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  Chapitre 2 : La prison du saint graal

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Nevroze
Your Scary Nightmare
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Sujet: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Mer 9 Nov - 23:16
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« Une prison : regardez-vous vous-même »
La Prison du Saint Graal


Vous vous réveillez sur le sol, dans une position des plus aléatoires. Il ne fait pas très clair, la lumière du jour cachée par un rideau sombre. Vous tentez de tirer dessus, mais impossible : le tissus est cloué au mur. Comme une toile qu'on veut bien cacher, la lumière du jour ne pénétrera jamais cette chambre.

Soudain... la lumière s'allume. Vous comprenez maintenant que vous êtes dans une chambre de prison. Et que vous n'êtes pas seuls. Sept autres personnes sont là, avec vous. Sept autres personnes à l'air tout aussi égaré que vous.

Une voix s'élève de l'au-delà, de par les murs. Vous avez beau chercher, il n'y a rien. Une voix de petite fille, mais au timbre inquiétant.
Vous avez tous commis un pécher, dans votre passé. Un pécher aussi punissable qu'il ne l'a jamais été. Mais maintenant, la faute va être réparée. Vous serez tous punis. Vous allez tous mourir.
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Nevroze
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Sujet: Couloir n'°1 - cellule 116 à 118   
posté le : Jeu 17 Nov - 20:26
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Couloir n°1 - Cellule n° 118
Vous êtes ici ! verrouillée

C'est une salle assez petite, tout juste assez grande pour accueillir cinq personnes. Et pourtant, vous êtes là.
La fenêtre est recouverte d'un rideaux de tissus foncé, très épais. La lumière du jour ne peut filtrer les lieux. Vous êtes dans le noir complet.
Le sol est froid et poussiéreux.
Les murs sont sales et recouverts de diverses tâches inidentifiables. Sang, ou même excréments. C'est à voir, si le cœur vous en dit.
Un lit défoncé retenu par des chaines l'empêche de toucher le sol. Il n'y a qu'un matelas. Pas de draps ni d'édredon. Situé contre le mur gauche, il recouvre la moitie de la cellule.


Vous êtes tous endormis. Du moins, c'est ce dont vous vous rendez compte quand vous vous réveillez, presque tous en même temps. Impossible d'y voir clair, dans cette petite salle qui sent le moisi et dans laquelle il fait si froid... .

Pas de chauffage, pas de lumière. Uniquement vos yeux pour pleurer, ou votre voix pour crier. Mais criez, criez, personne ne vous entend.

Vous vous réveillez tous chacun votre tour. Et au dernier, les lamentations et jérémiades commencent. Les discussions aussi.

- Qu'est-ce qu'on fait là ?
- Qui t'es, toi ?
- Où est-ce que je suis ?
- C'est quoi ce lieu ?

Toujours et encore ces mêmes questions... .



Couloir n°1 - Cellule n°116 et cellule n°117
verrouillées

C'est une salle toute petite. La porte n'est pas faite de barreaux. C'est une porte en bois pourris mais tellement vieille, rouillée, qu'il est impensable de la briser pour sortir. Et en plus elle est verrouillée de l'extérieur. On ne peut donc pas sortir, à moins que quelqu'un ne vienne l'ouvrir.

La fenêtre est recouverte d'un rideaux de tissus foncé, très épais. La lumière du jour ne peut filtrer les lieux. Vous êtes dans le noir complet.

Le sol est froid et poussiéreux.
Les murs sont sales et recouverts de diverses tâches in identifiables. Sang, ou même excréments. C'est à voir, si le cœur vous en dit.
Un lit défoncé retenu par des chaines l'empêche de toucher le sol. Il n'y a qu'un matelas. Pas de draps ni d'édredon. Situé contre le mur gauche, il recouvre la moitie de la cellule.



Couloir n°1 - Armoire à clé
Verrouillée mais brisée

Ce couloir est très étroit, mais assez généralement, pour que les gardes puissent pousser les queues de prisonniers enfermés ici comme des coqs destiner à servir de repas avant un bon coq au vin.
Dans ce couloir, pas de surprise, il n'y a rien. Rien à part une vieille armoire.

C'est une vieille armoire tout juste bonne à jeter, contenant trois clés. Trois clés, pour trois cellules.
Une baie vitrée empêche l'accès, l'armoire elle-même fermée à clé.

Il faudra pourtant bien réussir à prendre la bonne clé...

Ce couloir peur mener
- aux locaux 116, 117 et 118
- au couloir principal
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Nevroze
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Sujet: Couloir n°2 :: cellules 119 à 121   
posté le : Jeu 17 Nov - 20:31
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Couloir n°2 - Armoire à clé
verrouillée

Encore un couloir étroit dans lequel se trouve uniquement uune armoire.
C'est une vieille armoire tout juste bonne à jeter, contenant trois clés. Trois clés, pour trois cellules.
Une baie vitrée empêche l'accès, l'armoire elle-même fermée à clé.

Ce couloir peur mener
- aux locaux 119, 120 et 121
- au couloir principal



Couloir n°2 - Cellule n° 121
verrouillée

C'est une salle assez petite, tout juste assez grande pour accueillir cinq personnes. Et pourtant, vous êtes là.
La fenêtre est recouverte d'un rideaux de tissus foncé, très épais. La lumière du jour ne peut filtrer les lieux. Vous êtes dans le noir complet.
Le sol est froid et poussiéreux.
Les murs sont sales et recouverts de diverses tâches in identifiables. Sang, ou même excréments. C'est à voir, si le cœur vous en dit.
Un lit défoncé retenu par des chaines l'empêche de toucher le sol. Il n'y a qu'un matelas. Pas de draps ni d'édredon. Situé contre le mur gauche, il recouvre la moitie de la cellule.

La salle est verrouillée.
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Ira May
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Ven 20 Jan - 20:44
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Une douleur dans la nuque. Ce fut la première chose que ressentit la demoiselle en se réveillant. Une douleur similaire à celle d'une aiguille plantée à l'arrière du cou. Une sensation froide et désagréable. Les aiguilles... Elle n'en avait pas la phobie, ni même la peur, mais elle n'aimait pas cela. Pensant avoir simplement rêvé, elle grimaça, sans ouvrir les yeux et tenta de remonter sa couverture sur son dos.

Problème: elle ne sentait aucun tissus sur elle. Ni même de matelas sous son dos. Sa main tomba sur quelque chose de froid, glacé même. Quelque chose ne tournait pas rond. Sa chambre n'avait jamais été aussi froide... Son cerveau revenu en état de marche, Ira se redressa brusquement en ouvrant les yeux. Sa tête tournait et elle ne voyait pas grand chose. Grimaçant de plus belle, elle se massa les tempes et cligna plusieurs fois des yeux. Mais cela ne suffit pas. Quelque chose l'empêchait de voir où elle était, il faisait trop sombre dans la pièce.

La jeune fille se leva d'un bond, bousculant quelqu'un qui semblait à côté d'elle, se fichant bien de lui écraser la main au passage. Elle ne savait pas où elle était, ni pourquoi elle était là mais il était hors de question qu'elle attende bien sagement qu'on lui donne des explications.

Se contrefichant de taper contre plusieurs autres corps, Ira fonça vers ce qu'elle identifia comme étant une porte. Ou quelque chose comme ça. Elle la tâta du bout des doigts, qui glissèrent sur une surface presque huilée, à l'odeur ferreuse. Elle s'en fichait, elle voulait simplement trouver la poignée pour partir d'ici. Rester dans cette pénombre n'était pas rassurant.

Ah voilà, la poignée. Elle laissa tomber un soupir de soulagement. Cette blague allait prendre fin. A moins que cela ne soit qu'un mauvais rêve? Dans tous les cas, elle y réfléchirait plus tard. D'abord, il fallait sortir et faire la lumière sur tout ça. C'était sa priorité absolue. Seulement voilà, si la poignée se baissait, la porte refusait de s'ouvrir. Un frisson remonta le long du dos de la jeune fille alors qu'elle poussa de l'épaule la porte. Une fois. Deux fois. Puis un peu d'élan. Mais rien. La porte ne bougeait pas et ce fut son épaule qui finit toute endolorie.

~ Bordel! Cette satanée porte ne s'ouvre pas! pesta-t-elle en se frottant l'épaule.
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Riddle
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Dim 22 Jan - 12:01
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Il y a bien des moments où l'on voudrait ne jamais se réveiller.

Soit parce que notre lit nous met au défi de quitter sa chaude et merveilleuse couverture, soit parce qu'on ne veut tout simplement pas retourner dans la dure réalité.
Malheureusement, tout a une fin. Même les longs sommeils sans rêve.

Riddle sursauta, des sueurs froides dans le dos. On aurait pu croire qu'il venait de faire un cauchemar, mais il n'en était rien. Ses grands yeux verts s'étaient brutalement ouverts, comme s'ils venaient seulement de prendre conscience de quelque chose. Mais il ne tomba que sur du vide. Tout du moins, c'est ce qu'il croyait vu que la pièce dans laquelle il était, demeurait quasiment dans la pénombre la plus totale.
Avec un mal de crâne en prime, le jeune homme ne savait pas vraiment où il se trouvait, et avait décidément bien du mal à remettre ses idées en place. Il posa sa main étonnamment glacée sur ses tempes qui lui faisaient un mal de chien.

Et se redressant tant bien que mal avec ses multiples courbatures, ce n'était qu'à ce moment là qu'il remarqua l'étrangeté de la situation. Certes, il venait de se réveiller, assis contre un lit qu'il n'avait pas pris la peine d'observer davantage tant il demeurait littéralement bouche bée.
En se levant du matelas contre lequel sa tête était posée, il aperçut qu'une jeune femme y était allongée. Pire encore, avec les bruits qu'il entendit - notamment un choc sourd directement accompagné d'un pestage - , il se rendit compte qu'il devait y avoir d'autres personnes dans cette pièce.
Et vu la tonalité de la voix, il en conclut qu'il s'agissait également d'un individu de sexe opposé.

En temps normal, être dans une pièce avec des femmes ne l'auraient pas dérangé.. Enfin, dans une moindre mesure, et s'il se souvenait au moins du pourquoi du comment, elles avaient atterries ici.
Cependant ce lieu n'avait rien de connu pour le peu qu'il en distinguait. Et l'odeur de moisi qui y stagnait n'avait absolument rien d'engageant.

Et par dessus tout, son instinct le criait de s'en aller au plus vite.

Ses mains fouillèrent dans ses poches, à la recherche d'un briquet.. qu'il ne trouva pas. Pas plus que sa montre à gousset qui ne le quittait quasiment jamais. Le jeune homme pesta, un peu de lumière n'aurait pas été de refus.

Se guidant au son de la voix qu'il avait identifié comme près de lui, Riddle s'avança jusqu'à elle, à tatons. La pièce n'était pas bien grande certes, et il tomba très vite lui aussi sur la porte qui avait fait obstacle à la femme qui était près de lui. Toujours à tatons, il s'aperçut que la dite porte était en fer et semblait plutôt imposante. La forcer ne servirait à rien.. Il fallait surtout trouver la clé.. Mais dans ces conditions, autant chercher une aiguille dans une botte de foin. Toujours à tatons, il s'aperçut que la dite porte avait des barreaux et ses doigts tombèrent sur le verrou.. Serait-il dans .. ? Non, impossible.
Riddle se retourna vers la personne qui avait précédemment parlé, sans vraiment la distinguer dans cette pénombre. La bouche étrangement pâteuse, il toussota un moment pour enlever cette sensation désagréable.

    - Je présume que tu ne sais pas non plus où nous sommes ? Je suppose que cette porte ne s'ouvrira pas sans sa clé, au vu - enfin, au toucher - de sa masse.


Tout en parlant, il continua de tatonner la porte métallique , cherchant un quelconque truc qui aurait pu servir à l'éclairer ou sortir de cette situation. Et là, ses doigts au contact du métal froid et étrangement gluant confirmèrent son doute. Ce n'était pas des murs d'une pièce basique. Mais bel et bien les barreaux d'une prison qu'il touchait là.
Un angle. Et puis un mur rêche, lui aussi gluant.
Le sol quant à lui, était aussi collant, glissant à d'autres endroit.
L'absence de lumière avait des avantages parfois, comme le fait de ne pas savoir où est ce qu'on a mis le pied...
Il ne faisait pas vraiment attention à l'agitation qui commençait peu à peu à avoir dans la pièce, concentré sur sa tâche. Le jeune homme bouscula quelque chose dans sa progression, ou plutôt quelqu'un vu le grognement qui suivit. Il s'en excusa et continua à faire le tour de la pièce pour au moins en avoir une idée. Si c'était une cellule, il aurait très vite fait le tour de toute façon.

    - Ah et je m'appelle Riddle, si quelqu'un a la moindre idée de ce qu'on fait là, je suis preneur.


Spoiler:
 
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Ira May
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Dim 22 Jan - 17:03
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Froid. C'était à présent tout ce que la jeune fille ressentait. Un froid intense et désagréable. Comme si son corps était enveloppé dans une couverture de glace éternelle. Etrange sensation de n'être ici qu'un bout de viande à conserver en attendant où viendrait son tour d'être coupée en fine lamelle et présentée sur l'étal d'un boucher.
Le seul côté positif était que cette fraiche température endormait rapidement la douleur lacinante que s'était affligée Ira en frappant comme une dégénérée contre une porte qui n'avait pas daigné lui accorder la moindre chance.
Saloprie.

Mais comme si la pénombre ne suffisait pas, le froid semblait aussi endormir l'esprit vif de la demoiselle. Voilà que ses dents commençaient à claquer et que son esprit était tourné tout entier vers ce froid pénétrant, l'empêchant de se concentrer sur une attitude à adopter pour sortir de cet endroit -inconnu- rapidement.
Un mal pour un bien.
Si elle n'était pas en mesure de réfléchir pleinement, elle ne l'était pas non plus de s'énerver. Quoi que... Cela aurait peut-être aidé à la réchauffer...

Cessant de se frotter l'épaule nerveusement, et après avoir vérifié en la tournant un peu qu'elle était toujours en état de marche, la rouquine tira sur les manches de son chemisier pour y enfouir ses mains congelées. Comme elle regrettait de ne pas avoir mis de pull ce matin là. Enfin, à condition que cela soit encore le matin. A vrai dire, elle ne se souvenait plus vraiment de ce qu'elle avait fait avant de se retrouver là. Sa mémoire était embrumée et lorsqu'elle essaya de la forcer à se réactiver, ce ne fut que la sensation froide et dérangeante d'une longue aiguille plantée avec lenteur dans la nuque qu'elle ressentit.
Elle frémit.

Puis entendit une voix. A qui elle ne daigna pas répondre immédiatement, préférant d'abord essayer de se réchauffer en se frottant énergiquement les bras. Elle n'avait jamais avoir froid. Elle l'était bien assez elle-même pour que le temps ne s'en mêle pas.

Ce ne fut qu'après un moment qu'elle répondit, sur un ton neutre.

~ Quelle perspicacité... Riddle. Si je savais où nous étions, tu crois vraiment que je me serais fracassée l'épaule contre la porte au lieu de l'ouvrir -comme toute personne normalement constituée- avec sa petite clef?

Sérieuse ou non? Ce n'était pas avec son ton qu'on aurait pu le deviner. Avec le léger soupir qui suivit sa déclaration, peut-être plus.

En tout cas, elle ne bougea pas, restant plantée à côté de ce qu'elle devinait être la porte de sortie. L'ambiance était oppressante et compte tenu des personnes qu'elle avait bousculé, en plus du type qui s'était levé, ils devaient être assez nombreux dans la pièce. Aucun intérêt à se marcher dessus en cherchant tous en même temps dans la pièce. Du moins, tant qu'on ne pouvait pas voir à plus de 2 centimètres.
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Dim 22 Jan - 18:56
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Je dormais et j'étais au beau milieu d'un rêve, enfin je supposais étant donné que je n'avais aucun souvenir de cet instant. Mes yeux fermés, je fus doucement sortie de mes rêveries par des voix et une étrange sensation d'être secouée. Je n'étais pas dans mon lit, c'était certain. J'étais assise sur un sol ne sentant plus mon postérieur tant il était froid. Les fourmis commençaient même à se faire sentir ce qui me fit me lever instinctivement. Je n'avais pas remarqué et c'est dans ma montée que je fis la découverte d'avoir mon poignet relier. Allons dire les choses franchement, je ne comprenais rien du tout et mon cerveau était en pause pour le moment. Il vaudrait mieux qu'il reste en pause pour le moment parce que sinon c'est effrayé que je finissais. Je m'étais levée les yeux fermé n'osant pas les ouvrir de peur d'être confronté à la dure réalité puis c'est en entendant la conversation de deux personnes que je daignai à les ouvrir. Je n'étais pas apte à comprendre ce qu'ils se disaient malgré le fait que je les entende très distinctement, j'étais plutôt concentrée face à ma situation. Mon oeil gauche était le seul valide et il ne voyait qu'un voile noir. Résumons donc la situation. J'étais dans la pénombre ne voyant pas plus loin que le bout de mon nez, mon poignet me faisait atrocement mal, j'avais même l'impression qu'il commençait à s'engourdir. Ce même poignet était relié à une barre de fer, après vérification en tâtonnant de ma part. Puis, dans un brin de lucidité mes sentiments se sont emportés. Je foutais quoi ici, bordel ! Je ne me rappeler de rien, simplement du néant qui devait occuper mes souvenirs. Mon brin de lucidité se fit suivre par un brin de pures folies, car mon poignet attachée se mit à osciller afin d'essayer tant bien que mal de se dégager, mais en vain. C'est de douleur que je lâchai un cri qui raisonna dans toute la pièce. Je m'adossai ensuite contre cette grille et me laissa tombé, mes mains empoignant ma tête.
C'est après plusieurs minutes que ma tête se relava, je n'avais pas prêté attention aux personnes présentes, ce fut un soulagement pour moi de ne pas me retrouver seule dans un moment pareil. Il semblait y avoir un homme et deux femmes, d'après ce que mon ouïe m'avait laissé comprendre. Tous étaient perdus, en apparence.

« Moi c'est Anaëlle, bien que connaître nos noms ne vont pas arranger la situation ... »

C'était dans un état d'esprit pessimiste que j'étais, la situation me donnait froid dans le dos et il y avait de quoi. J'enchaînai tout de même.

« Je suis la seule à être attachée ou c'est mon imagination ? J'ai pu voir que vous n'aviez aucun mal pour vous déplacer ... C'est mesquin de la part du ravisseur. De plus il n'y est pas allé de main morte le bougre. »

C'est vrai ça. Pourquoi les autres pouvaient circuler allégrement pendant que moi j'étais ligoté. Bien que la corde paraisse vieille, elle était assez jeune pour ne pas se défaire facilement. Pour le moment, je tentai de desserrer cette corde afin que mon poignet puisse respirer. C'est en resserrant un peu plus le noeud que j'y suis parvenue, ma victoire me fit lâcher un souffle de soulagement, comme si j'avais retenu ma respiration depuis une éternité que soudainement l'air pur pouvait enfin pénétrer à travers mes narines atteignant mes poumons.
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Brooke
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Lun 23 Jan - 17:15
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Les voix qui résonnaient dans la petite pièces m'avaient sortit de mon sommeil. La tête et le dos appuyés contre l'angle que formaient deux des murs, je m'éveillais, ouvrant les yeux pour voir qu'il faisait très sombre. Un peu plus loin, je distinguais de vagues silhouettes mouvantes, auteurs des voix.

*Où est-ce que je suis ?*, me demandais-je intérieurement.

Je n'avais aucuns souvenirs de comment j'avais atterrit en ce sombre lieu, mais un fort mal de crâne. De l'incompréhension la plus totale, je passa vite à l'inquiétude pour ne pas dire la terreur. Mais le point positif, si l'on peux dire, c'est que, au moins, je n'était pas seule dans ce qui ressemblait fort à un cauchemar.

Toutefois ce n'en était pas un et une vive douleur dans ma main gauche me ramena à la réalité de la situation. De mes mains, posées sur le sol froid et poussiéreux, je me mis debout, frottant ensuite la poussière ramassée du sol contre mon jean pour la faire partir de mes paumes. La tête me tournait légèrement, sans doute de m'être relevée un peu trop vite, et mes doigts de ma main gauche étaient endoloris, comme s'ils avaient été écrasés. Mais j'avais connu pire.

Chancelante, je fis rapidement le tour de la petite pièce du regard. Un lit se trouvait à proximité de moi et une personne semblait être allongée dessus. Sans doute dormait-elle et je ne préféra pas la réveiller. Mise à part le lit et les silhouettes il n'y avait pas grand chose à voir dans cette pénombre. Le peu de lumière filtrait de derrière un lourd rideau. M'approchant de ce-dernier, je cherchais à tirer dessus en songeant qu'il était fort curieux que les silhouettes parlantes, qui ne semblaient pas m'avoir remarquée, n'aient pas fait de même. Mais je compris vite pourquoi : si quelqu'un d'autre avait avant moi essayé de tirer le rideau, il s'était heurté à la même difficulté ; le lourd tissus sombre ne bougeait pas, sans doute cloué au montant de la fenêtre.

A la suite de cet échec, je traversais les quelques mètres qui me séparaient des silhouettes, ne doutant pas un seul instant que celles-ci ne puissent être d'autres individus. Ils étaient affairaient sur une grille semblable à la porte d'une cellule de prison. Pour ce que j'en distinguais, et aux sons de leurs voix, il s'agissait d'un homme et d'une femme. Puis mon regard se posa sur une troisième personne, visiblement attachée contre la grille. Je m'avançais pour l'aider.

Vous savez où l'on est ?, demandais-je un peu stupidement à la fois pour signaler ma présence et engager la conversation.

Je n'avais eu vent que des bribes de phrases lors de mon réveil et mon mal de crâne, qui s'estompait maintenant peu à peu, ne m'avait alors pas incité à écouter la conversation. Quant à la corde qui liait les poignets de la captive, car il s'agissait d'une femme, elle était assez serrée et la pauvre devait souffrir. Mais le nœud, trop complexe pour moi, me semblait être plus inviolable qu'un cadenas. Surtout pour mes doigts encore endoloris.

Quelqu'un pourrait m'aider ?, lançais-je à qui voulait bien m'entendre, dans l'espoir que des mains supplémentaires viennent à bout de ce nœud.

En attendant une quelconque réponse, je ruminais mes pensées. Que faisions-nous ici ? De toute évidence, nous étions enfermés, mais pourquoi ? Personnellement je n'avais rien à me reprocher et il devait s'agir d'une erreur. Peut-être les autres étaient-ils des criminels mais peu m'importait pour le moment. Je ne pouvais décemment laisser cette jeune fille ainsi ligoter contre la grille.
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Sam 28 Jan - 23:51
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Elle dormait.
Allongée sur un matelas aussi épais et confortable qu'une vulgaire planche de bois, entre rêve et cauchemar, Avril dormait. C'était rare de la voir aussi paisible et calme qu'en cet instant car après tout, depuis combien de temps n'avait elle pas fermé innocemment les yeux pour se laisser sombrer dans inconscience totale ? Sombrer dans un autre monde, un monde ou le mal être qu'elle ressentait chaque jours avait disparu, un monde vide de sens mais un monde sans tristesse.
Un monde heureux.

Une mèche de cheveux rouges se soulevait selon ses respirations, marquant le rythme lent de celles-ci tandis que la jeune fille profondément endormit se tournait sur le côté gauche. Mais la gauche marquait les limites du matelas et n'ayant rien pour la retenir, Avril tomba tout simplement sur le sol froid.
C'est alors qu'elle s'éveilla.

« Hmf.. »

La jeune fille se redressa vivement en constatant qu'elle n'était pas chez elle, dans son petit appartement mais plutôt dans une pièce exigu, austère qui ne lui disait rien du tout. Ah lala, où avait-elle atterrit, encore ? Ce n'était pas normal de se demander ainsi où elle était car à moins d'être une habituée des drogues dure elle aurait du s'en souvenir et Avril n'était pas une droguée. Un frisson la parcouru alors qu'elle commençait à se relever et c'est alors qu'elle constata qu'elle ne portait sur elle, rien de plus qu'une robe rouge. Mouais pas terrible par la température plutôt basse qui régnait dans la pièce et cette pièce, d'ailleurs, maintenant qu'elle l'a voyait Avril se disait qu'elle ressemblait de plus en plus à une cellule de prison. Elle avait été arrêtée ? Par qui ? Pour quoi ? Elle n'avait aucun souvenir d'un quelconque crime récent pourtant...
Alors, où était elle ?

Des voix.
Ils y avait des voix, elle n'étais pas toute seule alors, mais l'obscurité l'empêchait de distinguer plus que des ombres face à elle et elle-même avait la tête qui lui tournait ce qui ne rendait pas son analyse très fiable. Alors elle avança simplement dans la direction qui lui semblait la bonne et fini par percuter violemment quelqu'un, si violemment qu'elle tomba sur le sol une nouvelle fois. Qui était cette personne, elle n'en avait rien à faire et elle ne lui adressa pas le moindre mot d'excuse. Elle voulait juste savoir où elle était et pourquoi elle y était, le reste n'avait pas d'importance.
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Ira May
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Dim 29 Jan - 15:08
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Tout le monde se réveillait peu à peu, tous se mettaient en mouvements. Ils parlaient, demandaient de l'aide mais surtout posaient des questions récurrentes et stupides. Où ils étaient? Il suffisait pourtant de réfléchir pour se rendre qu'ils étaient tous dans le même panier et qu'aucun d'eux ne savaient où ils étaient.

Elle frémit à nouveau, repensant à cette aiguille dans son rêve.

Cela ne faisait pas très longtemps qu'Ira était réveillée et encore moins de temps que son esprit avait retrouvé un semblant de lucidité, cependant, il lui semblait parvenir à distinguer grossièrement les lieux, avec le peu de lumière qui filtrait et les sons que produisaient les autres. Les plus éloignés n'étaient qu'à quelques pas, donc la pièce où ils étaient était très petite. De plus, il semblait y avoir un lit. Et la porte contre laquelle elle s'était endolorie l'épaule était constituées de barreaux.

Ténèbres. Humidité. Lit unique. Exiguité.

Prison.

Ce fut la conclusion de la demoiselle. Ils étaient tous enfermés dans une cellule de prison. Elle n'eut pas le temps de s'effrayer plus longtemps sur ses chances d'évasion, que quelqu'un la percuta. Assez violemment pour l'envoyer taper dans un bruit mat la grille de métal qui leur bloquait la sortie.
Le souffle coupé par le choc comme son dos, Ira se laissa glisser à genoux sur le sol, grimaçant et toussant bruillamment. Un peu sonnée par cette brutale bousculade, elle mit un peu de temps avant de réaliser ce qui venait de se passer.

~ Tu veux ma mort ma parole... laissa tomber Ira en fixant l'ombre qui se trouvait au sol devant elle, sur son ton monocorde habituel.

Ne pas trahir la peur qu'elle venait d'avoir. Garder ses faiblesses profondément enfouies pour que personne ne puisse s'en servir contre elle. Dans un tel moment, elle devait redoubler l'épaisseur de ses remparts. Rester intouchable pour garder les idées claires.

L'obscurité devenait de plus en plus oppressante pourtant. Ne pas voir à qui l'on parlait. Ne pas voir où l'on se trouvait. La jeune fille réprima un frisson. Si seulement elle avait pu voir les autres. Le manque d'information était cruel.

Seulement, il lui fallait s'activer puisque les autres ne semblaient pas vouloir le faire. Elle se releva avec précaution et retourna près de la porte, la tâtant une nouvelle fois, jusqu'à retomber sur la poignée. Qui disait poignée, disait serrure. Elle y posa un doigt, le trou ressemblait à celui de vieilles serrures, avec de grosses clefs. Peut-être qu'avec des épingles à cheveux, ou une carte bancaire, comme dans les films, la serrure cèderait?

Qui ne tente rien, n'a rien.

Ni une, ni deux, sans s'enquérir de l'avis de ses compagnons d'infortune, elle fouilla sur elle à la recherche de tels objets. Elle découvrit ainsi qu'elle était vêtue de son chemisier blanc et d'un short en tissus noir, avec de petites chaînes, ainsi que sa paire de collant à trous et ses bottes à talons, blanches elles aussi. En revanche, elle n'avait ni écharpe, ni mitaines, ce qui ne lui ressemblait pas. Pas étonnant qu'elle soit frigorifiée. Elle lâcha un soupir à cette pensée. Heureusement, elle glissait toujours son porte-feuille dans ses bottes. Avec un sourire triomphant, elle le sortit de sa chaussure droite et l'ouvrit pour retrouver sa carte bleue. Bon. Comment faisaient-ils dans les films?

Après quelques minutes de réflexion, Ira passa sa carte dans l'entrebaillement entre la porte et son embrasure et fit descendre la carte vers la serrure. Elle bloqua rapidement contre le verrou. Et là commença une série de mouvements différents destinés à faire reculer le bout métallique dans la porte pour pouvoir l'ouvrir.
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Brooke
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Jeu 2 Fév - 11:05
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Tout le monde dans la petite pièce était donc réveillé à en juger par les deux personnes qui devaient s'être percutées. Mais rien de bien étonnant dans une telle pénombre.
De mon côté, malgré le peu de lumière et l'absence d'aide que j'avais formulé, je finit par réussir à dénouer la corde qui retenait la jeune fille. Non sans me faire encore un peu plus mal aux mains. Mais la demoiselle pouvait désormais s'éloigner de la grille et se frotter les poignets sans doute très endoloris. Au fond, j'étais soulagée pour elle. Une telle position, accolée contre la grille, avait du être très inconfortable.
Je laissais la corde tomber au sol. Pour le moment elle ne servait plus à rien et, au pire, vu l’exiguïté de la salle, il serait facile de la retrouver.
Les quatre personnes qui se trouvaient avec moi n'avaient pas vraiment l'air de vouloir faire connaissance. Mais je les comprenais parfaitement. Se retrouver dans un lieu inconnu, froid et sombre, avec des gens inconnus, froids et pour le moment indescriptibles, avait de quoi rebuter. J'en concluais également qu'elles ne se connaissaient pas non plus entre elles. Je n'étais pour le coup pas le seule à ne pas du tout savoir ni ce qu'on faisait ici, ni avec qui on se trouvait.
L'analyse de ce que j'avais entraperçu de la pièce m'avait amené à penser à une sorte de cellule. Mais encore une fois, je n'avais rien fait de répréhensible. Pour mon cas, il s'agissait donc d'une erreur. Et le plus logique dans la situation était...

Si on est enfermés dans cette pièce, c'est que quelqu'un nous y a mis, déclarais-je à qui voulais bien l'entendre autour de moi. Et à moins que ce soit l'un d'entre nous, ce qui paraîtrait assez absurde, il s'agit d'une personne extérieure. Donc...

J'étais toujours près de la grille et j'avais bien comprit, aux gestes des autres, que celle-ci était verrouillée. En toute bonne logique, et si c'était une prison, fermée depuis l'extérieur donc. Et il n'était de ce fait pas impossible que quelqu'un se trouve plus loin, hors du cachot.
Je jetais un coup d’œil entre les barreaux, essayant de distinguer quelque chose. Mais l'obscurité m'empêchait de voir quoi que ce soit au-delà d'une très courte distance. Il ne restait plus qu'une seule option pour savoir si nous étions seuls ici ou non.

Y'a quelqu'un ?, criais-je à travers la grille. On est enfermés ! S'il-vous-plaît, y'a quelqu'un ? Tout ça est un malentendu !

Mais seuls un pesant silence et les divers bruits provenant de mes camarades d'infortune me répondirent.
Nous étions donc totalement pris au piège. Les deux seuls accès étaient la haute fenêtre inaccessible et la grille close. Solutions envisageables au problème : continuer à crier à l'aide, mais peu de chance de succès a priori ; atteindre la fenêtre, ou défoncer la grille. Mais cette dernière avait l'air bien solide malgré la rouille sur certains de ses barreaux.
Je soupirais de désespoir en essayant d'envisager d'autres échappatoires, sans songer un seul instant qu'une quelconque clef pourrait se trouver dans la cellule tellement cela me semblait illogique et improbable...

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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Jeu 2 Fév - 15:59
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Toujours concentrer sur ce nœud, j’entendis des pas se dirigeant dans ma direction. Pour être sûre que ce n’était pas un rêve ou une illusion, ma tête pivota et j’aperçus une silhouette. Celle-ci adressa quelques mots mais j’étais trop occupée pour répondre à une telle question. Il faisait noir et on distinguait à peine les personnes autour de nous, comment pouvions-nous savoir où nous nous trouvions ? Ma tête se tourna et ignora simplement cette femme.

J’allais reprendre ma lutte contre cette corde lorsque je sentis des mains se poser près des miennes. Etonné, mon regard retomba sur cette même silhouette qui ne se préoccupait maintenant plus que cette corde oubliant presque tout le reste, allant même jusqu’à demande de l’aide.

Comme je pouvais m'y attendre personne ne répondit à son appelle. Tous préoccupés par leur personne se demandant où ils sont, ils devaient se poser mille et une questions. C'est un comportement tout à fait normal, moi-même j'avais agi de la sorte. Savoir où j'étais m'importe peu, savoir ce que je faisais ici je m'en moquais plus que tout, la seule chose qui me trotte dans les neurones était de savoir qui m'avait mise ici. Si je le chope, j'allais lui faire passer un sale moment.

Ma haine me lâcha brutalement, envoler et je repris mes esprits. La corde céda sous les efforts de celle qui m’avait détaché. J’étais maintenant libre de mes mouvements et je pouvais moi aussi circuler gaiement. Je l’aurais bien prise dans mes bras pour la remercier, mais je ne la connaissais pas et j’ignorais qu’elle allait être sa réaction. Je me contentai de faire un grand sourire -bien que je doute qu’elle puisse le voir- et de lui dire un merci de soulagement.

Je me frottai par la suite le poignet afin de l'irriguer à nouveau avec mon sang. Je sentis qu'il revenait peu à peu à la vie, je n'allais pas le perdre et j'en étais contente. La corde se trouvait à côté de moi et tout en me relevant afin de soulage une fois de plus mon postérieur qui était lui paralysé par le froid, je la pris dans la main. Je ne savais pas ce que j'allais en faire, mais j'allais la garder sur moi, sait-on jamais. Je passai la corde dans l'un des petits trous où normalement on passe une ceinture et fit un noeud.

Maintenant libre, j'allais faire une seconde inspection de la situation. Mon regard plongea dans le noir, mes oreilles scrutèrent n'importe quels petits bruits et mes neurones n'activèrent. Aussitôt mon inspection commençait, aussitôt la voilà finie, les paroles qui venaient tout juste de se loger dans le creux de mes oreilles me sortir de mes recherches et me fit lâcher un petit rire. Tout de même. Reprend toi Anaëlle. Le sens de déduction de cette femme me fit quand même rire, c'est aussi le fait qu'elle dise tout cela à voix haute. Rationnellement et presque sans réfléchir ma conclusion était la même et l'annoncer ne m'était même pas venu à l'esprit et je pense que c'est cela qui m'amusa. Cependant, la suite me fit avaler mon sourire.

« Reprend toi ! Si nous sommes ici ce n'est certainement pas un malentendu, il y a forcément une raison logique, ou pas, à tout ceci. De plus, vu l'écho de tes cris, on est seuls. »

On pourrait me nommer Sherlock, mais je laisse ce nom au plus grand et ne souhaite pas le salir. C'était un simple raisonnement. Après tout, on n'enferme pas quelqu'un par erreur. Tout le monde semblait ardemment vouloir sortir d'ici, mais moi elle me rassurait cette petite pièce.
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Brooke
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Mar 7 Fév - 16:17
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Je me sentais presque bête à la suite de la remarque relativement pertinente de la jeune fille que j'avais libérée et qui m'en avait remerciée. Mais elle avait bien raison sur ce point : l'écho de ma voix au-delà de la grille indiquait en effet que nous étions seuls dans cette cellule. Et que personne ne nous avait donc entendu. Du moins, si quelqu'un d'autre rôdait dans le coin il ne s'était pas manifesté. Et vu l'état du lieu, je comprenais cette inexistante personne.

D'ailleurs, je ne comptais pas m'attarder en ce lieu. Déjà parce qu'il y faisait sombre et que j'avais froid malgré mon jean et mon sweat-shirt, mais surtout car je n'avais rien à faire ici. malentendu ou non d'ailleurs.

Ressasser intérieurement la liste des possibilités qui s'offraient à nous ne servait à rien et ne faisait pas avancer le problème. Et n'ouvrait encore moins cette satanée grille de prison. Mais compagnons d'infortune avaient tous plus ou moins essayé de l'ouvrir d'ailleurs, cette porte à barreaux, mais sans succès. Et celle-ci restait définitivement close. La solution pour remédier à notre captivité devait donc se trouver autre part. Du moins c'est ce que j'espérais fortement, ne me voyant pas mourir en ce sinistre endroit.

Car oui, le peu de réponse que j'avais obtenu à mon appel me faisais déjà envisager le pire. Car survivre en groupe sans eau ni nourriture ne ferait qu'un temps. Et encore, il fallait là aussi songer à d'abominables choses pour rester un tant soi peu en vie. mais je chassais ces idées noires de ma tête, ne désespérant pas de m'en sortir.

La pièce était petite, nous l'avions tous remarqué, mais je m'éloignais tout de même du groupe massé près de l'unique sortie pour retourner vers le lit que j'avais entraperçu. En avançant, je tâtais le sol que je savais glacé, de mes tennis, en râpant les semelles contre la surface. je ne souhaitais pas fouiller de mes mains dans la poussière pour voir s'il y avait un quelconque petit objet qui aurait pu nous servir.

Une fois arrivée près du lit, je retournais le matelas et chercha sur le sommier.

Je ne savais pas exactement ce que je comptais, ou souhaitais, y trouver, mais je préférais ça plutôt que de rester inactive dans cette cellule humide...
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Nevroze
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Mer 8 Fév - 13:04
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Malheureusement pour Brooke, aucune clé ne se trouvait sous le matelas ; ni même dans le lit. C'était un simple lit de détenu, comme il y en avait dans chaque cellule. Cependant, peut-être Brooke, en s’époumonant à appeler à l'aide, agrippée aux barreaux, avait-elle vu juste en face de ses yeux une armoire vitrée ? Une armoire vitrée du genre bois ancien, défoncée, moisie, mais utile, ne serait-ce que pour ce qu'elle contenait.
Quelques clés. Trois, si on comptait bien, mais de là où Brooke était, il était difficile de voir quoi que ce soit très nettement, la vitre étant bien trop sale.

L'armoire n'est pas accessible en tendant le bras. Elle est bien trop loin. Peut-être faudra-t-il s'y prendre autrement, si on veut pouvoir prendre ce qu'elle contient.
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Ira May
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Mer 8 Fév - 19:17
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Ses doigts glacés jouaient habilement sur la serrure de la porte close. Sa carte bancaire cassée en deux, sur le sol à côté d'elle ne l'avait pas arrêté dans ses tentatives. Ce n'était tout de même pas une foutue porte qui allait lui résister. Quelques barreaux métalliques... Elle aurait bien tenté de passer à travers mais elle savait pertinemment qu'elle y resterait bloquée, à moins de pouvoir se rétrécir le crâne. Chose bien impossible. A moins de s'appeler Alice et de vivre dans un autre monde.

Qu'à cela ne tienne, si sa carte bleue ne fonctionnait pas, peut-être qu'elle aurait plus de chance avec des épingles à cheveux. Elle en avait alors retiré une de sa longue traîne enflammée, libérant quelques mèches d'une coiffure compliquée. Dans ses mains fines, l'épingle avait vite pris une toute autre forme, une clef. Elle l'essaya, comme elle le faisait enfant dans sa chambre. Sauf qu'en ce temps là, elle pouvait voir ce qu'elle faisait et savait où porter l'embout de métal fin dans l'engrenage de la serrure. Renouveler l'opération dans un noir quasi total était bien compliqué.

Et puis les autres qui piaillaient dans son dos. Certains venaient même s'appuyer contre la grille, la saisir pour hurler au néant en la faisant bouger. Ira ne broncha pas, ne dit rien et attendit que cela passe, mais n'en pensait pas moins. Pourtant, malgré elle, son esprit chercha à entendre une quelconque réponse. Elle ferma les yeux et écouta, comme les autres à la recherche du son qui annoncerait un miracle.
Seule la déclaration d'une de ses compagnes d'infortune lui répondit. Avec la conclusion qu'ils étaient seuls. Ira esquissa un sourire en rouvrant les yeux pour s'acharner sur la serrure. Être seule était devenue une seconde nature. Quelque chose de naturel qui ne la dérangeait plus depuis bien longtemps. Cependant, être seul chez soi, dans un environnement connu et seul parmi des inconnus, dans une prison dépourvue de lumière était totalement différent.

Cela ne marchait pas. Elle n'arrivait pas à trouver l'endroit qui ferait bouger le loquet. Sans lumière, c'était peine perdue. La jeune femme se releva alors et posa son front contre les barreaux froids. Comment les faire céder? se demandait-elle. Une scie à métaux. En trouver une ici aurait relevé du miracle. Du feu pour les faire fondre et les écarter. Un briquet? C'était déjà plus plausible d'en trouver un. Ensuite il aurait fallu faire sauter un pied du lit pour l'enflammer et le poser contre le métal. Ce n'était pas dit cependant que la chaleur soit assez élevée pour le faire rougir et le rendre déformable. Il y avait aussi toujours la possibilité de faire sortir la grille de ses gonds. Les idées, plus ou moins rationnelles fusaient dans l'esprit de la demoiselle à une vitesse abhérante.

Lorsqu'elle en choisit une, elle remarqua alors un nouvel élément: une armoire au loin. Une armoire?

~ Quelle conne, souffla-t-elle à sa propre adresse.

Il lui semblait apercevoir des clefs à l'intérieur. Problème: c'était trop loin pour les atteindre. Il aurait fallu un grappin. Avec quoi le fabriquer aussi? Hormis le lit, il n'y avait rien dans la cellule. Oh mais non! Il y avait des gens aussi! Et ces gens avaient peut-être des pantalons. Et autour de leur pantalon des ceintures. Et avec ces ceintures, mises bout à bout, peut-être qu'ils pourraient bazarder quelque chose d'assez long pour attraper ce qui se trouvait dans l'armoire.

~ Assemblez vos ceintures si vous en avez. Quelqu'un est doué au lancer?

Se disant, elle retira une nouvelle épingle de sa tignasse et la façonna à nouveau, pour en faire une sorte d'hameçon. Ce n'était pas très solide. Il faudrait en prendre soin. Mais c'était toujours mieux que rien.
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Brooke
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Jeu 9 Fév - 10:11
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J'avais moi aussi entraperçu l'armoire au-delà des barreaux lorsque j'avais lancé mon désespéré appel de détresse. Mais elle était bien trop loin pour que quiconque l'atteigne de ses mains. Cependant, la demande d'une des jeune filles qui se trouvait parmi nous n'était pas dénuée de sens et j'y avais moi-même songé, l'espace d'un court instant. Sauf que...

Je n'ai pas de ceinture, lui répondis-je simplement.

En effet, c'était le cas. Mon jean tenait seul, chose assez rare vu ma petite corpulence. Et si je n'avais pas avant proposé l'idée de la chaîne de ceintures, c'est aussi parce que, comme moi, mes compagnons de cellules n'en avaient pas forcément une, de ceinture. Ce que je fis remarquer à l'instigatrice de la demande.

Peut-être que les autres en ont, mais est-ce que se sera suffisamment long pour atteindre le meuble ?

Après tout, la jeune fille dont je ne connaissais même pas le nom pouvait bien essayer. Qui ne tentait rien, n'obtenait rien et, dans notre cas, mieux valait tenter tout et n'importe quoi. Restait toutefois une autre option.

M'éloignant de nouveau du lit en direction de la grille, j'avais en tête de récupérer la corde qui entravait précédemment une autre de mes compagnes. Mais là où il me semblait l'avoir laissée, il n'y avait plus rien.

Qui a prit la corde ?, demandais-je.Il faudrait essayer avec ça aussi. Si elle est assez longue, la lancer autour d'un des pieds de l'armoire pour entourer celui-ci et tenter de tirer le meuble vers nous.

Dans mon esprit, la fille qui avait demandé les ceintures voulait faire de même et je ne me doutais pas qu'elle comptait en réalité attraper directement les objets contenus à l'intérieur du meuble, sur l'étagère. Car, d'ailleurs, avec la pénombre, je distinguais tout juste l'armoire en question et il me semblait fort que celle-ci était vitrée. Et la vitre était si sale, que je voyais encore moins ce que l'étagère recelait. Si nos manœuvres réussissaient, ce serait un peu la surprise. Et j’espérais fortement que le meuble contienne la clef de notre prison.

Sinon il faudra d'abord briser la vitre, continuais-je en suivant le cheminement logique de ma pensée, et essayer de ramener ce qui pourrait tomber vers nous.

Ils ne nous restait donc plus qu'à se mettre au travail...
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Sam 11 Fév - 23:29
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Silencieuse.
Avril l'était toujours lorsque elle aussi vit l'armoire dans le couloir, au delà des barreaux. Les mains sur ceux-ci, fixant cette dernière comme si elle avait une chance de l'ouvrir pas la simple force de son esprit, elle soupira. Il était inutile d'espérer, elle était beaucoup trop loin et même en tendant sa main cela ne suffirait pas. Pourtant, les autres personnes présentes dans la cellule ne semblaient pas être de cet avis et ils réfléchissaient tour à tour à la meilleure manière de l'atteindre, sans se décourager malgré le fait que leurs idées étaient assez irréalisable voir stupide. Comme celle de la corde par exemple. Tirer une armoire en jouant au lasso avec une vieille corde ! Même sans cellule c'était quasiment impossible puisque cette corde miteuse n'était pas assez solide pour tirer une armoire.
Impossible.

La jeune fille posa son front contre les barreaux, soupirant une nouvelle fois. Elle n'aimait pas être enfermée de la sorte. Elle l'avait déjà été beaucoup trop souvent et même si elle avait réussit à s'échapper de toutes les cages ou on avait tenté de l'enfermer elle avait trop souvent perdu de plumes au passage pour aimer recommencer. Mais elle ne pouvait pas rester enfermer, n'est-ce pas ? Finalement, elle s'écarta des barreaux pour se diriger vers le lit ou elle dormait encore peu de temps auparavant. Celui-ci était fixé au mur par de grosses chaines en métal reliés à des anneaux enfoncé dans le mur. Il ne semblait pas vraiment possible de pouvoir les décrocher mais comme dit le dicton « qui ne tente rien, n'a rien. », alors Avril tenta.

En vain.

Malgré tous ses effort, les chaines ne cédèrent pas, elle ne bougèrent même pas d'un millimètre et ce n'était pas faute d'avoir forcé ! Le seul moyen pour les décrocher de là semblait être de gratter dans le mur... Gratter oui, mais avec quoi ? Il n'y avait rien ici, rien qui pouvait être utile, du moins elle le pensait. Mais elle se rendit bien vite compte de son erreur lorsque son regard émeraude survola un instant ses pieds. Ceux-ci étaient chaussés de ses escarpins préférés, les rouges dont le talon en métal faisait le malheur de ceux qui se risquaient à passer dessous. Elle soupira à nouveau en se frappant le front du plat de la main. Pourquoi n'y avait elle pas pensé plus tôt ?

Crecrecrecre.

La demoiselle était désormais pieds nus sur le sol froid de l'austère cellule, un escarpin dans chaque main, usant les talons contre le murs afin de creuser celui-ci. Néanmoins, elle se rendit trop vite compte que la tache risquait de prendre du temps, beaucoup de temps. Elle creusait, creusait et le murs solide ne faiblissait pas.

Crecrecrecrecre.

Son bras était devenu lourd alors qu'elle faisait râper le talon contre le mur depuis déjà une bonne dizaine de minute, sans vrai résultat. Alors elle s'en écarta, exaspérée de s'être fatiguée pour rien. Tandis que la colère s'emparait d'elle, elle se dirigea à nouveau des barreau, tenant ses escarpins fermement dans ses petites mains avant d'en lancer un avec violence en direction de l'armoire. Avant de lâcher l'autre et de hurler jusqu'à ce que l'air lui manque et que sa gorge la brule. Puis, elle posa à nouveau son front contre les barreaux froids et tenta de respirer de manière régulière pour faire partir ce sentiment étrange qu'elle ressentait. L'oppression.
Elle étouffait.
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Mar 14 Fév - 19:30
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Les gens autour de moi s'agitaient et j'ignorais pourquoi. J'avais les yeux fermé et seules mes oreilles ne l'étaient pas. Après ma brillante déduction, je m'étais assise sur le sol un peu moins froid. J'avais dû le réchauffer ne serait-ce qu'un peu et mes yeux de fatigue se laissèrent lentement fermés. J'écoutais cependant attentivement les moindres paroles et gestes de mes compagnons de cellule. Il était question de ceintures et savoir qui était doué pour le lancer. Avait-il trouvé quelque chose d'utile hors de cette cellule ? Je n'avais en ma possession que la corde que m'avait liée et même si par la suite j'entendis qu'on la cherchait il n'était pas question de l'abimer plus et dans l'état où elle se trouvait elle ne serait gère utile. C'est les yeux toujours fermés que j'ignorais simplement la mention de la corde. Leurs discutions, elle ne m'intéressait pas. Moi qui d'habitude suis toujours prête à aider, là, les circonstances étaient tout autre et je ne partageais pas leur envie de quitter cette pièce. De moins, c'est ce que je pensais.

L'atmosphère pesée dans la pièce et plus les minutes défilèrent plus le temps paraissait s'arrêter lentement. J'avais dû m'assoupir l'espace d'une ou deux minutes pas plus et j'ouvris les yeux instinctivement. Peut-être dans l'espoir de me réveiller dans mon lit. C'est là que je vis, ou plutôt sentie un drôle de vent. Quelque chose venait de traverser la pièce et s'échapper entre les barreaux, puis un bruit sourd retentit. A ma grande détresse, j'étais toujours dans cet endroit sombre et lugubre. Il était complètement inutile de songer à connaître les personnes avec qui j'étais, ça ne servirais à rien. Les choix n'étaient pas énormes, c'était soit pourrir dans cette pièce ou essayer de sortir d'ici quitte à y laisser sa carcasse. Bien. J'étais trop jeune pour partir sans même connaître l'amour et la vie. Je détachai la corde et me releva.

« Si tu souhaites toujours la corde, c'est moi qui l'ai. »
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Brooke
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Jeu 16 Fév - 9:57
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*Évidement que je veux la corde*, pensais-je en soupirant alors que l’écho des cris d'une de mes camarades d'infortune s'évanouissaient enfin.

Contrairement à ma première demande, celle-ci avait été satisfaite. Par la jeune fille que j'avais aidé qui plus est. Cette-dernière avait donc gardé la corde. Tant mieux, puisque l'objet pouvait potentiellement nous être utile. Mais pour quelles raisons plus précisément l'avait-elle gardé, la question demeurerait sans doute un mystère. Sans doute avait-elle envisagé la possibilité de l'utiliser elle aussi, plus tard, mais le fait était qu'à présent la fille voulait bien me la rendre. Bref, là n'était pas le plus important.

Je m'approchait de nouveau de la jeune fille, guidée par le son de sa voix. Elle était restée près des barreaux qui l'avaient pourtant entravés. C'était son choix. Près de la grille se trouvaient aussi les autres ''prisonniers'', presque regroupés comme un troupeau. Mais après tout, cela n'avait rien d'étonnant de vouloir rester au plus proche de la seule sortie.
Je sentis que la fille, qui était assise sur le sol froid, remuait vaguement ses bras au niveau de mes jambes. En effet, je me trouvais debout à ses côtés. Elle avait sûrement posé la corde près d'elle, par terre, et je me baissais pour la ramasser. Mes mains, que j'essayais pourtant de tenir à distance raisonnable de la crasse qui recouvrait la cellule, frôlèrent tout de même la poussière. Près de la grille, et après avoir également tâté ce qui me semblait être les chaussures de la jeune fille, je tombais enfin sur le lien rêche, filandreux et légèrement moisit que je commençais à bien connaître.

Merci, lui dis-je tout bas en me saisissant de l'objet.

Sans me relever, je passais mes bras à travers les barreaux, corde en main. L'armoire, obscure et mystérieuse, trônait impassible en face de moi. A mi-chemin, j'entrevoyais la paire de chaussure gisante qu'une des autres filles avait balancé il y a encore peu de temps. Peut-être les chaussures, dont je distinguais les talons, avaient-elles brisé la vitre du meuble, mais je n'en étais pas certaine. Toutefois, la chose restait possible vu que je n'avais pas prêté attention à tout les bruits autour de moi. Et d'autant plus possible que la fille avait crié, couvrant par la même de nombreux autres sons. Puis il faisait tellement sombre, dans et au-delà de la cellule, que les éventuels morceaux de verre n'étaient pas distinguables.

Revenant à mon entreprise, je me concentrais sur le pied droit de l'armoire, que je voyais vraiment très peu. D'un geste un peu hésitant -je n'avais jamais été très bonne au lancé- et au plus près du sol, je lançais une des extrémités de la corde, vers la droite, en direction du pied de bois, mais en lui donnant un mouvent pour que le lien parte vers la gauche. Mon but était que la corde passe sous l'armoire et entoure son pied avant de revenir vers moi. Ainsi en possession des deux extrémités de la corde -qui me paraissait suffisamment longue- qui entoureraient le pied du meuble, j’espérais pouvoir tirer ce-dernier vers la cellule.

La corde était lancée...
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Nevroze
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Jeu 16 Fév - 13:46
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La vitre était brisée, les clés étaient peut-être donc, maintenant, beaucoup plus approchables qu'avant, bien qu'encore maintenant par leur crochet. La corde, elle, cependant, ne pourrait rien faire contre cette armoire si on l'utilisait de la sorte. En effet, l'armoire était vieille et solidement bien accrochée à son espace qu'elle ne voulait pas quitter. Il était donc impossible de la bouger, c'était comme essayer de déraciner un vieux chêne qui ne voulait pas quitter sa forêt.

Comment faire tomber les clés, maintenant ?
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Ira May
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Jeu 16 Fév - 19:03
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Ira se laissa tomber sur l'arrière train. Jambes repliées, bras posés nonchalamment dessus, elle fixait l'armoire en triturant son crochet de métal. Apparemment transparente parmi ses compagnons d'infortune, elle conserva son calme légendaire et créa une bulle hermétique à la dérangeante présence de ces inconnus si près d'elle.

Bien qu'elle ait pu paraître inactive, elle réfléchissait. Le crochet de fortune tournait entre ses doigts à un rythme régulier qui donnait l'impulsion à ses pensées. Les idées s'enchaînaient, toutes plus farfelues les unes que les autres.

Elle fut coupée dans ses réflexions par un cri qui lui tira un sursaut. Fermant les yeux pour se convaincre qu'il n'était pas dans son intérêt de casser le nez de la demoiselle hystérique qui venait de hurler comme une forcenée, son sang bouillonnait néanmoins dans ses veines. Ira se leva donc et vint se planter devant la pimbêche qui venait de pousser un cri aussi désagréable qu'inutile. D'un geste brusque et sec, elle saisit un barreau de la grille, la faisant crisser, juste à côté du visage de la fille. L'autre main d'Ira vint se plaquer contre l'épaule de l'hystérique pour la plaquer contre la grille, sans douceur.

~ Hurle comme ça encore une fois et je t'offre un ravalement de façade.

Après quoi, la jeune femme laissa planer un silence électrique avant que son regard venimeux ne passe sur l'armoire à la vitre brisée. Idea! Retournant s'asseoir à sa place, elle posa son crochet à ses pieds, sans prêter attention à l'autre fille qui jouait au cowboy avec sa corde.

Blasée par toutes ses attitudes inutiles, Ira reprit sa méditation tranquillement. Bien, elle avait le crochet pour chopper les clefs. Mais elle n'avait rien où l'attacher pour l'envoyer. Génial. Une des filles faisait mumuse avec la corde, c'était donc mort pour s'en servir. Et il n'y avait rien d'autre dans la cellule, à priori. Dans un soupir silencieux, Ira arriva donc à la conclusion qu'il ne lui restait plus que ses vêtements pour tenter de faire une corde. A contre coeur, elle arracha une manche de son chemisier. Manche qu'elle déchira elle-même en plusieurs bandes, se servant de son crochet pour percer et couper le tissus. Elle attacha ensuite soigneusement chaque bande de tissus ensemble, vérifia que tout tenait bien et fixa ensuite son crochet au bout.

Ira se releva à nouveau, avec son grapin incongru qu'elle entreprit de tester immédiatement. Se collant à la grille sale, elle se tritura les méninges pour trouver une position qui lui permettrait de lancer son bazar avec le plus de précision possible. Au bout de quelques minutes, elle parvint à se positionner comme elle le voulait et fit un premier essai. La bonne nouvelle, c'était que son truc était assez long. La mauvaise, c'était qu'elle ne savait absolument pas viser avec un tel engin.

Avec patience cependant, au lieu de rester inactive, elle s'acharna, jetant et ramenant son matériel à elle plusieurs fois. Parfois, lorsqu'elle s'approchait du but et passait juste à côté des clefs d'aussi loin qu'elle put en juger, un léger grognement ou un soupir agacé s'échappait de ses lèvres, d'ordinaire closes. Elle continua ainsi, répétant les mêmes mouvements inlassablement en espérant attraper une clef avec son système.

Elle devait sauver l'honneur.
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Nevroze
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Jeu 16 Fév - 21:26
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Le temps devait sembler bien long à Ira quand elle lançait sa corde qui inlassablement retombait sans éclat de clé, au sol. Et elle recommençait, toujours avec autant de vigueur, avec ce même espoir à chaque fois de faire tomber l'une des trois clés, mais ... tomberait-elle sur la bonne, de toute manière, même si elle venait à aller au bout de son dessein ? Car des clés, il y en avait trois, pour trois locales, et donc de toute évidence, elle avait une chance sur trois de tomber sur la bonne.

Au bout d'un certain temps, assez long ou assez court, il dépendait de l'importance que l'on considérait au fait d'être enfermé dans une pièce sans pouvoir en sortir ni même bouger sans risquer de se cogner quelque part, la corde vint cogner dans une des clés. Celle-ci s'avança légèrement, pencha. Un autre coup la fit reculer, presque retourner à son point de départ, mais un autre coup vint la fouetter, et elle bascula assez, pour se balancer, une fois, deux fois, avant de tomber.

Elle cogna contre le rebord de la vitre fendue, se prit un bout de verre qui explosa sous le choc, et tomba dans un tintement aigu, le seul bruit presque qui recouvrait les lieux, une fois, deux fois, trois fois, quatre fois, jusqu'à se taire pour de bon.

A quelques centimètres du sol se tenait une des clés de l'armoire. Une clé en cuivre assez grosse, mais lourde. Il fallait maintenant trouver un moyen de la ramener vers soi, et tendre le bras était peine perdue puisque le placard était bien trop loin pour espérer l'atteindre autrement qu'en tirant sur son membre.

Et toujours personne, dans le couloir, ne vint les déranger, malgré les hurlements d'une, les menaces de l'autre, les bruits de verre, de corde lancée, des discussions. Étaient-ils réellement seules, ici ?
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Brooke
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Sam 18 Fév - 14:28
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Bien joué !, déclarais-je plutôt admirative à la lanceuse près de moi. Mais tu aurais pu demander la corde au lieu d'arracher tes vêtements.


Mon ton de voix était resté neutre car la pression de l'enfermement pesait toujours. Mais je trouvais bien dommage pour elle que la fille ait eu à sacrifier ses habits. D'autant plus vu la froid régnant dans notre prison. C'était son choix ; il était trop tard pour revenir dessus.

Légèrement déçue que mon entreprise ait échouée -le meuble, bien trop lourd, n'avait absolument pas bougé de sa position et je pensais même qu'il devait être retenu au sol ou au mur par des crochets-, je ramenais la corde vers la cellule.

C'est une clef apparemment, continuais-je pour la victorieuse, en plissant les yeux dans l'obscurité, sachant pourtant très bien que la fille au grappin pouvait tout autant que moi distinguer l'objet.

Il restait cependant à ramener la fameuse clef jusqu'à nous. Et à prier pour qu'elle nous libère ensuite de notre calvaire. Du moins de la cellule.

Forte de mon lien de chanvre effiloché, une idée me vint à l'esprit. Entre la grille et l'armoire gisaient toujours la paire d’escarpin à talons.

Renouvelant mon geste, je lançais de nouveau la corde au-delà des barreaux, en direction des chaussures cette fois. Moins lourdes et plus proches que le meuble de bois, je n'eus pas trop de mal à les faire glisser jusqu'à moi grâce à la corde. Bien que je dut m'y reprendre à deux fois fois. Me saisissant d'un des souliers, que je tordais légèrement par mégarde en le passant à travers la grille, j'entourais ensuite fermement la corde autour, déformant encore un peu plus la chaussure.


*Si je sors d'ici, je lui rachèterai une paire neuve*, pensais-je en achevant mon œuvre.

Mon projet avait tout aussi peu de chance de réussir que le premier ou même que celui de la lanceuse de grappin. Mais je n'avais rien à perdre que d'essayer. Ou juste un peu de temps, mais celui-ci s'écoulait sans moi de toute façon alors...


Sans attendre, repassant mes bras au travers des barreaux métalliques, je lançais la chaussure attachée au bout de la corde vers la clef, dans l'espoir que le talon s'accroche à l'anneau ou que la chaussure en entier tire l'objet.


*Au pire, je demanderai à la lanceuse d'essayer aussi...*
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Sam 18 Fév - 17:54
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~ Hurle comme ça encore une fois et je t'offre un ravalement de façade.

La force avec laquelle l'inconnue l'avait plaquée contre les barreau lui avait coupé le souffle et elle n'avait qu'à peine entendu la menace de la rousse tant la tête lui tournait. Autour d'elle, les murs semblaient se rapprocher. L'espace rétrécir et l'angoisse continuait de monter sournoisement en elle. À un moment donné, la jeune femme la lacha et elle sentit ses jambes céder sous son poids. Elle tomba durement, à genoux sur le sol.
Le souffle toujours aussi coupé.

Elle respirait pourtant, un peu plus vite que la normale mais elle respirait. Ramenant ses genoux contre sa poitrine elle y enfouit sa tête. Les murs se rapprochaient toujours, le sol tanguait et l'odeur de la cellule lui sembla soudainement irrespirable, l'air n'était pas pur, pas frais, elle était essoufflée, de plus en plus essoufflée alors qu'elle restait assise dans le coin entre le mur et les barreau. Une crise d'angoisse ? De panique ? Elle ne le savait pas et les murs se rapprochaient toujours tendis que son rythme cardiaque augmentait considérablement, lui donnant la nausée. C'était comme... C'était comme se noyer, mourir et ne rien faire pour pouvoir l'empêcher. Elle eut soudainement peur, très peur.
Allait-elle mourir ?

Elle vit la femme qui lui avait crié dessus lancer un objet pour faire tomber les clefs, dans l'armoire. Elle vit également la brunette attraper l'un de ses escarpins, le tordre et s'en servir pour ramener les clefs. Mais elle ne fit rien, elle ne bougea pas, tentant de reprendre son souffle alors qu'elle avait la sensation que l'air ne rentrait plus dans ses poumons. Devenait elle folle ?

Autour d'elle, personne ne semblait remarquer que la jeune fille aux cheveux rouges ne se sentait pas bien. Et comment l'auraient-ils pu ? On ne voyait pas son visage, cachée dans ses genoux, et il aurait fallut s'approcher d'elle pour entendre sa respiration bien trop rapide.

Avril tenta de se relever en s'aidant des barreaux car ses jambes ne voulaient plus la porter. Elle voulait s'enfuir d'ici, elle n'aimait pas être enfermée ainsi, comme un animal dans un zoo. Elle ne POUVAIT pas rester enfermée. Malgré ses effort pour se relever, la force semblait avoir quittée ses bras.
Faible.

Elle ferma les yeux, fort. Réprimant ainsi une larme qui menaçait de couler.
Elle devait sortir et tandis que cette vérité s'imposait à elle, un sorte d'image venue tout droit du passé vint frapper sa mémoire.

Il y avait des cris.
Il y avait des cris de l'autre coté de la porte, des hurlements.
Elle ne devait pas faire de bruit, pas bouger.
Ne pas avoir peur de l'obscurité.
Elle ne pouvait pas sortir de ce placard.
Même si elle avait peur.
Même si il était étroit.
Même si l'air était irrespirable.
Son père la tuerait.


Faites que les inconnues attrapent les clefs...
Ce placard lui faisait peur.
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Ira May
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
posté le : Dim 19 Fév - 22:22
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Son bras commençait à être lourd lorsque finalement, le petit crochet de métal accrocha une clef. Ira retient son souffle en la voyant se balancer plusieurs fois, n'osant pas bouger de peur d'avoir raté son coup. Lorsque la clef tomba au sol, le visage d'Ira se décrispa et elle retrouva une respiration normale.

Jackpot, pensa-t-elle.

Elle tira alors sur son système de tissus pour le ramener jusqu'à elle et recommencer à lancer son crochet sur la clef. Ce plan échoua pourtant rapidement: le tissus s'était pris dans les bouts de verre de l'armoire et déchiré, le crochet était resté sur place. Ira jura et tâta son épaisse tignasse rousse: il n'y avait plus l'ombre d'une pince métallique.

La jeune femme se rassit donc sur le sol, la tête posée sur ses genoux, le regard posé sur la clef encore trop loin pour qu'elle ne puisse l'atteindre en tendant le bras. Peut-être la jambe? Non, cela ne marcherait pas non plus.

Toujours enfermée dans sa bulle hermétique, elle ne fit pas attention aux paroles d'une jeune femme qui lui parlait. Elle l'entendait vaguement mais ne se doutait pas que c'était à elle qu'on adressait la parole. C'était tellement rare qu'elle en avait perdu l'habitude. Il fallait dire qu'hormis ses professeurs, elle n'écoutait personne et sur aucun sujet. Ce n'était pas maintenant que ça allait changer.

En revanche, elle remarqua par la suite son manège avec la corde et la chaussure et elle eut une idée. Si elle avait bien compris l'intention de la fille, elle voulait piquer le talon dans le rond de la clef, pour faire comme un crochet. Ira retira alors une de ses bottes et attacha son lien de tissus autour, rabattant les bords de la chaussure pour en faire une sorte de panier puis elle retourna contre la grille et lança à son tour sa chaussure. Si elle se coordinait bien avec l'autre fille, il y avait des chances pour qu'elles approchent assez la clef pour pouvoir ensuite l'attraper.
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Sujet: Re: Chapitre 2 : La prison du saint graal   
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Chapitre 2 : La prison du saint graal

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