sortie de la cellule, mais toujours oppressée, enfermée, un animal en cage. Ira ne pleura pas, elle n'avait pas la gorge nouée, ni de boule à l'estomac, seulement une impression de vide. Vide dans sa tête. Vide autour d'elle. Vide partout. Elle resta de longues minutes sans bouger, releva la tête et sourit largement.

Un sourire amer.

Stupide. Elle était complètement stupide. Lâchant un long soupir et retrouvant son air blasé habituel, elle se releva et reprit sa marche le long des murs, ne pouvant se repérer autrement compte tenu du manque de lumière. Elle ne fit que quelques pas avant d'accrocher quelqu'un de l'épaule. Se plaquant dos contre le mur, elle plissa les yeux pour voir de qui il s'agissait.

Instinctivement, elle porta sa main au bout de verre qu'elle avait emporté, le déballant agilement de son écrin de tissus.

~ Qui est là?

Sèche, elle venait de se faire peur et ne distinguait qu'une silhouette dans la pénombre, ce qui n'avait rien pour la rassurer.
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Caïn Val
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Sujet: passage de Caïn et Brooke   
posté le : Lun 19 Mar - 14:04
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Attendez... je veux dire, attends...

De toute façon, vu les traces que je laisse derrière moi, impossible de me perdre… d’ailleurs ça me gêne ! On m’accueille, on me réserve une suite individuelle, une vue unique (la même et cela peu importe la direction dans laquelle on regarde), une prestation de qualité avec call girl surprise et moi je tartine les tapis de sang… Ma conscience en est ébranlée jusqu’à vaciller, au sens propre.
Le temps de songer cette délicieuse ironie, la pin up m’avait rattrapé.

Tu saignes.

Ecoute… euh… oui. Je crois bien que oui. C’est fou ça ! Vite ! Qu’on aille chercher une infirmière et une trousse de soin ! Je veux House, sa canne, un pot de Ben & Jerry’s (avec des gros morceaux de cookie) et numéro 13 en soubrette (avec de l’huile aux senteurs exotiques) dans ma piaule dans 5min.
On peut reprocher à cette fille ses habits trop nombreux mais une chose est sure : elle a un sens de l’observation tout à fait exceptionnel !

Je suis Brooke. Ça va aller ? Toi non plus tu ne sais pas pourquoi tu es là, je suppose ?

*Ha ha.*

Bon par contre… ca me renseigne au moins sur deux choses : cette fille était vraisemblablement captive comme moi, elle ne vient donc pas de l’extérieur pour me sauver après avoir pourfendu le vilain dragon à l’haleine enflammée. Dommage. Elle aurait su par où sortir. Et deuxième point : cette fille a les conventions sociales tellement encrées dans sa chair qu’elle en a encore quelque chose à faire ici. C’est très intéressant et j’ai envie d’en parler pendant des heures mais là, tout de suite, je suis si endolori que j’ai du mal à empêcher mon corps de trembler. Je suis un homme de contrôle, je jouis de ma faculté à contrôler les autres, leur vie, leur conscience, leurs envies, leurs gestes et là… mon sang s’échappe de mes veines, comme mut d’une volonté propre de quitter ce vaisseau en train de couler. Une rivière de rubis qui fuie, avertie par les secousses préliminaires du terrain, la catastrophe naturelle qui approche.

*Est-ce que je vais mourir ?*

Ce serait con. Cette nana a l’air vulnérable, là, tout de suite. Et je vais clamser avant même d’en avoir profiter ?!

*Tsss le karma est une pute glaciale. *

Je suis décoiffé. Et ca ne va pas.

Je recommençais à avancer tant bien que mal, quoi que peut être plus mal que bien mais j’emmerde mes blessures et celui qui me les a infligées. Après quelques mètres, je décidais de donner suite à l’échange infructueux de la brune. De Brooke. Elle a un tout petit quelque chose qui me… ahhhh je sais pas… ca m’attire. Je ressens la candeur, l’innocence, la volonté de sortir d’un cocon de réalité qui emmerde. J’ai un don pour ça et cela a le don de m’émoustiller. Je la verrai bien la laisse au cou. Elle serait surprise d’aimer ca. Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants. Bref.
Je prends un air serviable, un ton haut perché et courbe un peu l’échine pour prendre la parole :

Pardonnez ma désinvolture, n’y voyez pas gage de ma personnalité mais plutôt l’homme blessé. En réalité, la place m’est heureuse de vous y rencontrer ET, jeune demoiselle – je dis « demoiselle » maintenant mais qui sait, un jour peut être me permettrais-je l’affront de vous posséder – si je puis m’exprimer ainsi - dans un « mademoiselle » aussi alléchant à vos oreilles que savoureux sur mes lèvres et… puisque nous parlons de lèvres… laissez moi vous dire que les vôtres sont… TRES…

Très en suspense. Et elles le resteront. Le suspense, c’est bon pour le cœur. Comme le vin. Et cela procure la même ivresse. Pourquoi se priver ?! Je décide donc de la laisser pendue à mes lèvres. Sans jeu de mot.

*Je m’égare.*

Et je la traite moins bien que ce qu’elle mérite… je me calme donc, me redresse en songeant que c’est un mauvais jour pour tout le monde et respire profondément avant de dire plus sérieusement…

Caïn. Comme le frère d’Abel.

Mes parents ont eu la bonne idée de me donner le nom du premier meurtrier de l’histoire. Leur manière de se venger de mon existence, j’imagine… entre autres. C’est sûr que sur un CV, Caïn comme le premier homme à avoir tué son frère par jalousie, Caïn comme celui qui porte la marque de Dieu sur son front pour que tout le monde sache qui il est et ce qu’il a fait… ben ça le fait que moyennement. Toutefois, il faut admettre qu’il me va bien : je suis le fils mal aimé. Je suis l’erreur qui a inspiré le dégout de tous. Mon deuxième prénom c’est Charles-Xavier. Mais j’ai gardé Caïn.

Ecoute… trouvons simplement une sortie ok ? Et si tu as des idées, je suis preneur. Des idées ou du chocolat d’ailleurs.
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Brooke
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Mar 20 Mar - 11:19
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Hum, oui, euh..., bafouillais-je en souriant et replaçant une mèche de cheveux derrière mon oreille.

Décidément il fallait que je me ressaisisse plutôt que de me laisser distraire par sa chevelure mi-longue qui encadrait doucement son visage, et ses yeux si...


*Non !*

Je me repris en me redressant, sûre de moi. Des beaux parleurs, j'en avais connu pourtant, me disant à chaque nouvelle fois que je ne retomberai pas dans le piège au suivant. L'amour est peut-être aveugle, mais ma vue est de toute façon bien mauvaise. M'enfin il m'avait appelé ''Mademoiselle'' et non ''Madame'', chose que j'appréciais tout particulièrement, étant trop habituée à ce que l'on me donne au moins deux ans de plus que mon âge.

Et ce garçon, qui parlait comme un homme, qui était habillé de même, mais dont le visage aux traits encore enfantins, se prénommait Cain. Cela faisait une raison pour le mettre en prison, aussi mauvaise soit-elle.


Mais du chocolat ? Sérieusement ? Ce petit avait de l'humour mais avec ses belles paroles un peu trop bien tournées, je ne savais même plus s'il parlait sérieusement ou pas. Bien sûr que non, personne ne pouvait être réellement sérieux dans de telles circonstances, j'étais encore une fois bien naïve. Ah l'ironie est belle quand on ne la remarque pas !

Pourtant, son idée n'étais pas des plus mauvaises. Après tout, la question de trouver une sortie n'était pas tant ''où ?'' que ''quand ?'' et si nous devions rester enfermés un certain temps, trouver de quoi manger deviendrait vite une préoccupation principale. Car nous ne savions pas exactement où nous nous trouvions, ni la grandeur du bâtiment. Et les ténèbres environnantes n'allaient pas faciliter notre tâche.


*Au pire il y aura le cannibalisme*, pensais-je en souriant intérieurement mais en frissonnant tout de même à cette idée.

Les ténèbres d'ailleurs, empêchaient de voir bien loin dans le couloir mais, bien qu'étant épaisses, elles amélioraient mon attention auditive. Privée de la vue -ou presque- mon ouïe n'en était que meilleure. Même si le garçon, Cain, avait du l'entendre aussi, cet question lancée depuis le bout du couloir.


Ce doit-être une des mes camarades
, l'informais-je à voix basse.

Une camarade de cellule oui. Une autre fille. J'avais d'ailleurs un peu hésiter à lui donner cette information. Cette autre individu féminine deviendrait vite une sorte de concurrente, je le savais. Le jeune homme s'intéresserait d'avantage à elle et je perdrai le peu d'attention qu'il m'avait jusqu'alors portée. Même si ces propos m'agaçaient quelque peu, il était tout de même flatteur et agréable de susciter de l'intérêt chez le genre opposé. Mais il aurait découvert tôt ou tard que nous n'étions pas seuls.


Nous sommes ici !, lançais-je retour et d'une voix vive à travers le couloir, en direction de la voix que j'avais entendue. La porte...

M'avançant vers la cellule fermée la plus proche, je frottais de ma manche la petite plaque qui y était apposée. Il y avait d'ailleurs un cadenas près de la serrure. Un à code, et verrouillé, bien évidemment.

120, criais-je en me doutant que l'indication n'allait pas lui être très utile puisque le son de ma voix suffirait à la diriger.

L'obscurité était bien embêtante. Revenant vers l'armoire à clef et Cain tout en ressortant les deux clefs que j'avais mises dans ma poche, je passais de nouveau ma main sur l'étagère défoncée du vieux meuble, dans l'espoir d'y trouver allumettes ou vieux briquet, faute de pouvoir pour le moment ouvrir une autre cellule qui aurait pu contenir ces objets, ou même une réserve de nourriture, de dynamite ou, laissons-nous divaguer, une baignoire remplie d'un bon bain moussant ! Mais il n'y avait rien de plus dans l'armoire.


Rester ici ne sert à rien. Les portes sont fermées et je doute que la sortie soit là. Essayons de rejoindre l'autre fille et continuons dans le couloir. Si tu peux marcher...

[Délaisse définitivement la vieille armoire pour avancer dans le couloir...]
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
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Chapitre 2 : La prison du saint graal

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